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samedi 4 novembre 2017

La Femme complète – ou la grâce d’être ménopausée

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Le rôle des lunes

Dans la vie de chaque femme, les Lunes jouent un rôle important, bien souvent plus important que ce dont on a conscience. Notre vie entière de femme est rythmée par cette danse de nos hormones changeantes qui mènent la ronde… Et nous mènent bien souvent par le bout du nez aussi.

Quelle femme n’a pas attendu désespérément ses règles ? Ou les a maudites ? Tampon, serviette jetable ou lavable, cup ou flux libre… Autant de possibles, autant de transmissions et des prises de conscience.



La relation de chaque femme à ses lunes est spéciale et spécifique.


Dans le sang de chaque femme réside son pouvoir magique.


Dans la nuit des temps, le sang des lunes servait aux sacrifices des prêtresses au service de la Grande Mère. Aujourd'hui, nous nourrissons nos plantes ou bien nous dessinons avec notre sang. Dans les anciens temps, la propriété fertilisante du sang menstruel était bien connue, et utilisée. Les recherches modernes ont démontré la richesse du sang menstruel en cellules souches et en éléments nutritifs.
Ce sang témoigne de notre vérité profonde : être source de vie.



Une femme est capable de donner la vie, de la faire grandir en elle, puis de la mettre au monde ; d’amener une âme de l’autre monde à ce monde ici-bas. Tel est le pouvoir des femmes. Et peu importe si nous usons de ce pouvoir ou pas, il réside en nous. Une femme est connectée à la source de toute vie. Et que ce passe-t-il quand nous perdons ce pouvoir de fertilité, quand nos lunes deviennent irrégulières, puis cessent ?


Il s’agit d’une phase de transition profonde, qui touche chacune de nous.




La ménopause dans notre culture
Dans notre société occidentale, perdre sa fertilité équivaut à perdre sa valeur de femme.

Au sein d'un environnement où l’attractivité d’une femme repose sur sa capacité à séduire les hommes, puis à enfanter, une femme ménopausée n’a plus aucun intérêt. Elle devient une « vieille peau », avec tous les symptômes qui peuvent accompagner cette phase : l’irritabilité (et il y a de quoi !), la perte de désir, les bouffées de chaleur, la sècheresse vaginale, les prises de poids importantes, l’ostéoporose, etc. Chez nous, en occident, cette période de disparition de notre fertilité est vécue comme un processus de deuil de notre valeur de femme. Et tous ces symptômes témoignent de cette perte de valeur. C’est comme un point de non-retour : ce qui n’a pas été vécu jusqu’à présent, il ne sera plus jamais possible de le vivre.


Le Renouvellement

Ailleurs, dans d'autres cultures, cette période n’a pas du tout la même signification. Au Japon, par exemple, elle est vécue comme un processus de transformation. Ménopause, en japonais, s’appelle « Konenki ». « Kon » signifie « renouvellement » ou « régénération », « nen » signifie « année » ou « années », et « ki » « saison » ou « énergie ». Ce qui pourrait se traduire comme « les années de la saison du renouvellement » ou « les années de l’énergie de régénération » ! Il n’est donc pas étonnant que les japonaises se plaignent très peu de symptômes de ménopause...



Les Pouvoirs shamaniques

Au sein des cultures indigènes, aux quatre coins de la planète, des Maori de Nouvelle Zélande jusqu’aux indiens iroquois, les femmes ménopausées changent de statut. De simples membres de la société, elles deviennent des guides de la communauté, des « Anciennes ».


Dans la plupart des cultures shamaniques traditionnelles, par exemple les Maya ou les Indiens Cree, une femme doit avoir traversé la frontière invisible de la ménopause pour avoir accès à ses dons de guérisseuse et de guide spirituel. Le sang menstruel a le pouvoir de créer la vie au sein de l’utérus. Si la femme atteint donc l’âge de retenir son sang créateur de vie, de le garder en elle, elle traverse ce seuil invisible et atteint le statut de « femme sage » ayant accès à sa magie intérieure. Prêtresse ou guérisseuse, elle devient un guide spirituel pour sa communauté.


D’un point de vue ethnologique, les Anciennes ont acquis ce statut car, le fait qu’à un certain âge les femmes cessent d’accoucher elles-mêmes et s’occupent des enfants de leurs enfants augmente les chances de survie de ceux-ci. Placer les grand-mères au centre de la communauté est donc un gage d'efficacité et de prospérité.


La femme complète selon Miranda Gray


Alors que la vie d’une femme menstruée est cyclique - de mois en mois, d’année en année - celle d'une femme ménopausée n’est plus soumise à ce cycle. Durant la période de fertilité, nous traversons successivement, pendant chaque cycle, les énergies des quatre archétypes. Notre cycle s’ouvre, au cours de la phase pré-ovulatoire, sur l’énergie dynamique et entreprenante de « la Jeune fille », sure de ses projets. Puis, pendant l’ovulation, nous entrons dans les énergies soutenantes et altruistes de « la Mère », au service de la vie et de la communauté. Si l’ovule n’a pas été fécondée, l’énergie se tourne vers intérieur, et nous devenons des « Enchanteresses » dotées d'une créativité sauvage, et sachant exactement ce que nous ne voulons pas. Enfin, pendant nos lunes, nous entrons dans l’archétype de « la Sorcière », en lien avec nous-mêmes, au contact de notre vérité profonde.

Être une femme complète veut dire sortir de cette ronde dictée par les hormones en intégrant en nous toutes ces énergies et leurs qualités spécifiques.

La pré-ménopause et la ménopause sont souvent vécues comme des périodes difficiles. Elles sont accompagnées d’irritabilité voire de dépression, et de nombre de symptômes invalidants qui témoignent, du point de vue du décodage biologique, de la perte de notre valeur de femme. La disparition de la libido et la sécheresse vaginale renvoient au fait que nous ne nous sentons plus désirables puisque nous ne sommes plus fertiles. Les bouffées de chaleur brûlent l’énergie des ovaires dont nous ne savons plus quoi faire. L’ostéoporose attaque à travers notre structure notre valeur intrinsèque. L’anxiété et la dépression surgissent lorsque, perdant le contact avec nous-mêmes, nous refusons de ressentir notre vérité profonde.

La pré-ménopause est associée tout particulièrement à la phase de « l’Enchanteresse », et nous permet de profondément expérimenter cet archétype. C’est le moment de ressentir ce que nous ne voulons plus, ce que nous souhaitons changer. C’est l'opportunité de nous permettre d’exprimer notre créativité sauvage, celle qui n’a pas peur de sortir des conventions. C’est le temps d’apprendre à chevaucher nos émotions, à les mettre à notre service et au service de nos relations, au lieu de nous laisser dominer par elles. C’est le moment d’expérimenter notre magie sexuelle, d’attirer, de séduire, de nous affirmer, de créer à partir de notre désir profond.

La ménopause est une transition qui, lorsque nous sortons de la ronde cyclique, nous appelle à faire un bilan.

Quel a été mon vécu ? Comment je me suis permise d’expérimenter les quatre archétypes du cycle ? Me suis-je autorisée à suivre mes projets, à me mettre au centre de ma vie, telle une « Jeune Fille » ? A quoi ai-je donné vie ? Qu’est-ce que j’ai mis au monde, telle une « Mère » ? Qu’ai-je fait de ma créativité et de mon désir ? Comment ai-je utilisé ma magie sexuelle, celle de « l’Enchanteresse » ? Etais-je en lien avec ma vérité profonde, telle une « Sorcière » ? Me suis-je permis de l’exprimer ?

Se poser toutes ces questions peut être douloureux. Pourtant, être vraie avec soi-même est le seul vrai moyen de s’épanouir.
Suite à ce bilan, d’autres questions s’imposent.


Qu’ai-je encore envie de vivre ? Qu’est-ce que je voudrais encore mettre au monde ? 

La bénédiction de la femme complète réside dans le fait que, libérée de la cyclicité, toutes les énergies des archétypes lui sont disponibles et accessibles, selon son souhait, ou selon ce qui a encore besoin d’être intégré. Ainsi une femme ménopausée peut rester plusieurs mois, ou même des années, dans un des archétypes, ou à l'inverse utiliser les quatre pendant la même journée. C’est d’une immense liberté !...




La transmission et la place dans notre lignée

Avec cette intégration se pose la question de la transmission.
Qui suis-je ? Qu’est-ce qu’ai j’ai expérimenté ? Et qu’est-ce que je voudrais transmettre aux générations suivantes ? Embrasser le rôle de « L’Ancienne », celle qui a vécu, qui a mis au monde, qui a aimé et qui a haï, qui a échoué et qui a réussi, et qui a mis du sens sur sa vie, procure une immense satisfaction. Mettre son expérience intégrée au service des générations suivantes, qu’elles soient de notre chair ou pas, nous permet de nous rapprocher de notre sens profond, loin des clichés et des stéréotypes.



Dans nos ovaires, se trouvent environ 450.000 cellules souches. Au cours de la période de fertilité, environ 500 ovules parviennent à maturité, dont quelques-uns donnent, peut-être, un autre être humain. Or, tout le potentiel des autres est encore là, énergétiquement et biologiquement, en attente d’être utilisé.


Quelle grâce !...



Devenir une femme complète …
Quel challenge, et quelle bénédiction !
Par Christina Zelzner

Prochain stage www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com/Les-3-Saisons-de-Venus

Christina Zelzner est Psychobiothérapeute.

Au cours de son chemin de vie, elle a rencontré le Féminin Sacré qui lui sert de fil conducteur. Elle accompagne hommes et femmes sur leur voie d’épanouissement sexuel et personnel. Ayant à l'origine une formation en psychologie et en décodage biologique, elle a ensuite élargie ses connaissances à l’art-thérapie puis aux constellations familiales. Son orientation progressive vers la sexualité s'est réalisée au travers de la Sexual Grounding Thérapie, du Tantra, du Tao et du chamanisme. 


Elle complète actuellement ce riche parcours par une formation en Somatic Experiencing spécifique au traitement des traumatismes.

Un site
www.psycho-bio-therapeute-grenoble.com

jeudi 26 octobre 2017

Femme – Homme : Energies


Un couple représente l’aspect matière (les chakras 1 et 2), un couple représente le Ciel / le Divin (Chakras 5 et 6) et celui qui est coincé entre les deux est celui de l’homme (chakras 3 et 4 - Le mental-ego et le coeur-émotion). Nous sommes donc un mental et des émotions coincés entre un corps de matière et une force d’esprit…



La première lecture de ce dessin nous dit qu’une femme va chercher en l’homme et en priorité la force, la justice et la sagesse. Dit autrement, elle réclame la protection, la sécurité de l’approvisionnement, d’être considérée équitablement et qu’on la guide un peu, surtout par rapport à ses excès de pureté, de beauté et de grâce (avoir accès une bonne table, faire les magasins de mode et les soins esthétiques car monsieur possède l’argent - rappelez-vous le chakra 1).

Par contre pour monsieur, lui, il va chercher la femme pure (donc vierge si possible et qui fabriquera de la bonne descendance), belle (cela fait toujours mieux quand elle vous tient le bras en ville) et gracieuse (parce que c’est toujours mieux de l’être que pas du tout). Pour cela il sera prêt à payer, à jouer d’autorité, voire à essayer d’être un modèle à copier.

Le côté moins sympathique, s’il a du mal à s’équilibrer, c’est qu’il se servira de sa force pour cogner, tuer, détruire la vie. Il cherchera le pouvoir pour combler son ego et parlera de toutes ses forces pour imposer sa sagesse, excusez-moi je voulais dire ses lois !

Donc mesdames, vous savez quoi faire maintenant. Câlinez-le, dites-lui qu’il est intelligent et que ses raisonnements vous émerveillent et vous arriverez à dompter l’homme des cavernes qui se cache en lui.

Pour vous messieurs, dites-lui quel est belle, que vous appréciez son harmonie, ses goûts et ses tenues vestimentaires et que les petits plats qu’elle vous prépare sont vos mets préférés. Avec tout cela, une grosse partie des problèmes de couple vont être réglés.

Néanmoins, vous pouvez vous appliquer ces règles à vous-même. Où en êtes-vous avec les énergies complémentaires ? Allez monsieur, un petit effort du côté de la pureté (sans pour cela être une cocotte), quelques fringues en accord avec les tenues de la dame, et travaillez votre démarche pour exprimer le félin qui se cache en vous.
Néanmoins, vous pouvez vous appliquer ces règles à vous-même. Où en êtes-vous avec les énergies complémentaires ? Allez monsieur, un petit effort du côté de la pureté (sans pour cela être une cocotte), quelques fringues en accord avec les tenues de la dame, et travaillez votre démarche pour exprimer le félin qui se cache en vous.

Pour madame, c’est aussi développer une autonomie financière, ne pas encaisser naïvement tout et n’importe quoi par "amour "et ne pas vous en laissez raconter par les beaux parleurs. Vous aussi, vous pouvez dire des choses intelligentes car les mecs n’ont pas le monopole de la sagesse ! Allez leur parler de l’intelligence du coeur et vous verrez qu’ils n’en connaissent pas grand-chose. Il faut dire, à leur décharge, que le système ne les encourage pas dans cette voie… mais sur l’oreiller tout est possible !

Bien alors, vous y voyez mieux dans les 7 plans d’harmonisation ? Si oui c’est super si non, on va s’y prendre autrement. Prenez les mots adjacents à l’une des qualités et exprimez-les par une phrase.

Prenons des exemples :
La pureté c’est la force en action dans la matière. La justice c’est la pureté en action dans le mental. La beauté c’est la justice en action dans la matière. La sagesse c’est la beauté en action dans le mental. La grâce c’est la sagesse en action dans la matière et la force c’est la grâce en action dans le mental.

Vous pouvez aussi faire dans le style : la pureté c’est la justice en mouvement dans la matière. La beauté c’est la sagesse en mouvement dans la matière. La grâce c’est le mouvement de la force dans la matière. Etc.

Ou encore : la grâce c’est une force de sagesse alors que la pureté est une force de justice. La sagesse c’est la beauté exprimée de la grâce alors que la justice c’est la beauté d’une pensée pure.

Vous voyez qu’à partir d’un simple dessin, il est possible de faire comprendre, et surtout de comprendre, que nous sommes tous capables de nous harmoniser en comprenant les 6 mots-clés de notre mécanique énergétique si parfaite.

Vous me direz qu’il est toujours facile de parler des 7 plans d’harmonisation où l’on parle de dualité, de polarité, de monde duel et de prendre comme exemple l’homme et la femme.


Or quel est le plus gros problème entre ces deux polarités incarnées sinon d’arriver à être en phase, en cohérence afin d’arriver à cette fusion si souvent illusoire mais fortement recherchée par les deux partenaires.

Je tiens donc déjà à faire une précision de taille. Le sexe de l’individu n’a rien à voir avec la fusion que peuvent avoir ces 2 personnes. Car elle ne concerne que le cas de la reproduction biologique d’un corps humain.

Deux personnes de même sexe arriveront plus souvent à fusionner que des hétéros pour la simple et bonne raison qu’elles n’auront aucune accointance avec la reproduction. De plus la fusion n’appelle pas forcément à des relations sexuelles.

Des personnes d’âges très variés et de culture différente peuvent connaître l’état fusionnel juste en se prenant la main. Ceci s’explique simplement grâce à la bonne compréhension de la théorie de la réincarnation.

Il y a plus d’un siècle, cette théorie était totalement rejetée par les Occidentaux totalement martyrisés par des siècles / millénaires d’obscurantisme religieux. C’est pourquoi je parle de théorie car, pour beaucoup, cela le reste encore. Une machine biologique entraînant une autre machine biologique permet de casser du caillou beaucoup plus facilement que quand vous êtes tout seul. Croire qu’en étant là-haut sur la montagne, tout seul, vous y arriverez plus vite est une illusion où nombre de moine et de nonne se sont cassés non seulement les dents mais y ont laissé leur vie pour rien.

Par contre, une nonne avec un moine, cela a plus de chance de plaire aux dieux ! L’énergie masculine et l’énergie féminine se doivent d’échanger afin de recréer l’unité originelle. L’acte sexuel n’est pas forcément de mise mais cela aide bien à l’affaire quand même !

En effet, quelle est l’énergie la plus puissante sur le plan terrestre ? C’est l’énergie sexuelle car sans elle, personne ne serait là ! Toute forme de vie, quelle qu’elle soit, a besoin de se reproduire sous peine de mourir mais surtout de vivre pour rien !

Malgré nos corps malades, il est possible de connaître le grand Amour car heureusement l’état d’unité (que l’on rattache à la fusion) ne dépend pas uniquement du corps physique. Néanmoins, comme le corps physique / biologique est notre principal support d’incarnation, il est préférable qu’il y ait le moins possible de dysfonctionnements. N’oublions pas que nous sommes incarnés sur les 7 plans simultanément. Il y a donc forcément une corrélation physique entre les propriétés héritées et l’état de santé desdits organes en question.

Sortir du monde duel afin de retrouver sa caractéristique originelle demande quelques efforts, beaucoup d’attention et surtout une intention sans faille.

Laurent DUREAU – extrait des Articles du blog 4D5D.fr
 PARTIE I - NOTRE CIRCUIT ÉNERGÉTIQUE REVISITÉ


vendredi 20 octobre 2017

Masculin-Féminin : Quelques grandes confusions à éclaircir


Les adjectifs « féminin» et «masculin» sont associés aux mots de «femme» et d'«homme» dans le langage courant. Mais ce n'est qu'un cas particulier : si nous ne le précisons pas dans le texte, les mots de « féminin» et « masculin » s'attacheront ci-après aux énergies « YIN» et «YANG».

Les mots «mâle» et « femelle » se rapportent d'abord au monde animal, végétal et même à la matière (exemple, «prise électrique mâle, femelle »), mais peuvent aussi concerner l'humain dans ses composantes animales. Enfin les mots de «femme» et d’«homme» sont sans équivoque. Le mot homme concerne l'être humain donc «homme» aussi bien que «femme».

Une grande difficulté pour parler du féminin et du masculin est de considérer notre EGO («moi, je») de femme ou d'homme. Nos peurs de l'autre sexe nous entraînent souvent à nous retrancher en deux camps bien distincts : celui des femmes et celui des hommes, le plus souvent dans l'affrontement, avec des comportements de mépris, de guéguerre, ou même parfois de haine.

L'ego se construit dans l'enfance et permet cette nécessaire reconnaissance du «moi, je » — il est alors un moteur. Mais il doit être dépassé et permettre la reconnaissance des autres sinon il devient un piège. Car lorsque l'individu se comporte comme s'il devait toujours tout ramener à lui-même, il y a là une grande source de conflits. Regarder notre féminin et notre masculin   d'hommes et de femmes avec un maximum de bien-être, nous conduit à en faire une lecture en énergie et non avec nos ego. L'ego est une particularité de l'humain et n'existe pas chez les animaux, les végétaux ou les minéraux.


Des millénaires d'acupuncture chinoise nous ont enseigné deux formes d'énergie : une féminine «Yin » et une masculine «Yang».




Elle correspond dans notre corps au système parasympathique, lequel s'exprime par la vagotonie, c'est-à-dire une hypersensibilité qui peut aller jusqu'à la syncope (c'est ce qu'on appelle le « malaise vagal »).

Le Feng Shui, pour la société de Feng Shui londonienne, est la pratique qui consiste à analyser, et à influencer l'interaction entre les personnes, les bâtiments et l'environnement, afin de promouvoir une meilleure qualité de vie. Pour elle :

– les aliments Yin sont, par ordre décroissant : le sucre, les crèmes glacées, les liquides sucrés et les fruits ;
– les activités physiques Yin : la méditation, le yoga, le tai chi, le stretching ;
– les loisirs Yin : le sommeil, le repos, les bains de soleil, les massages ;
– les violons d'Ingres Yin : la télévision, la lecture, l'écoute musicale, la conversation ;
– les qualités physiques Yin : la faiblesse, l'apathie, la fatigabilité, la lenteur ;
– les qualités mentales Yin : la lenteur, l'imagination, la largeur de vue, la souplesse d'esprit ;
– les émotions Yin : le côté dépressif, la vulnérabilité, l’émotivité, la sensibilité ;
– le physique Yin : mince, grand, avoir les grands doigts et les orteils longs, les lèvres épaisses.

Les exemples peuvent être pris à l'infini.


Avant de passer en revue les positions équilibrées entre Yin et Yang, allons voir ce qu'il en est de l'énergie Yang.





L'énergie YANG est gérée par le système orthosympathique, utilisé pour se défendre :
– les aliments Yang sont par ordre décroissant : le sel, la viande, les oeufs, le poisson ;
– les activités physiques Yang sont : la boxe, le karaté, le football, le tennis ;
– les loisirs Yang sont : le ski, le surf, l'équitation, la voile ;
– les violons d'Ingres Yang sont : la spéculation financière, les études, les échecs, l'informatique ;
– les qualités physiques Yang: la raideur, la force, la rapidité ;
– les qualités mentales Yang: la rapidité d'esprit, le sens du détail, la précision, la logique ;
– les émotions Yang: la colère, l'insatisfaction, l'irritabilité, la pugnacité ;
– le physique Yang: trapu, petit, doigts et orteils courts.

Entre ces différentes caractéristiques YIN et YANG, il y a de nombreux intermédiaires combinant leurs qualités : pour le mental, nous citerons, l'ordre, la créativité et la souplesse d'esprit.

Il est important de comprendre ces deux types d'énergies auxquelles nous sommes sans cesse confrontés dans notre vie personnelle sur le plan corporel, émotionnel ou mental, dans notre vie de couple, de famille, dans nos activités sociales, politiques, etc. Le bon équilibre, c'est-à-dire notre capacité à nous adapter à la réalité, détermine la bonne santé. Une mauvaise adaptation nous conduit dans des extrêmes pouvant aller à la mort.

Les maladies du Yang sont généralement en hyper : hypertension artérielle ou musculaire, hyperthyroïdie, hypertrophies diverses (adénome de la prostate, kystes, tumeurs) inflammations : trop de feu et de chaleur. Les maladies du Yin sont généralement en hypo: hypotension artérielle, hypothyroïdie hypotrophie musculaire, dépressions nerveuses ou immunologiques comme les infections, le sida, etc. Dans la maladie, les deux phases sont souvent présentes : la première phase Yang est une phase de lutte contre (ou avec) un virus, une bactérie, un problème émotionnel, une difficulté relationnelle, familiale ou professionnelle.


L'énergie féminine et masculine concerne tout le vivant, homme et femme, même si l'homme a plus de facilité à aller dans le masculin et la femme dans le féminin. Il s'agit d'un phénomène énergétique et physiologique de base évoluant selon une sinusoïde.



• Pendant une année, se déroulent le printemps, l'été, l'automne et l'hiver.

La période d'un an de travail est celle au bout de laquelle nous payons nos impôts. La période solaire d'un an est celle qui nous permet d'ajouter +1 à notre âge le jour de notre anniversaire. De nombreuses activités végétales et animales respectent ce cycle d'une période annuelle.

• La période lunaire, vingt-huit jours, est celle du cycle menstruel de la femme. La période mensuelle dirige notre activité professionnelle : la fiche de paie à la fin de chaque mois.

• La période circadienne (un jour) est celle de nos rythmes personnels, comme le cycle veille-sommeil. Il s'agit d'un mécanisme du vivant, de tout ce qui peut varier en nous. C'est alors un signe de bonne santé. Une partie de la médecine — la chronobiologie — étudie à quel moment un traitement médicamenteux est le plus efficace sur un cycle de 24 heures.


L'association du masculin et du féminin constitue un couple.



Ce couple existe au niveau énergétique et aussi, comme nous le verrons plus tard, au niveau minéral, végétal, animal et humain. Chez l'humain, il peut s'agir d'un couple homme-femme au sens classique du terme, mais aussi du couple intérieur, c'est-à-dire «animus-anima» au féminin-masculin, chez l'homme comme chez la femme. Nous développerons cet aspect plus loin.


Extrait de Le féminin et le masculin – Chapitre 1



jeudi 12 octobre 2017

Le jour où les hommes s’aperçurent qu’ils n’étaient pas étrangers à la procréation



La naissance des cités et l’organisation militaire de la société leur firent prendre conscience de leur propre pouvoir créateur et de leur force. Il fallut des rois pour diriger tout cela. (De droit divin). Il leur fallut alors des dieux dominateurs à leur image…Pour justifier leur prise de pouvoir. Des dieux qu’il fallait craindre !

Les femmes devinrent garantes de la procréation de nombreux guerriers ; dispensatrices d’un indispensable plaisir, elles devinrent au sein de certaines civilisations, un bien précieux, une marchandise, une servante.




Apparition du Dieu Mâle :
Tout s’est joué en Mésopotamie il y a 6000 ans ; c’est là que cette dramatique mutation culturelle semble avoir pris naissance : Le dieu Mardouk en vient à tuer sa mère Tiamat (un serpent gigantesque…) et s’empare du pouvoir et du sacré qu’elle détenait jusqu’alors. Issue des traditions sumériennes, la Genèse biblique demande à l’homme de dominer et d’exploiter la Nature ; donc ses forces vives, donc la femme elle-même. D’autre part le serpent y sera présenté comme l’ennemi, le corrupteur ; il y est associé à la femme : d’abord Lilith puis Eve.

La Grande Déesse solaire devient lunaire, un pâle reflet d’elle-même. Elle est alors associée au dieu, son amant ou –et- son fils, auquel elle transmet son pouvoirs solaire. La Déesse des origines devient la Mère de Dieu, ou sa parèdre. Son faire valoir…Reléguée sous le masque de la lune par l’homme, la déesse des origines devint alors le miroir dans lequel il se cherche toujours, désespérément. C’est ainsi que la Déesse a perdu son trône.

Le Féminin sacré, expression même de l’inconnu, du mystère de la Nature indomptée, et détentrice des secrets de la Vie, sera bafouée pendant les millénaires qui suivront par les dieux mâles … et les femmes par les hommes.

Domination du sacré viril :
L’homme s’est donc crée des dieux à son image, capables de justifier sa prise de pouvoir sur l’univers féminin. Incontrôlable était la Nature, incontrôlables étaient par là même les femmes. En prenant le contrôle de la société organisée, aux yeux du nouveau pouvoir mâle, la Nature devenait l’élément chaotique, hostile, qu’il fallait tenir à distance ou apprendre à dominer ; elle en devint par la suite, au sein des religions judéo chrétiennes, la porte des enfers. Il en fut de même pour la féminité qui, ayant perdu sa couronne sacrée, n’était plus qu’un cortège de provocations, fauteuses de troubles et de désordre social, incarnant les énergies libres, la magie et les pouvoirs occultes qui échappaient encore au contrôle des mâles.

Les antiques déesses sont chassées du panthéon judéo-chrétien alors que le Yaweh primitif avait une parèdre, tout comme le Allah préislamique. Le monde Judéo chrétien se méfie de la nature libre, celle-ci incarnera dans le christianisme le mal, la  perdition le chaos, l’antique paganisme auquel on associera le Satan aux pieds de bouc. Les déesses seront alors occultées, leurs prêtresses combattues, persécutées, brûlées (chasse aux « sorcières »)

La féminité et les femmes seront associées aux oeuvres du diable. Lilith, la première femme d’Adam et réminiscence de la déesse mère, sera associée à l’aspect négatif du serpent. Diabolisée par le pouvoir mâle, elle représente, aux temps bibliques, le matriarcat révolu, la féminité libre et dominante par trop dangereuse pour le pouvoir des hommes.

Rejetée par Adam, chassée du Paradis, Yaweh interdit à l’infortunée Lilith le monde céleste et la relègue dans les abîmes sous-marins de l’inconscient collectif ; où elle sera la compagne de Lucifer ou de Samaël. Ce mythe, associé à la « faute » d’Eve qui suivra, va contribuer à dévaloriser la féminité en lui ôtant tout caractère sacré. Il va justifier la domination et le contrôle rigoureux de l’homme sur la femme dans les 3 religions du Livre. Elle en perdra même son âme …

C’est ainsi que la première femme solaire devint la première démone active et dangereuse sous la pâleur de la lune. Telle Kali, Lilith était noire et elle est associée à la lune noire en astrologie.




LA DEESSE MERE CELTIQUE ET L’EGLISE
Chez les anciens celtes le monde fut crée par la Mère des dieux et des hommes : Dana, ou Anna. Elle incarnait la fertilité, le pouvoir et l’opulence de la Nature. Elle était aussi le Terre Mère nourricière en tant qu’être vivant. Tout comme Gaïa en Grèce ou Lakshmi en Inde.

Dana s’est démultipliée en une quinzaine de divinités féminines : Telles Birgit, Morgane, Epona, Rihannon etc. dont la plus part sont toujours présentes dans les légendes et les rites d’Irlande et de Bretagne. La position dominante de la déesse offrait aux femmes une place élevée et respectée dans la société celtique ; (voir : « la femme celte » de Jean Markale) elles avaient accès à la prêtrise et dirigeaient les rituels de fécondité.

L’Eglise et ses missionnaires ont eu fort à faire avec la grande déesse celte et ses représentantes, prêtresses et magiciennes, et le combat n’est toujours pas gagné. La lutte fut âpre, les bûchers ne suffisant pas à éradiquer l’ancien culte, il fallut user de la ruse.

C’est ainsi qu’Anna devint la mère de la Vierge, sainte Anne, particulièrement vénérée en Bretagne. Et Birgit enfila la robe de sainte Brigitte tout en conservant ses prérogatives sur la fécondité et les naissances.

Les lieux de cultes antiques furent récupérés par l’Eglise : nombre de chapelles et de cathédrales furent bâties sur d’anciens sanctuaires de la déesse, où l’on trouve encore vierges noires, fontaines miraculeuses ou menhirs. (St Anne la Palud, Locronan, Chartres, etc.) La Grande Déesse est donc toujours présente en terre celtique, cachée sous des habits et des rituels chrétiens.

Source : LE FEMININ SACRE ET LA QUETE DE L’UNITE PERDUE de Jean Bernard Cabanes



Aux origines de l’histoire de l’humanité le sacré était féminin



Les chasseurs-cueilleurs ont associé les rythmes de la nature, l’abondance de ses dons nourriciers, la magie de la naissance et de la vie, avec la femme et son pouvoir de procréation auquel ils se sentaient étranger.

La perception intuitive de ces hommes immergés dans la nature et soumis à ses cycles leur avait fait prendre conscience des faisceaux d’énergie qui sous-tendent le vivant et animent le monde naturel. La Terre elle-même leur apparaissait comme un être vivant qui les abritait, les nourrissait et déterminait leur vie et leur mort. Elle était parcourue d’ondes de vie, parfois terribles, elle avait tout pouvoir sur eux, un pouvoir qui dépassait leur compréhension.

L’ivresse de vivre des premiers hommes dans leur fusion perpétuelle avec les rythmes de la nature leur rappelait sans doute l’extase vécue dans l’accouplement avec leurs compagnes. Et de plus, elles donnaient la vie, tout comme la Terre elle-même. Ils n’avaient alors aucune conscience de leur rôle procréateur, ils accordaient alors toute la magie de la naissance aux seules femmes.

C’est sans doute ainsi que la fascination et le mystère de la vie prirent dans la conscience des enfants de la Terre une forme féminine : Le sens du sacré fut paré des formes et des attributs de la femme, car Nature et Femme appartenaient au même monde magique des ondes et des forces de Vie, un monde qui échappait à la compréhension de l’homme mâle.

Le mythe de la création apparut alors et donna un ancêtre unique à l’ensemble de l’humanité et au monde : La Grande Mère Cosmique. L’apparition de la Grande Déesse dans la conscience magique est l’élément fondateur de toute religion, avec ses rituels chamaniques et magiques.



L’EMPIRE DE LA DEESSE-MERE
Dès le paléolithique, on voit apparaître des représentations stylisées, sous la forme de statuettes d’argile ou d’ivoire, de la femme dans toute sa splendeur féconde ; elles témoignent d’un culte naissant de la fécondité incarnée par la femme. En ces temps anciens la société était régie par les femmes, les chasseurs étaient soumis à un régime matriarcal.

Le Féminin sacré des origines était solaire, source de vie la grande Déesse était associé à l’astre car les hommes avait perçu sa nature ignée : l’énergie de vie qu’ils portaient en eux était feu, (nous retrouverons cette symbolique dans les enseignements ésotériques de l’Inde) elle était issue du soleil lui-même.

Dans les langues celtiques et en allemand, le Soleil est féminin, la Lune masculin. A Babylone le dieu Sin était lunaire, tout comme Osiris en Egypte (c’est Isis qui arborait alors l’emblème solaire sur sa coiffe), tout comme Shiva, le plus antique dieu de l’Inde (qui porte un croissant de lune sur son chignon).

La Grande Déesse était aussi associée à l’arbre de vie car elle présidait à l’abondance de la Nature, à la procréation et aux plaisirs qui y sont associés. Mais, associée aux courants et aux forces telluriques, elle prit alors les formes symboliques du serpent chtonien et du dragon, alors considérés comme des entités positives associées à la Vie elle-même. La femme était alors considérée comme l’incarnation dans la matière de la grande déesse, elle représentait le pouvoir créateur de la déesse mère et elle était l’instrument de son pouvoir dans le monde.

Elle seule pouvait communiquer avec l’invisible, le sacré. Aussi la femme antique était-elle chamane, guérisseuse, magicienne et prêtresse.

Cette époque révolue fut celle du triomphe de la femme ; incarnation du sacré, elle dominait la société humaine et présidait à la naissance de la conscience religieuse. Elle était le seul lien entre les mâles et l’invisible qu’ils pressentaient avec respect et crainte.

Source : LE FEMININ SACRE ET LA QUETE DE L’UNITE PERDUE de Jean Bernard Cabanes


vendredi 6 octobre 2017

LE RETOUR DU FEMININ SACRE EN OCCIDENT



La Grande Déesse et le caractère sacré de la féminité n’ont jamais disparus : sa survie souterraine, nous l’avons vu, malgré les persécutions et l’obscurantisme de l’Eglise, lui permets depuis quelques décennies de réapparaître au grand jour sous des formes inattendues et variées :

Réhabilitation de la Grande Déesse Mère, au moyen âge, sous la forme de la Vierge Marie, mère de Dieu, la Bonne Mère, debout sur le monde ; figure divine et cosmique, mais encore associée à la Lune.

Un nouveau regard sur la Nature et une prise de conscience que la Terre est un être vivant : le retour de Gaïa.



Développement des mouvements écologistes.

Résurgence des antiques prêtresses : mouvement Wicca ; celtiques, chamaniques, et retour d’un néo paganisme dans la jeunesse actuelle accordant à la Nature l’incarnation de l’énergie divine ; néo panthéisme. Un nouveau regard porté sur le personnage de Marie de Magdala (dont les Evangiles n’ont jamais dit qu’elle était une prostituée…) Ce, à partir de l’Evangile gnostique « de Marie » où elle est présentée comme la disciple favorite de Jésus : celle qui en reçoit les enseignements les plus secrets ; au grand dame des disciples mâles qui s’insurgent . Marie de Magdala aurait-elle été la compagne ou l’épouse du célèbre rabbi ?

Évincée ensuite par une Eglise misogyne engluée dans la peur de la féminité.

Le retour en grâce du Dragon :

Il devient l’ami, l’allié, celui avec lequel on doit composer et non plus combattre, la monture du héros (dans la littérature d’heroïc fantazy) L’apparition, dans le cinéma et la littérature, des héroïnes en quête d’absolu : Des femmes exprimant librement leur énergie et leurs désirs d’accomplissement : des héroïnes solaires et combattantes.

LE RETOUR DU FEMININ SACRE SERAIT IL
LA CLEF DE NOTRE EVEIL INTERIEUR ?

Par :
Le mariage alchimique des forces opposées qui nous constituent.
La rencontre du féminin sacré en soi.
La réconciliation avec les forces de vies, le corps, le plaisir, la Nature.
L’acceptation pour l’homme de sa part féminine sans laquelle aucun dialogue ne saurait être possible avec la femme (et inversement pour la femme)
Accomplir la mutation permettant la naissance de l’homme lunaire conscient de la présence du féminin sacré en lui-même, et des forces de vie de nature féminine qui l’animent.

Permettre à la femme lunaire, asservie et réduite à sa nature femelle primaire par des millénaires de pouvoir viril, de retrouver sa nature solaire, celle de la déesse des origines.

Mais qu’en est-il de la quête de la femme ? Chercherait-elle son « masculin Sacré » ? Il semblerait que non…

Extrait du livre :  LE FEMININ SACRE ET LA QUETE DE L’UNITE PERDUE  Par Jean Bernard Cabanes