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jeudi 13 novembre 2014

L A QUETE DU FEMININ SACRE


   
ESOTERISME D’UNE QUETE DE L’ABSOLU LE RETOUR A L’UNITE ORIGINELLE



La quête du Graal et le cycle Arthurien :
Le Graal est un symbole féminin, il est porté par une femme. L’épée de pouvoir, Excalibur, est le symbole de la puissance du féminin sacré entre les mains du roi, elle est donné par la dame du lac, celui qui peut la brandir devient roi, il ne règne que par le pouvoir du féminin sacré.

Lorsque la reine Guenièvre se retire, elle emporte l’épée, le pouvoir d’action, et le royaume se meurt, lorsque le roi Arthur se réveille enfin de sa torpeur, il va trouver Guenièvre qui lui rend Excalibur, il peut repartir au combat.

Lorsque le roi meurt sur le champ de bataille, l’épée est rendue à la Dame du Lac, sa véritable détentrice. Le pouvoir de l’homme, sa royauté même, provient du féminin sacré. La reine Guenièvre est, ainsi que l’ensemble des dames du Graal, une femme solaire, réminiscence médiévale de la femme celte que le christianisme n’a pu faire disparaître.

Les femmes du cycle sont des initiatrices solaires des héros en quête d’absolu ; Viviane, Morgane, la porteuse du Graal, sont la survivance des antiques prêtresses celtes, avec toute la magnificence solaire que l’Eglise refusa aux femmes.

En définitive, la Quête du Graal est celle de la Féminité sacrée :
Dans la geste Arthurienne, comme dans d’autres épopées médiévales européennes, les chevaliers et les héros en quête sont le plus souvent poussés à se mettre en route par une femme, guidés par des femmes sur leur chemin, mis à l’épreuve par une femme (parfois sous l’antique forme du Dragon) et le but à atteindre est parfois une princesse endormie, ou captive, ou encore un symbole féminin comme la coupe du Graal.

Ces figures de femmes statiques incarnant l’aspect féminin de la quête sacrée sont autant de rencontres du héros male solaire avec sa féminité cachée (qui, étant occultée, en est devenue lunaire) Ce sont des aspects variés, des reflets, de son Anima (selon Jung) ou de l’expression symbolique de sa Shakti intérieure (selon les tantras hindous).

Lorsque le héros délivre la jeune fille captive, il libère sa féminité secrète, qui épouse enfin sa conscience ; il retourne à l’unité de l’Etre, à la qualité androgyne originelle. Selon l’évangile de Thomas, Jésus dit que le royaume de Dieu ne peut s’ouvrir qu’à ceux qui ont unit en eux même le mâle et la femelle…

Le héros mâle solaire devient alors un homme accompli : un homme lunaire (Pierre Solié : la femme essentielle ; Paule Salomon : la femme solaire)

Symbolique du mariage alchimique entre les opposés :
La fusion du masculin et du féminin, dépouillement des vêtements suivi de la mort des partenaires, de l’élévation au ciel puis renaissance sous la forme d’un être double, androgyne. Doté de l’or alchimique, l’or spirituel.

Sophia hellénistique : la sagesse est femme.
Muses et inspiratrices des artistes et des créateurs : L’énergie créatrice de l’homme lui vient d’un principe féminin, incarné ou non. Sans la muse, l’homme est à cours d’inspiration. Son œuvre est en réalité celle du féminin sacré ; qu’il soit éveillé en lui-même, ou qu’il soit le reflet de la présence d’une femme solaire à ses côtés.

L’Amour courtois et les fidèles d’Amour :
Le retour du féminin sacré bafoué par l’Eglise est manifeste dans tout le courant de l’amour courtois où la femme est sublimée, solarisée, par le chevalier ou le troubadour. La sublimation de l’amour qu’il porte à sa dame l’élève vers son Etre et éveille son ardeur au combat. Ce mouvement de sacralisation de la Dame délivrait l’homme de sa virilité primaire et l’élevait spirituellement en réveillant sa propre féminité :

 « C’est par la femme que l’on atteint Dieu » écrivait le trouvère Uc de Saint Circ.
Dante appartenait au mouvement italien des fidèles d’Amour :

Amoureux de Béatrice, qui mourut très jeune sans lui avoir accordé un regard, il en fit l’Initiatrice spirituelle et le guide capable de le conduire jusqu’aux sphères paradisiaques : elle devint, sous sa plume, l’incarnation du féminin sacré, celle qui pouvait le conduire jusqu’à Dieu par l’amour qu’il lui portait.

Pour les fidèles d’Amour, la femme est l’initiée par excellence ; elle est celle qui connaît les portes des mondes cachés, elle détient les clefs du sacré, de la sagesse, de l’Amour absolu ; elle est l’énergie d’agir et de créer.


Extrait de A L’AUBE DE L’HUMANITE Par Jean Bernard Cabanes

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