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mardi 17 novembre 2015

Guérir une féminité blessée


Vous m’avez comprise : « Féminitudisée » revient à dire que nous savons boire à la source de notre nature féminine pour en faire l’antre de nos inspirations. Mais l’hyper « virilisation » du monde actuel a tendance à étouffer cette part sensible et bien des femmes ne s’y retrouvent pas. Dans les groupes de paroles, elles avouent rêver d’un monde plus humain, dans lequel leur vision serait réellement prise en compte.



Celles qui réussissent professionnellement ne paraissent pas en tirer de réelle satisfaction, tant leur part masculine l’emporte sur leur féminité. Chez les plus féminines, la vie semble marquée parfois au sceau de la dévotion pour les autres, il se dégage comme une sensation d’essoufflement. Il y a aussi « Les Esseulées » laissées pour compte, « Les Vaporeuses » trop en marge, « Les Soumises » qui rêvent d’une nouvelle vie, « Les Dépressives » qui tentent de surfer sur leur mélancolie, « Les Don-juanes » emprisonnées dans leur jolie cage dorée… Chez toutes ces femmes, un enjeu crucial se fait évidence : guérir d’une féminité blessée, blessée par les maux de la filiation féminine et marquée par l’empreinte des hommes de la lignée. Apprivoiser nos côtés obscurs Derrière la délicate beauté du féminin se cachent donc des côtés obscurs. Femme séductrice, dévorée et dévoreuse pour capter l’autre, femme séduisante, accueillante et rayonnante par l’éclat qui émane de son être profond, la femme cache derrière son élégance mille et un mystères. Opérer la distillation des apparences par le feu de la lucidité reste le plus grand défi de notre vie de femme.

C’est par un long travail intérieur que nous nous éveillons chacune à notre audace d’exister. L’essentiel de mon travail de thérapeute et de coach continue de s’appuyer sur l’exploration archétypale et cherche à révéler la nature de l’allié invisible que les femmes portent en elles et dont on parle très peu: l’homme intérieur, cette personnification masculine de l’inconscient que Jung appelle l’animus. Transformer cet ennemi intérieur en allié positif exige de notre part un travail intérieur assidu. Le percevoir alors comme un compagnon bienveillant, capable de nous soutenir dans nos actes et nos projets, représente un véritable défi pour nous délier des images masculines négatives de notre passé et rencontrer les hommes avec un regard neuf. C’est lorsque notre part masculine est ainsi apprivoisée que nous pouvons mettre en œuvre une activité créatrice riche de sens, instaurer le silence quand cela est nécessaire, renoncer à l’autocritique et à la rumination, faire preuve de courage, d’objectivité et de sagesse spirituelle. Le réveil de l’audace Le rayonnement des femmes est attendu dans le monde actuel.

Etre plein de son féminin est le meilleur remède pour broder aisément les fils d’or et d’argent des épreuves et des grâces. De nombreuses femmes cherchent encore à débloquer leur créativité. Plus besoin d’être guerrière ou amazone, plus besoin non plus de chercher un père, un amant ou un sauveur pour résoudre nos problèmes. La psychologie avance à pas de géant. Les pas peuvent être rapides et efficaces. Depuis 2012, j’aime à penser que toutes les femmes ont la liberté d’investir leur propre vie. Il s’agit bien pour elles de retrouver leur force douce et aimante. Rien ne renforce mieux le lien amoureux et la puissance créatrice que d’avoir su trouver sa propre joie par soi-même. Pour oser parler d’amour et de paix dans le monde actuel, la clé s’appelle AUDACE


Monique Grande propose des formations à l’accompagnement des femmes (neuf séances pour naître à soi-même en douceur). Elle est également auteure et conceptrice du best-seller coffret de 55 cartes « Féminitude », du livre « Femmes qui se réinventent », du jeu « L’Odyssée du couple » publiés aux éd. Le Souffle d’Or. 

Elle est également l’auteure de « Sans Amour, Qui serions-nous? », co-écrit avec Jacques Dechance, aux éd. Le Relié et de « Quelques jours de la vie d’une femme » aux éd. Grande Dame. monique.grande@wanadoo.fr www.feminitude.fr




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