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jeudi 9 octobre 2014

FEMME FLEUR : la Brillance



LA BRILLANCE

"La beauté permet de muter la puissance
pour la réunifier au bien et au vrai !"



Verbe, lumière, brillance

On pourrait établir une antipolarisation entre les plans vérité, bonté, beauté, puissance, mal, mort, dans le sens où la beauté est une dimension qui établit une sorte de fascination et d’attirance par l’harmonie interne que contient cette forme, alors que la puissance peut imposer des simulacres d’amour, de respect ou de fascination mais uniquement par une situation imposée. On pourrait opposer aussi la bonté au mal puisque la bonté est éprise de douceur, de gentillesse, d’altruisme, alors que le monde est lié à la dureté et à l’épreuve sur les créatures. Enfin, la vérité est liée au Verbe, à la conscience et, à l’antipôle, l’arrêt de la vibration crée la mort.

Le Verbe correspond à la vibration première, à la conscience internelle et à la vérité. La lumière correspond à la diffraction du Verbe, à la dimension éternelle et à la bonté. Le feu correspond à la descente de l’énergie par rapport au plan lumière supérieur, à la dimension externelle et à la beauté. Et enfin on arrive à la condensation dans la forme et la matière que représente le plan seternel, le ralentissement complet de la vibration jusqu’à l’opacité.

La beauté peut commencer un rayonnement de type externel et avoir une certaine brillance. Seulement, si ce rayonnement devient plus intense, il va y avoir pénétration dans les plans seternels de la puissance, du mal et de la mort. Si vous augmentez la brillance de la beauté, si par exemple vous faites de la lumière polarisée, en augmentant la puissance de la lumière vous allez réaliser un laser qui vous brûlera, donc vous fera mal. Et, si vous n’arrêtez pas, il vous tuera. Ainsi, à travers une opération de brillance, il ne faut pas oublier que le rayon de brillance, traité d’une certaine manière, va pénétrer dans la puissance, traverser le mal et fouiner au coeur de la mort pour soutirer quelque chose qui est la vie tombée dans la mort.

Il y a des êtres qui ont une sanctification à l’intérieur d’eux-mêmes. Ils ont une beauté, une radiance, et peuvent même avoir une émission de lumière autour d’eux que l’on appelle l’auréole. Il y a des êtres qui ont une beauté formelle, une beauté du geste, du chant, et cette beauté est reconnue socialement.

Et, si vous poussez plus loin, il y a ceux qui déclenchent une pénétration dans des zones plus lointaines en augmentant l’utilisation de la forme jusqu’à toucher aux portes dites du mal. Il s’agit de la zone du sexe, dans la mesure où l’on accouche dans ce plan par la douleur, le mal et on entre alors dan s le plan des morts, là où nous sommes incarnés dans un système condensé qui est une mort par rapport à certains véhicules subtils. Il existe des êtres qui poussent plus loin l’émission et la brillance du corps en atteignant les niveaux de danse, puis de strip-tease. Ils arrivent ainsi, en utilisant la force de l’instinct sexuel, à surpotentialiser leur énergie pour repasser à travers la porte du mal et rejoindre un niveau de puissance. Ils vont chercher derrière cette porte un soulèvement, dans le plan des morts, des gens avachis, et ils réveillent, en quelque sorte, les morts, repassant la porte du mal pour recueillir éventuellement, avec ce rayon de brillance poussé jusqu’au fond, une réponse du plan des puissances endormies, des ports-vivants.

RAYON DE BRILLANCE

Si on veut effectuer ce processus de pénétration dans les zones de puissance-mal-mort pour recueillir une racine lointaine, il faut s’y engager avec une présence de Verbe, une réserve de lumière et de bonté, une certaine harmonie, un sens de la structure harmonique. Ainsi, même s’il y a cette émission, il y  aura recentralisation parce que la structure supérieure et interne de l’opération est plus forte que le système dans lequel pénètre la figure de brillance.

C’est la raison pour laquelle il faut être prudent, car il y a  des gens qui sont engagés, poussés dans un processus d’émission de brillance par le cinéma ou le show-business pour atteindre quelque chose d’eux-mêmes perdu dans le plan de la mort la plus lointaine. Ils se font acheter par la puissance. Ils traversent toutes sortes d’actions qui sont dans le plan du mal. Les gens qui se projettent dans les champs de brillance, de puissance, de mal et de mort et qui n’ont pas une construction suffisante de la vérité, de la bonté et de la beauté dans les étages supérieurs, vont terminer dans la déliquescence parce qu’ils sont détruits progressivement par les forces de mal et de mort.

Il faut faire attention aux raisons pour lesquelles on peut envisager de traiter le phénomène de la brillance. La meilleure raison est celle d’un exercice de gestion et de maîtrise de sa limite, en vue de réaliser non pas une projection de brillance dans les plans extérieurs de puissance-mal-mort, mais une projection mentalo-astrolo-éthérique, c’est à dire une projection du système de l’âme en direction de l’esprit.

L’examen de cette gestion du phénomène de brillance est celui de la maîtrise de son système énergétique par rapport au système de la forme. Il est certain qu’une personne qui est complètement bloquée dans une forme, bouchée, qui n’a pas une bonne circulation d’énergie dans son corps, qui ne peut pas bouger ni danser et qui est prostrée sur elle-même, est une personne qui n’a pas à l’intérieur de son système de condensation un mouvement pouvant faire penser qu’elle va pouvoir se dégager de cette pierre que représente son système cristallisé physique ; Par contre, celle qui arrive à manier son véhicule, qui le fait s’élever, qui peut le faire danser, mouvoir, chanter, jouer de la musique, donc briller d’une certaine manière, peut presque devenir une âme si elle parvient à réaliser cet acte dans un champ d’énergie favorable et ainsi à refaire le contact avec son véhicule subtil. 

Des êtres qui ont développé en eux ce rapport entre le subtil et le formel ont été aussi reconnus ; Par exemple le danseur Nijinski faisait des sauts fantastiques et il se dédoublait ; il était quasiment dans un plan et dans l’autre. Il y a eu toutes sortes d’études qui ont été faites sur son cas. Il faisait des bonds prodigieux et était à moitié en état de dédoublement ; Il y a un maniement du corps tel qu’il y a une projection transcendante et celle-ci emmène le corps sur un autre niveau. C’est fascinant. Les gens qui voient cette adéquation spéciale entre l’esprit, l’amour, la beauté et la précision du geste, sont subjugués. Ils sont fascinés par une brillance qui est d’ordre interne, mais qui se manifeste aussi à l’extérieur.

Maintenant, tout le monde n’a pas un branchement suffisant pour vivre une vie de saint. C’est une question d’évolution. Une femme peut avoir à effectuer un voyage pour réaliser une approche plus précise de ses lignes de brillance qui peuvent être complètement englouties, dont elle ne soupçonne même pas l’existence ; Si elle rencontre le regard d’un homme qui l’admire, elle peut se projeter dans cette brillance et  devenir une personne totalement extériorisée qui ne pense qu’à  séduire, ou alors, si elle a un fort accrochage à l’esprit, à la lumière, à la beauté, elle va, au contraire, se servir de sa beauté pour tout ramener vers la bonté et la vérité.

ANGE DE LUMIERE

Il y a toutes sortes de manières de gérer sa brillance. C’est quelque chose dont il faut tenir compte, sinon on risque d’être coupé de ses racines et l’on sait que les fleurs coupées ne portent pas de fruit.  Une personne qui s’engagerait dans une recherche de conscience-énergie sans tenir compte de ces zones de brillance – qui sont, en fait, des lignes de rapport avec les puissances, le mal et la mort dont il faut extraire quelque chose pour être complet dans le plan des anges de lumière – et qui ne gérerait pas son plan de brillance, ni dans le sens de l’extériorisation, ni dans le sens de l’intériorisation, est une personne qui risque, à un certain moment, de manquer un peu de carburant pour passer complètement la porte de transfert internel.

En effet, l’exercice de synthèse qu’on a à faire dans le resserrement de la porte étroite pour passer la porte internelle, demande une confrontation avec ces zones serrées de l’énergie existant au niveau de la puissance, du mal et de la mort. A l’intérieur de cela, tant qu’on n’a pas réussi à extraire de soi-même la figure qui résonne avec ces niveaux-là, on ne peut pas dire qu’on va repartir vers le dessus et qu’on en est à sa dernière incarnation, comme certains l’affirment. Tant qu’on n’a pas réussi à maîtriser notre figure dans ces zones, cela n’a aucun sens, puisqu’on est justement venu en tant qu’incarné pour maîtriser une part de la puissance qui est dans la création et pour la rattacher au créateur par l’intermédiaire de notre créature.

La brillance qui pénètre dans les mondes de puissance-mal-mort est quelque chose de très délicat à traiter, parce que, en réalité, il n’y a pas de mutation des forces profondes de l’être sans maîtrise des lignes de brillance. Mais en osant aborder ces circuits, on tombe directement dans les grandes tentations et dans le risque total de se trouver extériorisé. Tout dépend devant quel type de mâchoires on va présenter sa brillance. On peut se présenter au grand public, à la télévision, au cinéma, dans toutes sortes de spectacles, mais il faut choisir son rôle et réserver une place au Verbe et à la vérité, une place à la lumière et à la bonté, et une place à la brillance et à la beauté.


Extrait de FEMME – REPONSES ESSENTIELLES

Dix leçons pour être forte et sereine - partie yin

                                                     


En oscillant sans cesse entre être "féminine" et être "forte" ",  "il est possible de transcender la domination en étant à la fois l'un et l'autre".

Diane DREHER nous invite à découvrir notre essence personnelle par le biais de notre aspect Yin (la sérénité intérieure) et Yang (la force personnelle).  Cela s'adresse aux femmes mais, à ma connaissance, cela pourrait tout autant intéresser des hommes.
Voici donc un résumé des 5 premières leçons, Yin. Chaque leçon est suivie de conseils et exercices pratiques de mise en application. 




Leçon n°1 : Retrouver son sentiment d'unité. 

Même lorsque nous menons de front plusieurs projets, il est possible de retrouver une forme d'unité, car tout dépend de notre perception de la réalité. En orientant notre regard sur ce qui lie les choses, plus que sur ce qui les divise (les spécialités), nous pouvons redécouvrir l'équilibre dynamique dont nous faisons partie. C'est donc en soi que l'on trouve la méthode pour ne pas s'éparpiller, plus qu'en limitant le nombre de ses activités. Dans cette leçon, Diane DREHER nous invite à renouer avec la nature, initier des rituels quotidiens (transformer les taches routinières en rituels, y mettre un peu de soi) et nous questionner sur ce qui nous rend heureux, libre et paisible. 


Leçon n°2 : Se recentrer.

Parfois, nous dépassons nos limites et sommes débordés par un surplus d'activité, stressés. Par exemple nous sommes victimes d'un "manque de joie, comme si la vie ressemblait à une immense liste de devoirs et obligations". Cet état nous indique qu'il est temps de prendre notre vie en main et de ne pas nous laisser diriger par les événements. Soyons alors le centre de notre vie et faisons des choix à partir d'un centre solide, en conscience de nos besoins et valeurs. Pour cela, prendre des responsabilités et engagements au détriment de sa propre santé n'est pas forcément un choix responsable. S'accorder des temps de pause est parfois indispensable pour se recentrer et retrouver un sens, et donc du plaisir, à ses activités. Ces temps de pause son l'occasion de retrouver sa propre direction et de vivre pleinement sa créativité et ses valeurs plutôt que de gaspiller son temps en détails. 


Leçon n°3 : Vivre la compassion pleinement.

Donner du fond du coeur suppose de ne faire de mal à personne, soi-même inclus. Le don fait au dépend de soi (par exemple, accepter de converser au téléphone pour faire plaisir à son interlocuteur alors que cela nous importune) n'est pas un véritable don et peut s'avérer destructeur, pour soi comme pour l'autre. La compassion est aimante. Pour être en mesure de donner, consolidons notre force et ne nous autosabotons pas (en nous limitant, dépréciant,...)
Diane DREHER nous invite à l'autocompassion et propose, pour agir avec amour et empathie plutôt que par devoir, de cultiver le détachement et de ne pas s'approprier la responsabilité de tous les problèmes. 


Leçon n°4 : Gagner en simplicité.

Cette leçon donne des conseils pour s'offrir du temps LIBRE. Ces moments sont indispensables à l'épanouissement de notre créativité et inspiration. Pour cela, débarrassons-nous du superflu étouffant et réintroduisons de l'ordre et de la beauté dans notre environnement. Consolidons, voire créons, nos frontières personnelles afin de nous retrouver et de savoir à nouveau qui nous sommes. Diane DREHER nous propose des outils pour cultiver le temps, l'espace et le relationnel de notre jardin intérieur. 


Leçon n°5 : S'inspirer des cycles de la nature.

Se connaître permet d'exploiter ses pics d'énergie afin de ne pas la gaspiller. Cette leçon nous invite à respecter nos cycles naturels et personnels, au cours d'une journée, d'une année ou d'une période de vie. Les quatre saisons peuvent nous guider à chaque étape d'une nouvelle entreprise. Accepter le passage d'une saison à une autre permet de ne pas vivre de manière répétitive et d'évoluer. Par cette analogie, Diane DREHER nous communique donc aussi quelques clefs utiles à la pérennité d'un projet ou d'une relation. 

Le printemps, cycle de la nouveauté, est animé par l'émerveillement et l'inquiétude. Cette période forte est l'occasion de se poser des questions sur les choix et le sens de son projet. Rester dans ce cycle attrayant peut être tentant, mais c'est alors prendre le risque de cumuler les débuts de projet sans aboutir, de cultiver l'immatériel et le juvénile. 

L'été est une période de patience et confiance. C'est le moment de persévérer si l'on veut pouvoir un jour récolter. L'intégration d'un nouveau comportement, par exemple, nécessite de s'y astreindre au moins 30 jours afin de devenir naturel. 

L'automne marque la nécessité de terminer ce que l'on a initié. Il est temps de cesser de développer afin de récolter (perfectionnistes, veillez à ne pas demeurer en été). 

L'hiver, temps de pause, est le moment idéal pour faire le point sur ce que l'on a entrepris. Ce temps de "vide" doit être accepté et il ne faut pas chercher à le combler pour pouvoir en tirer des enseignements en avancer vers un cycle différent. 


Compte-rendu de "Dix leçons pour être forte et sereine - le tao de la femme" de Diane DREHER, aux éditions PAYOT, 2010.



dimanche 5 octobre 2014

FEMME FLEUR : la beauté



Quand on a l’impression d’avoir à l’intérieur de soi quelque chose de fin et beau et qu’en contrepartie on a un corps qui ne correspond pas à ce que l’on a comme idée de soi, parce qu’il est soit trop gros, soit disharmonieux, comment arriver à transformer ce décalage pour se permettre d’être la représentation réelle de son être intérieur ?

LA BEAUTE

"La beauté est la retranscription dans la forme
de la parfaite conscience divine"



La beauté, c’est essentiellement cet accord interne et secret avec l’harmonie universelle. Celui qui parvient à se mettre en résonance avec cette architecture secrète et relativement parfait qui préside à la réalisation des formes, peut réaliser lui-même quelque chose qui s’intègre dans cette perdurance permanente de l’harmonie à l’intérieur de l’univers. La beauté, c’est essentiellement un message instantané permettant à l’être de percevoir, au-delà de toutes les langues, un instant parfait de la création.

Il faut comprendre que la beauté est le résultat d’une harmonie entre les divers éléments qui participent à la création d’un véhicule. Nous sommes construits à la fois par des forces telluriques qui viennent de la Terre, par des forces biosphériques qui viennent de la vie ambiante et enfin par des dimensions cosmiques qui président à la coordination de toutes ces forces entre elles. Ainsi, la réalisation de la beauté est surtout la réalisation d’un équilibre entre toutes ces forces et ces dimensions de conscience agissante. C’est la raison pour laquelle la beauté peut se réaliser dans divers niveaux. Si, par exemple, vous avez une harmonie qui se réalise plus proche du plan de la conscience, vous avez une beauté qui inspire une élévation spirituelle, une beauté diaphane et très élancée qui donne une impression presque angélique.

Par contre, si vous avez une prédominance des forces biosphériques, vous avez une beauté qui va avoir une certaine pétulance, une certaine force vitale, un charme particulier qui va séduire l’environnement ; il y aura une prédominance de ce secteur avec quand même un équilibre accordé aux autres niveaux. Et si vous avez une beauté qui est plus particulièrement reliée aux mondes de la puissance, alors vous avez une manifestation d’un être dont le visage exprime une force ou une impression étrange mais assez profonde et recelant quand même une beauté grâce à l’harmonie qui existe entre ces divers aspects supérieur, extérieur et inférieur.

Néanmoins, ce qui fera surtout la beauté, c’est la coordination intérieure entre tous ces aspects. Cela se retrouve d’ailleurs dans le visage, puisque la partie inférieure du visage est liée plus particulièrement aux forces instinctives et profondes de l’individu, la partie intermédiaire à la vie affective et psychique, et la partie supérieure à une dimension mentale et spirituelle de l’être. Donc, un visage qui a un certain équilibre entre toutes ces parties peut atteindre une certaine harmonie et émaner une certaine beauté. Dès qu’il y a un déséquilibre entre une de ces parties, si ce n’est pas contrebalancé par un élément exceptionnel qui donne un caractère particulier à cette forme, on voit avec évidence une dysharmonie et cette dysharmonie est liée aux caractéristiques de cette créature.

Il peut y avoir des beautés qui tiennent un champ étendu de communication entre les plans supérieurs de conscience, les plans intermédiaires d’aimance et de "vivance" et les plans inférieurs de puissance, mais il peut y avoir aussi des beautés qui sont beaucoup plus restreintes et beaucoup plus délimitées ; par exemple, dans la figure du bébé, il y a des éléments qui sont très proches et très ramassés et il y a une beauté. Par contre, dans un visage complètement développé, il peut y avoir l’expression de diverses facettes de l’individu, soit à un niveau de conscience élevé, soit à un niveau de vie, soit à un niveau de puissance.

EMOTION DE L’AME

Pour ce qui concerne les personnes dotées d’une certaine beauté, il est évident qu’elles ont des possibilités de déclencher une émotion de l’âme, donc de mettre en résonance ce monde de forme avec un niveau plus subtil, comme si la beauté offrait ces possibilités pour mettre en relation les mondes subtils avec le monde formel et le monde formel avec le monde subtil.

La beauté est éternelle et elle réalise un attract pour tout le monde. Mais il faut distinguer dans cet attract plusieurs niveaux. Car vous pouvez très bien être attiré par une jolie pomme ; c’est un facteur esthétique qui peut vous attirer, mais c’est aussi un facteur gustatif. Il y a dans cet attract de la beauté, un aspect de "dévoration" qui peut exister dans le niveau vital et basal de l’individu et qui résonne avec son corps et sa vie. Ensuite, il peut y avoir un autre type d’attract, qui est une résonance de l’âme ; Il y a une certaine correspondance entre cette forme et une dimension subtile dont les trames et l’harmonie sont éveillées dans une émotion par cette forme qui résonne avec cet archétype proche de la perfection.

Enfin, il ya un autre attract de la beauté, qui provient d’un niveau mental. C'est-à-dire qu’il y a dans la construction de la forme belle, non seulement une harmonie spontanée qui résonne avec l’âme, mais aussi une géométrie parfaite ; par exemple dans un coquillage dont toutes les courbes et les spirales sont parfaitement logarithmiques et sont déterminées par des lois mathématiques extrêmement précises. Ainsi, dans la ligne de beauté, il y a aussi une satisfaction intérieure, peut-être surconsciente, de la justesse d’une loi en application dans une sorte d’harmonie parfait entre les nombres et les formes.

MONDE DE COULEURS

Si on prend la femme  à l’état naturel, on peut lui trouver une certaine beauté. Mais c’est un peu comme la nature ; vous pouvez prendre un beau terrain et laisser l’herbe folle s’y développer, ou vous pouvez imaginer d’y planter quelques fleurs, d’y mettre une rocaille, un petit jet d’eau pour améliorer la nature. Si la créature humaine n’avait pas ne intervention un peut particulière à faire sur une création, on se demanderait pour quelle raison l’univers aurait créé cette entité, car tout est fonctionnel dans l’univers.

Ainsi, dans la mesure ù notre évolution et notre histoire nous ont permis d’élaborer le maquillage qui fait apparaître une autre dimension en donnant plus de couleur, plus de perfection dans les lignes de cette forme humaine qui, il faut bien le dire, a une certaine résonance à l’origine avec le singe, alors on peut s’acheminer avec une résonance plus précise accordée au niveau du plan éthérique et subtil dans lequel il existe une perfection beaucoup plus grande et une transparence inimaginable. Cela bien sûr, pour ceux qui ont une certaine perception de ces plans.

Il est évident que ceux qui n’ont pas la perception de ces dimensions de plus grande subtilité ne peuvent pas concevoir l’utilité qu’il y a à rajouter sur la forme humaine certains éléments qui s’accordent à ce monde de couleurs miroitantes et lumineuses qui existe au-delà de ce continuum physique et formel. Il y a énormément de femmes qui pourraient être très belle set qui restent fades et médiocres. Il faut avoir de l’imagination et il faut avoir le goût de sortir de ses limitations. Ce n’est pas très compliqué d’améliorer un visage, il suffit de repérer tout ce qu’il y a à traiter pour atteindre une harmonie.

TEMPLE DE L’AME

Il faut atteindre la beauté et ensuite la protéger. La protéger contre quoi ? La protéger contre ce qui va utiliser cette beauté pour faire une négation progressive de la beauté, une inversion, c'est-à-dire sa déchéance dans des zones de puissance, de matière et de destruction. Protéger sa beauté, c’est essentiellement avoir pris conscience que le corps est un temple de l’âme et de l’esprit, et que celui qui veut être le siège d’une présence d’esprit et d’âme doit nettoyer son temple et le rendre le plus harmonieux possible. A partir du moment où vous êtes une lumière dans la nuit, il faut faire attention à tous les papillons de nuit ou aux brigands qui peuvent se présenter, car  ils risquent d’extraire de vous le meilleur et de laisser le pire ; Protéger sa beauté, c’est un respect pour les dimensions supérieures et aussi un exercice de délimitation de sa figure pour pouvoir perdurer dans des champs d’énergie qui ne sont pas toujours respectueux de l’harmonie et de la beauté et qui, au contraire, sont très accrochés à des zones extrêmement destructrices et disharmonieuses.

Différentes actions peuvent être menées afin de préserver et d’amplifier la beauté. Veillez à une bonne santé, adopter un bon régime alimentaire, c’est toujours favorable pour avoir une belle peau. Et puis le bonheur, une harmonie de l’âme, une paix intérieure, tout cela contribue à un certain état énergétique qui se voit sur le visage et permet d’avoir un rayonnement tout à fait perceptible.

Il faut également qu’il y ait à l’intérieur de l’être une conscience vivante précise, un sens de la vérité. C’est ce qui peut donner à la beauté une certaine brillance et un certain charme, parce qu’on sent la présence d’une entité vivante et créatrice à l’intérieur de l’être. Le dialogue avec l’environnement donner à cette beauté toute une dimension d’élan, de résonnance avec l’âme, la perfection et l’harmonie. Cette réponse de l’environnement vis-à-vis de cette beauté permet à la femme qui sait la régir de se trouver alimentée par des énergies qui vont lui permettre de nourrir en quelque sorte sa dimension intérieure et supérieure.

Il semblerait que beaucoup de jolies filles ont des difficultés  pour assumer cette situation : soit elles subissent des pressions de l’environnement, soit elles se trouvent installées dans un rôle et sont limitées à ce rôle, parce que, effectivement, on demande à la beauté quelque chose et on ne lui demande pas forcément autre chose, et finalement cela devient une spécialité qui enferme un peut l’être. Il arrive parfois que des filles très belles soient bourrées de complexes, ce qui est très curieux. Malgré une harmonie assez évidente de leur personnage, elles trouvent quelque chose dans leur personnalité et dans leur forme sur lequel elles focalisent tous leurs problèmes psychiques et autres. A ce moment-là, on s’aperçoit  que, quelque que soit sa forme, l’être doit régler un certain nombre de problèmes qui concernent sa totalité. On pourrait dire que chaque être humain, quel qu’il soit, a sa part du karma collectif à traiter. Qu’on soit beau ou qu’on ne soit pas beau, finalement on doit travailler sur une partie de ce que chaque être humain doit faire pour relier la création au créateur et pour traiter la zone de puissance qui a participé à la fabrication de son véhicule.

La beauté doit être accompagnée d’une qualité générale de l’être, aussi bien intérieure que supérieure. Une femme qui parvient à une certaine harmonie de son visage, de sa prestance et de son vêtement, c’est une femme qui exprime déjà une certaine possibilité de synthèse et qui pourrait éventuellement utiliser cette capacité de synthèse dans d’autres domaines que celui de l’esthétique.


Extrait de FEMME – REPONSES ESSENTIELLES

La déesse sauvage


“L'homme et la femme sont différents, nous dit Joëlle de Gravelaine, leurs extases ne sont pas les mêmes.” Plutôt que d'en déduire une sorte d'incommunicabilité féministe, la fondatrice de la célèbre collection Réponses (Ed. Robert Laffont) a décidé de nous raconter l'origine sacrée de l'extase des femmes, persuadée que cela peut aider à l'illumination des hommes.


En 1985, après quarante ans de route, pour jeter une première synthèse entre ses domaines de prédilection, où s'articulent symbolique, poésie, mythe, psychologie des profondeurs, elle fait de Lilith - fidèle servante du Créateur - son sujet d'étude, en publiant un ouvrage astrologique et mythologique sous le titre Le retour de Lilith : la lune noire (éd. L'Espace Bleu).
A travers les ambiguïtés du désir et de la rébellion de la première compagne d'Adam (avant Eve !), elle s'attaque à un moment passionnant de l'inconscient collectif : celui où, notamment par la Bible interposée, le nouvel ordre patriarcal décide d'enfermer la sauvagerie du désir féminin en enfer.
Joëlle de Gravelaine boucle aujourd'hui son plaidoyer sur la nature du féminin avec La déesse sauvage (Ed. Dangles). Elle y raconte que la Terre est à l'image de la Mère et vice versa, Terre mère, Magna Mater, donneuse de vie et de mort, maîtresse des arbres et des bêtes sauvages, à la fois primitive, subtile, spirituelle, androgyne, louve, serpent, truie et jument. Elle dénonce l'attitude malhonnête des Grecs à l'endroit des déesses - d'Ishtar à Athéna en passant par Isis, Démeter, Ereshkigal -, leur propension obstinée à les réduire à l'état d'ogresses sataniques et de mères destructrices, vidées de tout appel à la vie et à la résurrection. Position misogyne récupérée et entretenue plus tard par la tradition judéo-chrétienne.
Résultat : encore nombreux sont ceux que le désir sauvage, la jouissance, l'instinct de la femme archétypale, embarrasse considérablement. Ils contestent donc la légitimité de la Déesse des origines, et ce faisant, nient tout bonnement le rôle de la femme dans le monde.
Nouvelles Clés : Votre “déesse sauvage” ressemble à un véritable manifeste !
J. de G : Mes intentions étaient très claires. Dans tous les récits de la création du monde, il y a un présupposé bien installé qui consiste à remarquer que les hommes, le masculin, se sont emparés du ciel avec les eaux d'en haut contre les eaux d'en bas, qui seraient féminines. Pourquoi pas ? Ce qui me gêne, c'est qu'ils soient arrivés à convaincre tout le monde depuis des millénaires que le ciel, c'est mieux que la terre. J'ai donc un peu poussé les choses dans la direction de l'empathie en disant qu'on vivait dans un monde où on avait tellement survalorisé l'Esprit, le masculin, l'intellect, que ça se faisait au détriment de l'âme, du sensible et qu'on était tous en train d'en crever. Quand je défends ma Déesse sauvage, je défends donc tout simplement un féminin primitif, authentique, fécond, vivant.
N. C. : Des guerrières amoureuses capables d'assumer une dimension spirituelle, il en existe ?
J. de G : J'adore l'histoire de la Loba Huesera - dite “la louve” ou “la femme aux os”. Son travail consiste à ramasser des os dans le désert, en particulier des os de loup. Dès qu'elle a réuni tous les os d'un squelette, elle se met à chanter si fort que la terre tremble. Alors, peu à peu, le loup se reconstitue. Il se dresse, court vers le canyon et, frappé par un éclat de lune, se transforme en femme qui rit, libre et heureuse. Voilà comment, moi, je vois cette espèce de connexion toute directe avec les puissances de la terre, du chant, du rythme, et tout ça débouche sur une résurrection gaie, qui se passe par le truchement d'un animal formidable : le loup.
N. C. : N'y avait-il pas déjà dans le féminisme, une tentative immature d'utiliser le masque de Kali ?
J. de G : Kali n'a rien à voir avec le féminisme ! Avec sa grande roue, cette espèce de pressoir de sang, il y a simultanément mort et vie. Dans le féminisme, il y a eu un combat qui visait à exclure l'homme par rage et haine. Ma position est tout sauf une position de haine. Je prends avec humour leurs revendications d'un ciel supposé meilleur que la terre et je revendique la terre parce qu'elle est concrète et qu'elle donne des fruits ; mais en aucun cas je ne me situe en guerre contre l'homme. Mieux : je défends l'androgynat que l'on retrouve d'ailleurs à travers la déesse mère, le serpent, les jumeaux impairs et créateurs du monde.
Ce que je revendique, c'est le droit pour la femme, d'exprimer le désir de ce qu'elle a de plus vivant en elle et sans hypocrisie, éventuellement son désir le plus sauvagement sexuel, ou maternel, sans cette espèce de parure de dentelles ridicule dont on l'affuble. De même, je revendique le droit pour l'homme d'assurer sa part de féminité, son anima. Le monde tend d'ailleurs vers une certaine forme d'androgynat. C'est ce qui peut le sauver le monde. L'androgynat est en effet une façon d'éliminer la peur de l'autre. A partir du moment où l'on commence à savoir ce que ressent l'autre, comment et pourquoi il l'éprouve, on fait tomber des barrières. Ce qui fait peur, c'est la différence - le plus élémentaire des racismes.
N. C. : Le fait que les pères revendiquent aujourd'hui leur part de responsabilité dans la grossesse et la naissance, avec tout ce que cela implique d'amour et de sensualité, signifie-t-il que l'androgynat est en route ?
J. de G : Jung disait : “Il faut qu'un vieil homme devienne maternel.” C'est joli et c'est vrai. Pourquoi serions-nous éternellement des êtres coupés en deux, qui n'auraient pas le droit d'avoir en même temps une âme et un esprit, une sensibilité une violence féminine et masculine ? Les déesses s'amusent beaucoup pour cette raison, en particulier Ishtar, qui est à la fois déesse de l'amour et guerrière. Ça heurte la tradition masculine, au point qu'il y en a qui contestent qu'il puisse exister une déesse incarnant à la fois une violence de guerrière et une passion d'amoureuse. Mais enfin, les femmes sont toutes comme ça ! Pour quelle obscure raison seuls les hommes auraient-ils le droit d'être sauvages - j'entends une sauvagerie au sens de la forêt non de la barbarie ? Cela dit, je pense que l'androgynat est un stade dans lequel il ne faut pas rester. Passons par là, mais au bout du compte, restons hommeou femme. Il n'y a rien de plus effroyable qu'une femme entièrement virile qui a oublié sa part de tendresse.
N. C. : Comment la mythologie de la déesse s'articule-t-elle avec l'astrologie ?
J. de G : L'astrologie, je considérais ça comme une blague. Mon père s'y était intéressé à ses dépens. Je m'étais jurée de ne jamais y toucher. J'ai eu une enfance difficile, comme tous les mômes qui perdent leurs parents de bonne heure. Seulement, soit on se laisse engloutir par le malheur, soit on utilise en soi les réserves d'énergie pour remonter à la surface. J'ai toujours pensé que la vitalité était une vertu. C'est en tout cas ce qui m'a permis de gagner mon pain, de me débrouiller, de découvrir qu'on ne peut compter que sur soi-même, que les bonheurs sont éphémères. Je suis devenue l'assistante d'un ami de mon père avec qui j'ai pratiqué l'astrologie, sans conviction, juste pour manger. En parallèle, comme il y avait de la littérature dans l'écuelle familiale (Blaise Cendrars était mon parrain), j'ai pu lire pas mal de choses et développer ainsi mes désirs et centres d'intérêt. Associés aux rencontres de la vie (comme avec Jean Carteret, qui m'a aidé à m'accomplir), j'ai commencé à préciser mes recherches, en l'occurrence à approfondir l'astrologie. Trente ans après, la rédaction de Lilith a été à la fois l'aboutissement et le commencement de quelque chose, le lien entre astrologie et psychologie des profondeurs. Aujourd'hui, je travaille beaucoup avec des psychiatres et des psychanalystes.
N. C. : A quel moment avez-vous vraiment basculé dans l'astrologie ?
J. de G : C'est à cause de l'astrologie médicale. J'avais reçu la mission de tracer des centaines de thèmes de tuberculeux et de paralysés. Sans y croire. Arrivée au bout, je suis tombée sur des répétitions incroyables qui ne pouvaient pas être dues au hasard. Ça m'a agacée et je me suis trouvée en quelque sorte obligée de continuer. Depuis 1949, je n'ai plus arrêté. Ce qui, progressivement, m'a amenée à écrire des livres comme La voie du soleil, qui est une initiation poétique. Pour moi en effet l'astrologie est un langage poétique entre l'homme et l'univers.
N. C. : L'astrologie reposerait donc davantage sur des intuitions fulgurantes que sur une longue observation empirique ?
J. de G : C'est une réalité très incarnée quand même ! Seulement, on ne peut pas dire, au niveau de la prédiction, si ça va être vécu ou non. Alors “intuition fulgurante” ? Oui. Les meilleurs thèmes sont ceux que vous faites sans réfléchir, en osant vous jeter à la découverte de l'autre sans retenue. C'est une extraordinaire mobilisation d'énergie, une jouissance fantastique...

Voilà quelques années, j'ai passé quatre heures que je n'oublierai pas avec Fellini. Ce jour-là, en réalisant son étude astrologique, j'ai ressenti ce côté jubilatoire, ce sentiment d'être en même temps un homme et une femme. Le plus fort, c'est que Fellini le ressentait aussi.. A lui qui refusait toute interview, j'avais envoyé un mot : “Vous avez le thème d'un grand moraliste.” Il avait ri : “Moraliste, moi ?...
C'est tout à fait vrai !” et accepta la rencontre. Je l'ai attaqué à l'aztèque : “Vous êtes né un jour aigle.” Il a apporté un sceptre orné d'un aigle et a souri. Sa conjonction soleil-lune racontait un androgynat réussi. Il a sorti une petite statue mi-homme, mi-femme. Plus tard, il m' a dit : “Dans La Strada, Gelsmina, c'est moi aussi.” Lorsque je fonctionne sans filtre, d'instinct, avec spontanéité, je me sens complètement du côté de la déesse mère, de cette féminité définie par Kaiserling comme “tellurique”.
N. C. : Quelle est alors votre réaction quant à la distinction que les scientifiques proposent entre astronomie et astrologie ?
J. de G : Je partage leur point de vue. Nous parlons d'un ciel symbolique, nous utilisons des mouvements planétaires parce que c'est notre grille de décodage, mais ça s'arrête là. On ne parle pas du même ciel. Même s'ils sont en résonnance. Comment expliquer celle-ci, cela me reste mystérieux. Du côté de la mécanique quantique et des approches systémiques, ils disent, à leur tour, que “ce qui est en haut est en bas”, que nous sommes fait de la même poussière que les étoiles ; ils parlent de cette inséparabilité de la matière, et là, on parle bien de la même chose. Le fait est qu'à l'intérieur du microcosme humain existe la réplique exacte du macrocosme galactique. J'ai toujours été frappée de constater que ce sont les êtres les plus collés à leur thème qui sont les plus épanouis. Quand on voit le thème d'un Freud ou d'un Adler, on rit, tellement ils SONT leur thème ! Ils ne pouvaient pas inventer, ni parler d'autres choses, ni émettre d'autres théories que les leurs ! Il est aussi curieux de voir à quel point les poètes expriment sans le savoir les éléments forts de leur thème, parfois des phrases entières ! Les vrais artistes accomplissent leur destin à travers leurs œuvres. En cela, l'astrologie pourrait servir de critère d'authenticité. Un artiste qui frime, ça se voit. Cela pose bien sûr le problème de la liberté. Le destin est un rendez-vous que nous avons avec nous-mêmes et que nous devons assumer. L'intervention de l'astrologue dans ce rendez-vous doit être subtil. La prédiction par exemple est aliénante. On peut certes essayer de mettre en garde quelqu'un, en proposant une façon de vivre un transit, un aspect planétaire particulièrement difficile. Je suis convaincue qu'il y a toujours une possibilité de faire des choses très positives avec ce qu'il y a de plus menaçant dans un thème. Les thèmes tragiques de grands créateurs sont là pour le prouver. Il y a aussi une raison technique simple pour refuser la prédiction : en astrologie, on ne peut pas faire la différence entre un événement symbolique et un événement concret. Ça contraint à une extrême prudence. Et puis on n'a pas le droit de casser le moral des gens.
N. C. : L'ère du Verseau est-elle selon vous l'ère de la liberté individuelle ?
J. de G : C'est ne voir qu'un versant. Tous les signes ont leur zone d'ombre et de lumière. Uranus est le maître du Verseau : cela fait des grands révolutionnaires ou de grands dictateurs. On nous parle de liberté, d'universalité et en même temps se développent les pires nationalismes. Tout ce qui est supposé libérer l'homme nous expose à des choses abominables. Les manipulations génétiques, les bienfaits de la télévision, toutes les choses sur lesquelles on s'interroge. J'ai la conviction que l'ère du Verseau est celle qui pose le problème de la responsabilité du savant. S'il invente en restant responsable, il offrira à l'homme une formidable liberté. Bien sûr, il y a science et science. Quand on lit les démarches d'un certain nombre de scientifiques cartésiens, on craint pour le sacré. Mais il y a aussi les autres, ceux qui s'intéressent à la théorie du chaos, à la physique nucléaire, on se dit que ceux là ont le sens de l'inséparabilité de la matière et des fonctions des cerveaux droit et gauche. Il y a eu une science séparatrice. Une autre, que certains diraient holistique, devrait logiquement prendre de plus en plus d'importance.
N. C. : D'où cette conjonction science/spiritualité qui est en train de se faire ?
J. de G : Ou de se défaire ! Si on en parle beaucoup, c'est peut-être qu'elle se défait. On a commencé à une certaine époque à parler communication, et on est rentré dans une incommunicabilité totale. Plus personne ne se parle. J'affirme que quand on commence à entendre parler d'un mot avec insistance, il faut se méfier. Je suis inquiète de voir à quel point on parle de solidarité en ce moment. On nous parle de contact avec l'univers et on tombe dans le particularisme le plus étriqué. C'est de l'essence Verseau.
N. C. : Pour en revenir à la déesse sauvage, ne renvoie-t-elle pas à quelque chose d'animal, peut-être à un paradis de perfection animale ?
J. de G : Qu'est-ce que l'âme ? C'est ce qui permet de chanter, non ? Pour qu'il y ait une âme, il faut de la jubilation. Est-ce qu'il y a chez l'animal ou le végétal de la jubilation ?
A l'évidence, oui. N'allons-nous pas un peu trop vite en disant que l'animal n'a pas de conscience réflexive ou pas d'âme ? Dans le jappement d'un chien ou la voluptueuse caresse du chat, il y a de la jubilation. Mais c'est vrai qu'il y a sûrement pas d'esprit au sens où le masculin l'entend.
N. C. : Dans La Déesse Sauvage2 vous racontez une expérience qui vous est arrivée dans un temple en Egypte, où vous avez ressenti les contractions d'un accouchement. De telles expériences sont jubilatoires aussi ?
J. de G : Tout à fait. J'étais partie en voyage sur le Nil. Je me suis retrouvée à visiter Denderah et plus précisément la crypte du temple d'Isis-Hathor. Face à un mur, plongée dans l'obscurité j'ai ressenti, c'est vrai, de violentes contractions d'accouchement. Je me suis tournée vers un autre mur, yeux clos toujours et j'ai vu intérieurement les cornes d'Hathor, son disque rouge, avec le sentiment d'être entraînée dans une danse d'électrons. Après ces deux expériences, j'ai appris que sur ces parois figuraient, d'un côté un texte (en hiéroglyphes) sur la naissance physique, de l'autre un texte sur la naissance spirituelle Seules les femmes peuvent vivre ces sensations. Peut-être parce qu'elles sont par définition plus ouvertes, prêtes à accepter de se laisser traverser par des forces, des énergies qui les dépassent.

 par Karine Lou Matignon et Joëlle de Gravelaine

jeudi 2 octobre 2014

Origines de la pornographie


La pornographie évoque la véritable misère sexuelle sous les formes les plus divers de fantasmes purement masculins. La femme, ici encore, fait une fois de plus les frais de leur imagination débordante. Elle devient le gadget dont on se sert sans retenue pour la rabaisser au rang de l’espèce animale. Elle devient le trou, la poupée gonflable, bref le jouer de l’homme. Rien dans la pornographie ne rappelle l’amour humain tel que nous le différencions de celui des animaux. Ici, point de caresses point de tendresse, de douceur, et surtout point de respect pour la femme. Pour elle, du mépris seulement.

A l’origine de tout cela on trouve, force nous est de le répéter, les prétendus besoins sexuels de l’homme, si forts. En tout cas, nul amour n’est à l’origine de ces manifestations sexuelles dans la pornographie quelle que soit sa forme. Dans ce cas comment pourrait-on nous faire croire à une quelconque valeur dans ce domaine et par conséquent à l’utilité de la pornographie, toute entière ?

La pornographie, telle qu’elle existe depuis des siècles, émane de l’homme pour l’homme contre la dignité de la femme.

Au travers de la personne des actrices de ces films, ce sont toutes les femmes qui sont insultées du même coup. En affichant de tels fantasmes l’homme considère que toutes les femmes éprouvent les mêmes besoins sexuels, les mêmes besoins qu’eux en tout cas. Une fois de plus ils se trompent et nous affirmons avec force que notre sexualité n’est pas celle qu’ils pensent.

La pornographie, non seulement, ne répond pas aux besoins de la femme, mais elle la dessert en la décrivant telle que les hommes se l’imaginent sous l’aspect le plus grossier. Quant à l’homme  lui-même, il ne saurait trouver là l’amour qu’il recherche, en tout cas dont il revendique le besoin, car l’image qu’il reçoit en échange de quelque argent et qu’il a lui-même créée par abus de pouvoir sur la femme ne fait que lui refléter sa pauvreté sexuelle et sa difficulté à établir des relations heureuses entre la femme et lui.

Ce n’est donc pas en continuant d’autoriser la pornographie qu’on évoluera sainement en matière de sexualité, et ce n’est pas grâce à elle non plus, que la femme pourra être reconnue comme un être humain à part entière et non comme un objet qu’on exhibe comme étant de nature à inciter à la débauche… de l’homme, comme par hasard. Seule une éducation sexuelle donnée progressivement au fur et à mesure des transformations naturelles (puberté par exemple) et dans laquelle filles et garçons seraient également concernés démontrerait l’inutilité des recours pervers que la pornographie nous montre depuis des siècles.

Siècles d’esclavage profondément avilissants dont nous, femmes, avons fait les frais parce que soumises insidieusement et depuis toujours à la loi mâle patriarcale.


extrait de CHOISIR LA CAUSE DES FEMMES

Femmes Essentielles : La Revirginisation



La nature a créé un avertissement et une situation de protection de la femme par l’hymen. Aucune explication officielle n’a été donnée concernant la présence de cette membrane. Selon l’article paru dans le journal Ça m’intéresse "Qui a inventé la virginité ?" de Jean-Marie Bretagne : "Physiologiquement, il n’a aucune fonction. L’hymen, cette petite membrane souple qui marque l’entrée du vagin, ne sert même pas à protéger l’utérus… Ce n’est d’ailleurs qu’un reste, qu’une trace de la formation des organes génitaux féminins. Pour une raison qu’on ignore, il n’est pas tombé. Serait-ce parce qu’elle est consciente de cette inutilité que la nature non seulement n’a rien prévu de similaire pour l’homme, mais, de plus, n’a accordé d’hymen qu’à de très rares espèces animales ?... Pour les hommes, l’hymen a représenté un véritable abcès de fixation. On a répudié, couvert d’opprobre, banni, exécuté même, des femmes qui avaient perdu leur fleur. Il n’y a pas si longtemps, encore, on exhibait en France, le lendemain de la nuit de noces, le drap taché du sang de la défloration.

Abandonnée même en Sicile, la coutume perdure dans les pays arabes et en Chine. En Afrique, on pratique toujours l’infibulation (le cousus ensemble). Deux mille réfections chirurgicales d’hymen seraient effectuées en France chaque année !... Le culte masculin de la virginité émanerait-il donc d’une sorte de peur panique ancestrale, irraisonnée, de la femme ? Le mythe du vagin denté ou venimeux se retrouve, avec des variantes, dans d’innombrables cultures. Et la défloration s’accompagne très souvent de rites d’initiation où l’on invoque, comme chez les Romains, la protection des dieux, afin de neutraliser les forces maléfiques de la vierge. Car la vierge a pour l’homme une double signification : elles sont innocentes et faciles à maîtriser, mais aussi inconnue et dangereuse. Qui sait quelles forces obscures ne se cachent pas en elle et ne vont pas se libérer au moment de son ouverture ? Il faut donc qu’une autorité assermentée, le plus souvent religieuse, se charge de cette tâche périlleuse. Tel était d’ailleurs le sens du fameux droit médiéval de cuissage ; Loin de constituer un pouvoir discrétionnaire, il s’agissait en réalité d’un service rendu par le souverain-père, qui déflorait la vierge afin d’épargner à son vassal le péril caché derrière l’hymen… A Rome, le feu sacré de Vesta était entretenu par de jeunes verges issues des plus grandes familles. Objet de respect. Mais celles qui fautaient était enterrées vivante".

On voit à travers ces informations historiques les divers délires qui ont été liés à l’hymen. Il s’agit d’en rechercher une explication naturelle et énergitico-spirituelle ; Ainsi donc, il a été mis, chez la femme, une fermeture de sa treizième porte par l’hymen, le corps ayant douze ouvertures cher l’homme et treize chez la femme. Ceci pourrait être afin d’éviter que la jeune fille vierge, qui est une petite âme proche des forces inférieures, en soit investie sans contrôle. Ceci en attendant que sa conscience soit suffisamment avertie pour qu’elle puisse, éventuellement comme sur une planète connectée, élevée, où l’on initie  correctement les êtres jeunes, prendre le contrôle  elle-même sur les forces qui se soulèvent du dessous et éviter d’être pénétrée par celles-ci.

En effet, si elle est pénétrée par ces forces inférieures, elle se trouve investie par ces circuits denses et elle ne peut plus s’élever en tant qu’âme, et croître normalement vers les dimensions d’énergie et de conscience supérieure qui la mettent en relation avec le plan de l’âme et de l’esprit supérieur permettant de contrôler les forces inférieures. 

Si on veut vraiment être utile à une femme, il faut l’acheminer progressivement vers une revirginisation de sa nature parce que l’âme est virginale. C’est pourquoi on parle de la vierge Marie. La génération d’un fils de dieu, c'est-à-dire d’un véhicule lumière immortel relié au père spirituel, ne peut être fait que par l’âme, la sœur lumière, le véhicule lumière qui est vierge. Ce n’est pas le corps physique de Marie, mais sa virginité énergétique qui permet de faire un fils de Dieu. Si la femme veut évoluer vers sa dimension spirituelle, elle devra dégager son corps physique des accrochages de puissance trop importants qui se sont faits depuis sa jeunesse. Elle devra se mettre dans une ambiance énergétique qui corresponde au plan de l’âme, redéfinissant ainsi l’identité énergétique de la femme. Une identité énergétique qui a beaucoup de difficultés à se définir si elle est imprégnée trop violemment, par l’énergie d’un homme.

En effet, dans la plupart des cas, les hommes vont injecter leur puissance personnelle dans le corps de la femme. En réalité, pour que la femme puisse redevenir une âme, il faudrait qu’l y ait échange énergétique avec douze femmes autour d’un homme afin que se crée une amplification formelle des douze ouvertures de communication avec l’extérieur permettant d’accroître la circulation énergétique par rapport à la condensation.

Car l’intériorité de l’homme communique à l’extérieur par douze orifices dans son corps : les deux yeux, les deux narines, les deux trous auriculaires, la bouche, les deux trous des seins, le nombril, l’orifice urinaire et l’anus.

Si on voulait que l’homme maîtrise bien sa délimitation, il faudrait que non seulement il puisse maîtriser son propre corps, mais qu’il puisse en maîtriser au-delà de son corps. Ce qui lui réclamerait éventuellement de pouvoir centraliser en plus de son propre corps, douze portes féminines qui seraient, en quelque sorte, l’amplification des ouvertures qu’il doit maîtriser. Cette situation permettrait à cet homme suramplifié d’avoir une relation au-delà de sa propre nature avec le réseau des douze qui existe dan les douze rayons que l’on peut observer en photographiant le soleil aux rayons X, et dans les douze constellations qui, traditionnellement, règlent la vie des créatures.

Si une femme reçoit trop l’énergie d’un homme, elle se matérialise. Si elle veut redevenir un être accordé à la dimension subtile de l’âme, il faut qu’elle prenne très peu de l’énergie de l’homme, juste ce qui correspond à la structure de l’âme. Si elle prend trop  de structure de l’homme, elle devient une femme, une forme-âme. Parce que l’homme est la structure, et la femme l’énergie. Si la femme prend trop de structure, elle devient de plus en plus matérielle. Si elle prend beaucoup de structure et d’énergie, el en ‘a plus qu’une solution pour évoluer cet excès, formaliser un enfant. A partir du moment où cette femme est trop chargée d’énergie et de structure, elle devient une mère formelle, elle est conduite à faire un enfant qui recentralise toutes ses forces de formalisation dont elle s’est chargée.

Dans l’autre sens, si la femme remonte dans l’énergie, elle ne va pas faire des enfants formels, elle va faire des enfants subtils. Elle va être la porte de transfert vers un monde plus élevé. Elle devient une vestale. Elle accouche des âmes qui étaient descendues en dessous et elle les fait revenir au-dessus. Elle rédempte les êtres descendus et elle les remonte au ciel. Ainsi se constituent des portes comme cela, qui sont entretenues par des êtres consacrés, pas seulement des religieuses ou des moines, mais par des êtres qui entretiennent une porte de retour et qui deviennent des protes de salut pour les âmes descendues dans la matière qui ne peuvent pas remonter s’il n’y a que des hommes qui éjaculent et des femmes matérialisées faisant des enfants formels. Car si tout est descendu vers la matière, les âmes descendues n’arrivent pas à remonter. Si la femme veut retrouver cette dimension d’âme, parce qu’elle a une très fort aspiration vers sa dimension subtile supérieure, vers son véhicule supérieur, elle peut envisager d’utiliser son corps physique comme matrice de construction de son véhicule d’immortalité.


Femmes, Réponses Essentielles. 

Etre femme dans la cité grecque



Dans la Grèce antique, il faut préciser pour spécifier la supériorité de la beauté masculine que les qualités du jeune garçon ou de l’homme diffèrent en tous points de celles de la femme. Celle-ci est « tantôt assimilée à l’enfant, tantôt au barbare, voire à l’animal »

De plus ce que la cité grecque exige des femmes, c’est la réserve et la discrétion. « Sa parure la plus grande est [donc] le silence. (...) [Et] le plus grand éloge que l’on puisse faire d’une femme, disent les auteurs anciens, est qu’elle ne fasse pas parler d’elle (...). Est associé [ainsi] au féminin tout ce qui est posture de soumission et passivité (...) ». Dans la culture grecque en effet, la femme n’a que peu d’importance en tant qu’épouse. Sa vie s’organise autour du métier à tisser et de l’éducation de ses enfants, plus précisément des garçons jusqu’à 7 ans. « La quenouille, outil de la fileuse est l’un des attributs de la femme, dès le monde homérique (...) » .

La femme légitime n’a de rapport avec son époux que dans le but de procréer, à tel point que même la discussion entre mari et femme est relativement rare. Par contre quand il est avec une courtisane, l’homme peut avoir une relation plus proche de celle qu’il entretient avec un jeune garçon. La courtisane est appelée, hétaïre, le terme est d’ailleurs le féminin du terme masculin hétaïros qui signifie compagnon. L’hétaïre est donc la compagne de l’homme dans les banquets, lieu de musique, de danse, de poésie, de discussions et d’amour. Son rôle est de susciter le désir masculin, elle est donc formée à ce type de pratique. Mais alors que la femme légitime n’a reçu aucune éducation autre que celle dispensée par sa mère, l’hétaïre étrangère et donc non-citoyenne, reçoit une éducation lui permettant d’avoir des échanges avec les hommes qui ne se limitent pas à la seule relation sexuelle.

Aspasie, compagne de Périclès en est un exemple. Elle va l’influencer dans ses décisions. Comme certaines hétaires qui donnent des leçons de philosophie ou de science politique à de jeunes hommes, Aspasie a ouvert une école pour former des jeunes filles. Son enseignement est composé de cours de techniques érotiques, mais aussi de poésie, de danse. Si ce type de femme n’est pas l’égal de l’homme, son statut est néanmoins proche du jeune garçon.

Mais de manière générale, il faut souligner que si la femme a essentiellement pour rôle de donner naissance à des enfants, c’est aussi parce que « l’amour est plutôt réservé aux relations masculines. Aimer les femmes est un signe de faiblesse et de féminitude, et le modèle du séducteur de femmes, Pâris, l’amant d’Hélène, passe pour un efféminé.

Quant à aimer sa propre femme, au Ve siècle avant notre ère, c’est un grand ridicule». Par contre, les rapports entre les hommes et les jeunes garçons est tout autre. L’éducation des jeunes garçons est nourrie par l’art, la philosophie et la pratique sportive. D’ailleurs au gymnase, des salles de discussions permettent aux philosophes et aux poètes de s’entretenir avec les jeunes. Dans ces salles, des statues grecques représentent l’idéal de beauté. La beauté des jeunes garçons est mise en valeur lors des fêtes, des compétitions sportives ou des banquets. Ils s’y présentent le plus souvent nus. Notons d’ailleurs que le terme gymnase, gymnos en grec renvoie à la nudité. Or, « la nudité est symbole de beauté et de puissance, (...) [c’] est une preuve de civilisation, [alors que] les barbares sont ceux qui sont habillés (...) [dans la mesure où le fait d’avoir] honte de son corps est une preuve de barbarie. (...).

Pour les grecs, les exercices sportifs dans les palestres nécessitaient une nudité intégrale, mais elle ne s’appliquait qu’aux hommes. Si l’homme nu ne choquait pas, la femme nue scandalisait (...) ». « L’opposition du nu et du vêtu recoupe l’opposition du masculin et du féminin. La beauté masculine est corporelle, la beauté féminine réside dans le vêtement et se résume à son visage, sinon à sa chevelure ». « Dans l´éducation grecque, la gymnastique, en sculptant et en ciselant les muscles, associée aux massages d´huiles parfumées, aux soins des cheveux et de la barbe suffit à rendre beau naturellement. Le fard relève du simulacre, du mensonge et de l´illusion : il ne donne qu´une beauté éphémère, inauthentique et insignifiante».

Comme le montrera Xénophon la beauté masculine est supérieure à toute beauté féminine, car « la beauté juvénile des garçons, qui fascine les Grecs, est définie comme beauté naturelle.

Inversement la beauté féminine est dite artificielle et s’obtient par artifice ». Le maquillage des femmes : « teint blanchi de céruse, yeux charbonnés, pommettes et lèvres d’un rouge violent » en est une constante. « De fait la représentation grecque de la femme oscille entre deux pôles : d’une part c’est une créature sauvage qu’il faut domestiquer et civiliser pour l’intégrer à la société par le mariage, d’autre part c’est une créature hyper artificielle qui séduit l’homme. Dans les deux cas, l’homme veut la femme artificielle, jamais naturelle, jamais mise à nu. Elle doit donc également se vouloir artificielle : bien habillée, maquillée, (…) parée et bijoutée» .

extrait de L’Etre féminin ou le fondement ontologique de la laideur.

Par Claudine Sagaert