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vendredi 10 novembre 2017

La fille, la mère et la vieille femme


Dans la plupart des sociétés, l'emploi du conte et de la fable, comme support d'une ligne de conduite et véhicule d'une compréhension claire des choses, est une très ancienne tradition. De nombreuses cultures tiennent leurs conteurs en haute estime parce qu'ils maîtrisent la puissance du mythe, c'est-à-dire qu'ils révèlent les vérités profondes à la conscience intuitive de l'auditeur tout en lui permettant de s'identifier aux rythmes et énergies de l'univers.

Jusqu'à une époque assez récente, et c'est encore le cas dans certaines régions du globe, seules les couches aisées de la société avaient accès à la lecture, à l'écriture et à l'enseignement. Au sein de nombreuses communautés marquées par la tradition orale, la connaissance, la sagesse et la culture se transmettent d'une tribu et d'une génération à l'autre sous la forme de récits leur apprenant l'organisation de l'univers, le caractère des énergies qui le parcourent, les dieux et divinités influençant l'existence de leurs membres, les rythmes de la terre et la place qu'y tient l'humanité. Les conteurs s'expriment par des images et des symboles pénétrant l'esprit de l'auditeur et demeurant dans son subconscient tout en s'intégrant à sa connaissance du quotidien.


Dans ces récits, le procédé fréquemment utilisé présente un archétype, c'est-à-dire des représentations universelles reflétant certaines vérités auxquelles réagissent les gens sur le plan intérieur. Même de nos jours, les médias spécialisés dans le conte les emploient dans les films, les livres et les pièces de théâtre pour adultes ou enfants. Ainsi, les films d'épouvante présentent-ils une femme liée à la mort par son activité sexuelle ou sous les traits d'une horrible sorcière ; les films d'aventures dépeignent la faible vierge qu'il faut secourir et qui tombe invariablement amoureuse de son sauveur ; quant au pilier de la vie familiale, il est représenté par la « bonne mère ». L'archétype va d'ailleurs souvent au-delà du rôle  qu'on lui donne à l'écran pour se prolonger dans le mythe habilement bâti autour de l'actrice, considérée comme « déesse de l'écran » ou « symbole sexuel ».

Dans les sociétés antiques, l'archétype était considéré comme un artifice pédagogique. Par identification à l'image, l'auditeur était soumis à un processus d'éveil intérieur, conscient ou subconscient, par lequel il pouvait stimuler et exprimer ses énergies.

L'un d'eux, le plus fréquemment apparu dans beaucoup de cultures, représente la puissance universelle personnifiée par la « Grande Divinité » dont l'image se subdivise en trois entités féminines distinctes marquant chacune une période du cycle vital de la femme :  la Fille - considérée en tant que femme non mariée -, la Mère et la Vieille Femme ou femme âgée.

La Fille correspond à la période de montée de l'énergie et du dynamisme, reflétée dans la lumière croissante de la lune ascendante et associée au blanc. La Mère Accomplie incarne la femme nourricière et féconde, homologue terrestre de la lumière radieuse émise par la pleine lune et associée au rouge. La Vieille Femme est dépeinte comme la gardienne de la sagesse, l'antichambre de la mort et la voie vers les puissances du monde intérieur, reflet de l'obscurité croissante de la lune descendante qui mène à la nouvelle lune, invisible et associée au bleu et au noir.

Le terme « Vieille Femme » était employé pour désigner la femme ménopausée. On pensait généralement, qu'à partir de ce moment, elle absorbait chaque mois son sang menstruel, la rendant ainsi accessible à la créativité, à la magie et à la connaissance. Beaucoup de sociétés la considéraient comme une « femme éclairée » ou une « enchanteresse » dont la faculté de prophétie et de communication avec les esprits était éminemment respectée. L'image moderne de la vieille femme a perdu son pouvoir : elles sont traitées avec un respect parcimonieux et presque considérées comme des parasites au regard des exigences actuelles.

La description du cycle biologique féminin est cependant incomplète si l'on omet une quatrième période, celle de la face invisible de la divinité dont la description est séparée du trio lumineux. Or, elle correspond à la Mère des Ténèbres ou à la mère redoutable, dépeinte comme la mort et l'âme du divin auquel tout retourne afin de renaître.

Dans la vie d'une femme, cette phase représente la libération de l'âme au moment de la mort.

On segmente ainsi votre vie pour la représenter sous différents aspects et archétypes appartenant au domaine du divin. Le cycle lunaire trouve également sa reconnaissance comme expression du féminin divin dans la terre et la femme. Dans la mythologie et le folklore, de nombreux personnages représentent la femme post-pubère sous différents aspects. La jeune et belle Vierge, c'est-à-dire la jeune femme non mariée, incarne la phase pré-ovulatoire, la lune en son croissant ascendant, les énergies vives du printemps, ainsi que celles du renouveau et de l'inspiration. La bonne Mère, ou la Reine, est la gardienne des énergies présidant à la fécondité, à la subsistance et à l'autorité ; elle représente la pleine lune ainsi que la plénitude énergétique de l'été. L'Enchanteresse personnifie la phase automnale caractérisant le déclin progressif des énergies et l'obscurité grandissante de la lune décroissante. Cette femme détient une puissance sexuelle considérable, un pouvoir magique, ainsi que la faculté d'ensorceler et de défier les hommes ; belle ou laide, les contes lui donne le pouvoir d'intégrer son corps et sa sexualité à sa magie ensorceleuse.

L'Enchanteresse incarne le retrait énergétique et la destruction, aussi est-elle considérée comme l'initiatrice du processus de mort nécessaire à toute renaissance. Enfin, l'horrible Vieille Sorcière, ou vieille femme laide représente la phase menstruelle du déclin énergétique et la beauté perdue de la terre en hiver. Elle incarne la nouvelle lune, porteuse des énergies de mutation, de gestation et d'obscurité intérieure.

Ces quatre images : Vierge, Mère, Enchanteresse et Vieille Sorcière, peuplent le folklore et le légendaire, trait d'union non seulement entre le cycle des saisons et celui de la lune, mais entre eux et le cycle féminin. Hélas, la perspective moderne qui s'attache à interpréter les mystères de la femme passe presque toujours sous silence la signification profonde du cycle menstruel en tant que vécu. Or initialement, les mythologies exprimaient non seulement les rythmes apparents et les énergies de la vie, mais aussi ceux, internes et invisibles, de la période entre puberté et ménopause. Ils étaient liés de manière si complexe à la compréhension profonde, presque innée, qu'ont les femmes des rythmes de la lune, de la terre et de la divinité présidant à la vie, que l'omission moderne - due en majeure partie à des tabous d'ordre culturel - aurait été inconcevable autrefois. En tant qu'archétypes, la Vierge, la Mère, l'Enchanteresse et la Vieille Sorcière proposaient une compréhension de l'authentique essence féminine et soulignaient la nécessité d'en prendre conscience.

Les fables liées aux anciennes religions, ainsi qu'aux soi-disant « contes pour enfants », dévoilent cette connaissance du caractère féminin et renferment un symbolisme et une sagesse antiques venus des sociétés de tradition orale.

Extrait du livre : "La Femme Lunaire" de Miranda Gray

samedi 4 novembre 2017

La Femme complète – ou la grâce d’être ménopausée

...
Le rôle des lunes

Dans la vie de chaque femme, les Lunes jouent un rôle important, bien souvent plus important que ce dont on a conscience. Notre vie entière de femme est rythmée par cette danse de nos hormones changeantes qui mènent la ronde… Et nous mènent bien souvent par le bout du nez aussi.

Quelle femme n’a pas attendu désespérément ses règles ? Ou les a maudites ? Tampon, serviette jetable ou lavable, cup ou flux libre… Autant de possibles, autant de transmissions et des prises de conscience.



La relation de chaque femme à ses lunes est spéciale et spécifique.


Dans le sang de chaque femme réside son pouvoir magique.


Dans la nuit des temps, le sang des lunes servait aux sacrifices des prêtresses au service de la Grande Mère. Aujourd'hui, nous nourrissons nos plantes ou bien nous dessinons avec notre sang. Dans les anciens temps, la propriété fertilisante du sang menstruel était bien connue, et utilisée. Les recherches modernes ont démontré la richesse du sang menstruel en cellules souches et en éléments nutritifs.
Ce sang témoigne de notre vérité profonde : être source de vie.



Une femme est capable de donner la vie, de la faire grandir en elle, puis de la mettre au monde ; d’amener une âme de l’autre monde à ce monde ici-bas. Tel est le pouvoir des femmes. Et peu importe si nous usons de ce pouvoir ou pas, il réside en nous. Une femme est connectée à la source de toute vie. Et que ce passe-t-il quand nous perdons ce pouvoir de fertilité, quand nos lunes deviennent irrégulières, puis cessent ?


Il s’agit d’une phase de transition profonde, qui touche chacune de nous.




La ménopause dans notre culture
Dans notre société occidentale, perdre sa fertilité équivaut à perdre sa valeur de femme.

Au sein d'un environnement où l’attractivité d’une femme repose sur sa capacité à séduire les hommes, puis à enfanter, une femme ménopausée n’a plus aucun intérêt. Elle devient une « vieille peau », avec tous les symptômes qui peuvent accompagner cette phase : l’irritabilité (et il y a de quoi !), la perte de désir, les bouffées de chaleur, la sècheresse vaginale, les prises de poids importantes, l’ostéoporose, etc. Chez nous, en occident, cette période de disparition de notre fertilité est vécue comme un processus de deuil de notre valeur de femme. Et tous ces symptômes témoignent de cette perte de valeur. C’est comme un point de non-retour : ce qui n’a pas été vécu jusqu’à présent, il ne sera plus jamais possible de le vivre.


Le Renouvellement

Ailleurs, dans d'autres cultures, cette période n’a pas du tout la même signification. Au Japon, par exemple, elle est vécue comme un processus de transformation. Ménopause, en japonais, s’appelle « Konenki ». « Kon » signifie « renouvellement » ou « régénération », « nen » signifie « année » ou « années », et « ki » « saison » ou « énergie ». Ce qui pourrait se traduire comme « les années de la saison du renouvellement » ou « les années de l’énergie de régénération » ! Il n’est donc pas étonnant que les japonaises se plaignent très peu de symptômes de ménopause...



Les Pouvoirs shamaniques

Au sein des cultures indigènes, aux quatre coins de la planète, des Maori de Nouvelle Zélande jusqu’aux indiens iroquois, les femmes ménopausées changent de statut. De simples membres de la société, elles deviennent des guides de la communauté, des « Anciennes ».


Dans la plupart des cultures shamaniques traditionnelles, par exemple les Maya ou les Indiens Cree, une femme doit avoir traversé la frontière invisible de la ménopause pour avoir accès à ses dons de guérisseuse et de guide spirituel. Le sang menstruel a le pouvoir de créer la vie au sein de l’utérus. Si la femme atteint donc l’âge de retenir son sang créateur de vie, de le garder en elle, elle traverse ce seuil invisible et atteint le statut de « femme sage » ayant accès à sa magie intérieure. Prêtresse ou guérisseuse, elle devient un guide spirituel pour sa communauté.


D’un point de vue ethnologique, les Anciennes ont acquis ce statut car, le fait qu’à un certain âge les femmes cessent d’accoucher elles-mêmes et s’occupent des enfants de leurs enfants augmente les chances de survie de ceux-ci. Placer les grand-mères au centre de la communauté est donc un gage d'efficacité et de prospérité.


La femme complète selon Miranda Gray


Alors que la vie d’une femme menstruée est cyclique - de mois en mois, d’année en année - celle d'une femme ménopausée n’est plus soumise à ce cycle. Durant la période de fertilité, nous traversons successivement, pendant chaque cycle, les énergies des quatre archétypes. Notre cycle s’ouvre, au cours de la phase pré-ovulatoire, sur l’énergie dynamique et entreprenante de « la Jeune fille », sure de ses projets. Puis, pendant l’ovulation, nous entrons dans les énergies soutenantes et altruistes de « la Mère », au service de la vie et de la communauté. Si l’ovule n’a pas été fécondée, l’énergie se tourne vers intérieur, et nous devenons des « Enchanteresses » dotées d'une créativité sauvage, et sachant exactement ce que nous ne voulons pas. Enfin, pendant nos lunes, nous entrons dans l’archétype de « la Sorcière », en lien avec nous-mêmes, au contact de notre vérité profonde.

Être une femme complète veut dire sortir de cette ronde dictée par les hormones en intégrant en nous toutes ces énergies et leurs qualités spécifiques.

La pré-ménopause et la ménopause sont souvent vécues comme des périodes difficiles. Elles sont accompagnées d’irritabilité voire de dépression, et de nombre de symptômes invalidants qui témoignent, du point de vue du décodage biologique, de la perte de notre valeur de femme. La disparition de la libido et la sécheresse vaginale renvoient au fait que nous ne nous sentons plus désirables puisque nous ne sommes plus fertiles. Les bouffées de chaleur brûlent l’énergie des ovaires dont nous ne savons plus quoi faire. L’ostéoporose attaque à travers notre structure notre valeur intrinsèque. L’anxiété et la dépression surgissent lorsque, perdant le contact avec nous-mêmes, nous refusons de ressentir notre vérité profonde.

La pré-ménopause est associée tout particulièrement à la phase de « l’Enchanteresse », et nous permet de profondément expérimenter cet archétype. C’est le moment de ressentir ce que nous ne voulons plus, ce que nous souhaitons changer. C’est l'opportunité de nous permettre d’exprimer notre créativité sauvage, celle qui n’a pas peur de sortir des conventions. C’est le temps d’apprendre à chevaucher nos émotions, à les mettre à notre service et au service de nos relations, au lieu de nous laisser dominer par elles. C’est le moment d’expérimenter notre magie sexuelle, d’attirer, de séduire, de nous affirmer, de créer à partir de notre désir profond.

La ménopause est une transition qui, lorsque nous sortons de la ronde cyclique, nous appelle à faire un bilan.

Quel a été mon vécu ? Comment je me suis permise d’expérimenter les quatre archétypes du cycle ? Me suis-je autorisée à suivre mes projets, à me mettre au centre de ma vie, telle une « Jeune Fille » ? A quoi ai-je donné vie ? Qu’est-ce que j’ai mis au monde, telle une « Mère » ? Qu’ai-je fait de ma créativité et de mon désir ? Comment ai-je utilisé ma magie sexuelle, celle de « l’Enchanteresse » ? Etais-je en lien avec ma vérité profonde, telle une « Sorcière » ? Me suis-je permis de l’exprimer ?

Se poser toutes ces questions peut être douloureux. Pourtant, être vraie avec soi-même est le seul vrai moyen de s’épanouir.
Suite à ce bilan, d’autres questions s’imposent.


Qu’ai-je encore envie de vivre ? Qu’est-ce que je voudrais encore mettre au monde ? 

La bénédiction de la femme complète réside dans le fait que, libérée de la cyclicité, toutes les énergies des archétypes lui sont disponibles et accessibles, selon son souhait, ou selon ce qui a encore besoin d’être intégré. Ainsi une femme ménopausée peut rester plusieurs mois, ou même des années, dans un des archétypes, ou à l'inverse utiliser les quatre pendant la même journée. C’est d’une immense liberté !...




La transmission et la place dans notre lignée

Avec cette intégration se pose la question de la transmission.
Qui suis-je ? Qu’est-ce qu’ai j’ai expérimenté ? Et qu’est-ce que je voudrais transmettre aux générations suivantes ? Embrasser le rôle de « L’Ancienne », celle qui a vécu, qui a mis au monde, qui a aimé et qui a haï, qui a échoué et qui a réussi, et qui a mis du sens sur sa vie, procure une immense satisfaction. Mettre son expérience intégrée au service des générations suivantes, qu’elles soient de notre chair ou pas, nous permet de nous rapprocher de notre sens profond, loin des clichés et des stéréotypes.



Dans nos ovaires, se trouvent environ 450.000 cellules souches. Au cours de la période de fertilité, environ 500 ovules parviennent à maturité, dont quelques-uns donnent, peut-être, un autre être humain. Or, tout le potentiel des autres est encore là, énergétiquement et biologiquement, en attente d’être utilisé.


Quelle grâce !...



Devenir une femme complète …
Quel challenge, et quelle bénédiction !
Par Christina Zelzner

Prochain stage www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com/Les-3-Saisons-de-Venus

Christina Zelzner est Psychobiothérapeute.

Au cours de son chemin de vie, elle a rencontré le Féminin Sacré qui lui sert de fil conducteur. Elle accompagne hommes et femmes sur leur voie d’épanouissement sexuel et personnel. Ayant à l'origine une formation en psychologie et en décodage biologique, elle a ensuite élargie ses connaissances à l’art-thérapie puis aux constellations familiales. Son orientation progressive vers la sexualité s'est réalisée au travers de la Sexual Grounding Thérapie, du Tantra, du Tao et du chamanisme. 


Elle complète actuellement ce riche parcours par une formation en Somatic Experiencing spécifique au traitement des traumatismes.

Un site
www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com

jeudi 26 octobre 2017

Femme – Homme : Energies


Un couple représente l’aspect matière (les chakras 1 et 2), un couple représente le Ciel / le Divin (Chakras 5 et 6) et celui qui est coincé entre les deux est celui de l’homme (chakras 3 et 4 - Le mental-ego et le coeur-émotion). Nous sommes donc un mental et des émotions coincés entre un corps de matière et une force d’esprit…



La première lecture de ce dessin nous dit qu’une femme va chercher en l’homme et en priorité la force, la justice et la sagesse. Dit autrement, elle réclame la protection, la sécurité de l’approvisionnement, d’être considérée équitablement et qu’on la guide un peu, surtout par rapport à ses excès de pureté, de beauté et de grâce (avoir accès une bonne table, faire les magasins de mode et les soins esthétiques car monsieur possède l’argent - rappelez-vous le chakra 1).

Par contre pour monsieur, lui, il va chercher la femme pure (donc vierge si possible et qui fabriquera de la bonne descendance), belle (cela fait toujours mieux quand elle vous tient le bras en ville) et gracieuse (parce que c’est toujours mieux de l’être que pas du tout). Pour cela il sera prêt à payer, à jouer d’autorité, voire à essayer d’être un modèle à copier.

Le côté moins sympathique, s’il a du mal à s’équilibrer, c’est qu’il se servira de sa force pour cogner, tuer, détruire la vie. Il cherchera le pouvoir pour combler son ego et parlera de toutes ses forces pour imposer sa sagesse, excusez-moi je voulais dire ses lois !

Donc mesdames, vous savez quoi faire maintenant. Câlinez-le, dites-lui qu’il est intelligent et que ses raisonnements vous émerveillent et vous arriverez à dompter l’homme des cavernes qui se cache en lui.

Pour vous messieurs, dites-lui quel est belle, que vous appréciez son harmonie, ses goûts et ses tenues vestimentaires et que les petits plats qu’elle vous prépare sont vos mets préférés. Avec tout cela, une grosse partie des problèmes de couple vont être réglés.

Néanmoins, vous pouvez vous appliquer ces règles à vous-même. Où en êtes-vous avec les énergies complémentaires ? Allez monsieur, un petit effort du côté de la pureté (sans pour cela être une cocotte), quelques fringues en accord avec les tenues de la dame, et travaillez votre démarche pour exprimer le félin qui se cache en vous.
Néanmoins, vous pouvez vous appliquer ces règles à vous-même. Où en êtes-vous avec les énergies complémentaires ? Allez monsieur, un petit effort du côté de la pureté (sans pour cela être une cocotte), quelques fringues en accord avec les tenues de la dame, et travaillez votre démarche pour exprimer le félin qui se cache en vous.

Pour madame, c’est aussi développer une autonomie financière, ne pas encaisser naïvement tout et n’importe quoi par "amour "et ne pas vous en laissez raconter par les beaux parleurs. Vous aussi, vous pouvez dire des choses intelligentes car les mecs n’ont pas le monopole de la sagesse ! Allez leur parler de l’intelligence du coeur et vous verrez qu’ils n’en connaissent pas grand-chose. Il faut dire, à leur décharge, que le système ne les encourage pas dans cette voie… mais sur l’oreiller tout est possible !

Bien alors, vous y voyez mieux dans les 7 plans d’harmonisation ? Si oui c’est super si non, on va s’y prendre autrement. Prenez les mots adjacents à l’une des qualités et exprimez-les par une phrase.

Prenons des exemples :
La pureté c’est la force en action dans la matière. La justice c’est la pureté en action dans le mental. La beauté c’est la justice en action dans la matière. La sagesse c’est la beauté en action dans le mental. La grâce c’est la sagesse en action dans la matière et la force c’est la grâce en action dans le mental.

Vous pouvez aussi faire dans le style : la pureté c’est la justice en mouvement dans la matière. La beauté c’est la sagesse en mouvement dans la matière. La grâce c’est le mouvement de la force dans la matière. Etc.

Ou encore : la grâce c’est une force de sagesse alors que la pureté est une force de justice. La sagesse c’est la beauté exprimée de la grâce alors que la justice c’est la beauté d’une pensée pure.

Vous voyez qu’à partir d’un simple dessin, il est possible de faire comprendre, et surtout de comprendre, que nous sommes tous capables de nous harmoniser en comprenant les 6 mots-clés de notre mécanique énergétique si parfaite.

Vous me direz qu’il est toujours facile de parler des 7 plans d’harmonisation où l’on parle de dualité, de polarité, de monde duel et de prendre comme exemple l’homme et la femme.


Or quel est le plus gros problème entre ces deux polarités incarnées sinon d’arriver à être en phase, en cohérence afin d’arriver à cette fusion si souvent illusoire mais fortement recherchée par les deux partenaires.

Je tiens donc déjà à faire une précision de taille. Le sexe de l’individu n’a rien à voir avec la fusion que peuvent avoir ces 2 personnes. Car elle ne concerne que le cas de la reproduction biologique d’un corps humain.

Deux personnes de même sexe arriveront plus souvent à fusionner que des hétéros pour la simple et bonne raison qu’elles n’auront aucune accointance avec la reproduction. De plus la fusion n’appelle pas forcément à des relations sexuelles.

Des personnes d’âges très variés et de culture différente peuvent connaître l’état fusionnel juste en se prenant la main. Ceci s’explique simplement grâce à la bonne compréhension de la théorie de la réincarnation.

Il y a plus d’un siècle, cette théorie était totalement rejetée par les Occidentaux totalement martyrisés par des siècles / millénaires d’obscurantisme religieux. C’est pourquoi je parle de théorie car, pour beaucoup, cela le reste encore. Une machine biologique entraînant une autre machine biologique permet de casser du caillou beaucoup plus facilement que quand vous êtes tout seul. Croire qu’en étant là-haut sur la montagne, tout seul, vous y arriverez plus vite est une illusion où nombre de moine et de nonne se sont cassés non seulement les dents mais y ont laissé leur vie pour rien.

Par contre, une nonne avec un moine, cela a plus de chance de plaire aux dieux ! L’énergie masculine et l’énergie féminine se doivent d’échanger afin de recréer l’unité originelle. L’acte sexuel n’est pas forcément de mise mais cela aide bien à l’affaire quand même !

En effet, quelle est l’énergie la plus puissante sur le plan terrestre ? C’est l’énergie sexuelle car sans elle, personne ne serait là ! Toute forme de vie, quelle qu’elle soit, a besoin de se reproduire sous peine de mourir mais surtout de vivre pour rien !

Malgré nos corps malades, il est possible de connaître le grand Amour car heureusement l’état d’unité (que l’on rattache à la fusion) ne dépend pas uniquement du corps physique. Néanmoins, comme le corps physique / biologique est notre principal support d’incarnation, il est préférable qu’il y ait le moins possible de dysfonctionnements. N’oublions pas que nous sommes incarnés sur les 7 plans simultanément. Il y a donc forcément une corrélation physique entre les propriétés héritées et l’état de santé desdits organes en question.

Sortir du monde duel afin de retrouver sa caractéristique originelle demande quelques efforts, beaucoup d’attention et surtout une intention sans faille.

Laurent DUREAU – extrait des Articles du blog 4D5D.fr
 PARTIE I - NOTRE CIRCUIT ÉNERGÉTIQUE REVISITÉ


vendredi 20 octobre 2017

Masculin-Féminin : Quelques grandes confusions à éclaircir


Les adjectifs « féminin» et «masculin» sont associés aux mots de «femme» et d'«homme» dans le langage courant. Mais ce n'est qu'un cas particulier : si nous ne le précisons pas dans le texte, les mots de « féminin» et « masculin » s'attacheront ci-après aux énergies « YIN» et «YANG».

Les mots «mâle» et « femelle » se rapportent d'abord au monde animal, végétal et même à la matière (exemple, «prise électrique mâle, femelle »), mais peuvent aussi concerner l'humain dans ses composantes animales. Enfin les mots de «femme» et d’«homme» sont sans équivoque. Le mot homme concerne l'être humain donc «homme» aussi bien que «femme».

Une grande difficulté pour parler du féminin et du masculin est de considérer notre EGO («moi, je») de femme ou d'homme. Nos peurs de l'autre sexe nous entraînent souvent à nous retrancher en deux camps bien distincts : celui des femmes et celui des hommes, le plus souvent dans l'affrontement, avec des comportements de mépris, de guéguerre, ou même parfois de haine.

L'ego se construit dans l'enfance et permet cette nécessaire reconnaissance du «moi, je » — il est alors un moteur. Mais il doit être dépassé et permettre la reconnaissance des autres sinon il devient un piège. Car lorsque l'individu se comporte comme s'il devait toujours tout ramener à lui-même, il y a là une grande source de conflits. Regarder notre féminin et notre masculin   d'hommes et de femmes avec un maximum de bien-être, nous conduit à en faire une lecture en énergie et non avec nos ego. L'ego est une particularité de l'humain et n'existe pas chez les animaux, les végétaux ou les minéraux.


Des millénaires d'acupuncture chinoise nous ont enseigné deux formes d'énergie : une féminine «Yin » et une masculine «Yang».




Elle correspond dans notre corps au système parasympathique, lequel s'exprime par la vagotonie, c'est-à-dire une hypersensibilité qui peut aller jusqu'à la syncope (c'est ce qu'on appelle le « malaise vagal »).

Le Feng Shui, pour la société de Feng Shui londonienne, est la pratique qui consiste à analyser, et à influencer l'interaction entre les personnes, les bâtiments et l'environnement, afin de promouvoir une meilleure qualité de vie. Pour elle :

– les aliments Yin sont, par ordre décroissant : le sucre, les crèmes glacées, les liquides sucrés et les fruits ;
– les activités physiques Yin : la méditation, le yoga, le tai chi, le stretching ;
– les loisirs Yin : le sommeil, le repos, les bains de soleil, les massages ;
– les violons d'Ingres Yin : la télévision, la lecture, l'écoute musicale, la conversation ;
– les qualités physiques Yin : la faiblesse, l'apathie, la fatigabilité, la lenteur ;
– les qualités mentales Yin : la lenteur, l'imagination, la largeur de vue, la souplesse d'esprit ;
– les émotions Yin : le côté dépressif, la vulnérabilité, l’émotivité, la sensibilité ;
– le physique Yin : mince, grand, avoir les grands doigts et les orteils longs, les lèvres épaisses.

Les exemples peuvent être pris à l'infini.


Avant de passer en revue les positions équilibrées entre Yin et Yang, allons voir ce qu'il en est de l'énergie Yang.





L'énergie YANG est gérée par le système orthosympathique, utilisé pour se défendre :
– les aliments Yang sont par ordre décroissant : le sel, la viande, les oeufs, le poisson ;
– les activités physiques Yang sont : la boxe, le karaté, le football, le tennis ;
– les loisirs Yang sont : le ski, le surf, l'équitation, la voile ;
– les violons d'Ingres Yang sont : la spéculation financière, les études, les échecs, l'informatique ;
– les qualités physiques Yang: la raideur, la force, la rapidité ;
– les qualités mentales Yang: la rapidité d'esprit, le sens du détail, la précision, la logique ;
– les émotions Yang: la colère, l'insatisfaction, l'irritabilité, la pugnacité ;
– le physique Yang: trapu, petit, doigts et orteils courts.

Entre ces différentes caractéristiques YIN et YANG, il y a de nombreux intermédiaires combinant leurs qualités : pour le mental, nous citerons, l'ordre, la créativité et la souplesse d'esprit.

Il est important de comprendre ces deux types d'énergies auxquelles nous sommes sans cesse confrontés dans notre vie personnelle sur le plan corporel, émotionnel ou mental, dans notre vie de couple, de famille, dans nos activités sociales, politiques, etc. Le bon équilibre, c'est-à-dire notre capacité à nous adapter à la réalité, détermine la bonne santé. Une mauvaise adaptation nous conduit dans des extrêmes pouvant aller à la mort.

Les maladies du Yang sont généralement en hyper : hypertension artérielle ou musculaire, hyperthyroïdie, hypertrophies diverses (adénome de la prostate, kystes, tumeurs) inflammations : trop de feu et de chaleur. Les maladies du Yin sont généralement en hypo: hypotension artérielle, hypothyroïdie hypotrophie musculaire, dépressions nerveuses ou immunologiques comme les infections, le sida, etc. Dans la maladie, les deux phases sont souvent présentes : la première phase Yang est une phase de lutte contre (ou avec) un virus, une bactérie, un problème émotionnel, une difficulté relationnelle, familiale ou professionnelle.


L'énergie féminine et masculine concerne tout le vivant, homme et femme, même si l'homme a plus de facilité à aller dans le masculin et la femme dans le féminin. Il s'agit d'un phénomène énergétique et physiologique de base évoluant selon une sinusoïde.



• Pendant une année, se déroulent le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.

La période d'un an de travail est celle au bout de laquelle nous payons nos impôts. La période solaire d'un an est celle qui nous permet d'ajouter +1 à notre âge le jour de notre anniversaire. De nombreuses activités végétales et animales respectent ce cycle d'une période annuelle.

• La période lunaire, vingt-huit jours, est celle du cycle menstruel de la femme. La période mensuelle dirige notre activité professionnelle : la fiche de paie à la fin de chaque mois.

• La période circadienne (un jour) est celle de nos rythmes personnels, comme le cycle veille-sommeil. Il s'agit d'un mécanisme du vivant, de tout ce qui peut varier en nous. C'est alors un signe de bonne santé. Une partie de la médecine — la chronobiologie — étudie à quel moment un traitement médicamenteux est le plus efficace sur un cycle de 24 heures.


L'association du masculin et du féminin constitue un couple.



Ce couple existe au niveau énergétique et aussi, comme nous le verrons plus tard, au niveau minéral, végétal, animal et humain. Chez l'humain, il peut s'agir d'un couple homme-femme au sens classique du terme, mais aussi du couple intérieur, c'est-à-dire «animus-anima» au féminin-masculin, chez l'homme comme chez la femme. Nous développerons cet aspect plus loin.


Extrait de Le féminin et le masculin – Chapitre 1



jeudi 12 octobre 2017

Le jour où les hommes s’aperçurent qu’ils n’étaient pas étrangers à la procréation



La naissance des cités et l’organisation militaire de la société leur firent prendre conscience de leur propre pouvoir créateur et de leur force. Il fallut des rois pour diriger tout cela. (De droit divin). Il leur fallut alors des dieux dominateurs à leur image…Pour justifier leur prise de pouvoir. Des dieux qu’il fallait craindre !

Les femmes devinrent garantes de la procréation de nombreux guerriers ; dispensatrices d’un indispensable plaisir, elles devinrent au sein de certaines civilisations, un bien précieux, une marchandise, une servante.




Apparition du Dieu Mâle :
Tout s’est joué en Mésopotamie il y a 6000 ans ; c’est là que cette dramatique mutation culturelle semble avoir pris naissance : Le dieu Mardouk en vient à tuer sa mère Tiamat (un serpent gigantesque…) et s’empare du pouvoir et du sacré qu’elle détenait jusqu’alors. Issue des traditions sumériennes, la Genèse biblique demande à l’homme de dominer et d’exploiter la Nature ; donc ses forces vives, donc la femme elle-même. D’autre part le serpent y sera présenté comme l’ennemi, le corrupteur ; il y est associé à la femme : d’abord Lilith puis Eve.

La Grande Déesse solaire devient lunaire, un pâle reflet d’elle-même. Elle est alors associée au dieu, son amant ou –et- son fils, auquel elle transmet son pouvoirs solaire. La Déesse des origines devient la Mère de Dieu, ou sa parèdre. Son faire valoir…Reléguée sous le masque de la lune par l’homme, la déesse des origines devint alors le miroir dans lequel il se cherche toujours, désespérément. C’est ainsi que la Déesse a perdu son trône.

Le Féminin sacré, expression même de l’inconnu, du mystère de la Nature indomptée, et détentrice des secrets de la Vie, sera bafouée pendant les millénaires qui suivront par les dieux mâles … et les femmes par les hommes.

Domination du sacré viril :
L’homme s’est donc crée des dieux à son image, capables de justifier sa prise de pouvoir sur l’univers féminin. Incontrôlable était la Nature, incontrôlables étaient par là même les femmes. En prenant le contrôle de la société organisée, aux yeux du nouveau pouvoir mâle, la Nature devenait l’élément chaotique, hostile, qu’il fallait tenir à distance ou apprendre à dominer ; elle en devint par la suite, au sein des religions judéo chrétiennes, la porte des enfers. Il en fut de même pour la féminité qui, ayant perdu sa couronne sacrée, n’était plus qu’un cortège de provocations, fauteuses de troubles et de désordre social, incarnant les énergies libres, la magie et les pouvoirs occultes qui échappaient encore au contrôle des mâles.

Les antiques déesses sont chassées du panthéon judéo-chrétien alors que le Yaweh primitif avait une parèdre, tout comme le Allah préislamique. Le monde Judéo chrétien se méfie de la nature libre, celle-ci incarnera dans le christianisme le mal, la  perdition le chaos, l’antique paganisme auquel on associera le Satan aux pieds de bouc. Les déesses seront alors occultées, leurs prêtresses combattues, persécutées, brûlées (chasse aux « sorcières »)

La féminité et les femmes seront associées aux oeuvres du diable. Lilith, la première femme d’Adam et réminiscence de la déesse mère, sera associée à l’aspect négatif du serpent. Diabolisée par le pouvoir mâle, elle représente, aux temps bibliques, le matriarcat révolu, la féminité libre et dominante par trop dangereuse pour le pouvoir des hommes.

Rejetée par Adam, chassée du Paradis, Yaweh interdit à l’infortunée Lilith le monde céleste et la relègue dans les abîmes sous-marins de l’inconscient collectif ; où elle sera la compagne de Lucifer ou de Samaël. Ce mythe, associé à la « faute » d’Eve qui suivra, va contribuer à dévaloriser la féminité en lui ôtant tout caractère sacré. Il va justifier la domination et le contrôle rigoureux de l’homme sur la femme dans les 3 religions du Livre. Elle en perdra même son âme …

C’est ainsi que la première femme solaire devint la première démone active et dangereuse sous la pâleur de la lune. Telle Kali, Lilith était noire et elle est associée à la lune noire en astrologie.




LA DEESSE MERE CELTIQUE ET L’EGLISE
Chez les anciens celtes le monde fut crée par la Mère des dieux et des hommes : Dana, ou Anna. Elle incarnait la fertilité, le pouvoir et l’opulence de la Nature. Elle était aussi le Terre Mère nourricière en tant qu’être vivant. Tout comme Gaïa en Grèce ou Lakshmi en Inde.

Dana s’est démultipliée en une quinzaine de divinités féminines : Telles Birgit, Morgane, Epona, Rihannon etc. dont la plus part sont toujours présentes dans les légendes et les rites d’Irlande et de Bretagne. La position dominante de la déesse offrait aux femmes une place élevée et respectée dans la société celtique ; (voir : « la femme celte » de Jean Markale) elles avaient accès à la prêtrise et dirigeaient les rituels de fécondité.

L’Eglise et ses missionnaires ont eu fort à faire avec la grande déesse celte et ses représentantes, prêtresses et magiciennes, et le combat n’est toujours pas gagné. La lutte fut âpre, les bûchers ne suffisant pas à éradiquer l’ancien culte, il fallut user de la ruse.

C’est ainsi qu’Anna devint la mère de la Vierge, sainte Anne, particulièrement vénérée en Bretagne. Et Birgit enfila la robe de sainte Brigitte tout en conservant ses prérogatives sur la fécondité et les naissances.

Les lieux de cultes antiques furent récupérés par l’Eglise : nombre de chapelles et de cathédrales furent bâties sur d’anciens sanctuaires de la déesse, où l’on trouve encore vierges noires, fontaines miraculeuses ou menhirs. (St Anne la Palud, Locronan, Chartres, etc.) La Grande Déesse est donc toujours présente en terre celtique, cachée sous des habits et des rituels chrétiens.

Source : LE FEMININ SACRE ET LA QUETE DE L’UNITE PERDUE de Jean Bernard Cabanes