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vendredi 6 octobre 2017

La Femme émancipée


Il convient de rappeler que les études féministes ont eu un rôle essentiel dans l’essor d’une sociologie du genre. Afin de recadrer le sujet dans une problématique globale, il est intéressant de noter les antécédents historiques de la construction sociologique du genre.

Traditionnellement l’homme est considéré comme supérieur, on peut y apporter des explications diverses à commencer par des facteurs génétiques et biologiques qui voudraient que la femme soit le « négatif » de l’homme. Autrement dit la féminité du point de vie biologique serait construite sur un manque, à commencer par celui du chromosome Y.

Du point de vue physiologique aussi le sexe féminin est un sexe « par défaut », il faut l’apport des hormones masculines pour que les organes masculins se développent, « à défaut » de quoi, l’individu sera féminin. Au départ donc, avant que n’émergent les questions de genre (autrement dit de sexe social), la femme est intrinsèquement inférieure car non déterminée.




Les études sur ce genre coïncident avec l’apparition de revendications féminines en France dans les années 1880. Ce mouvement revendicatif se poursuit jusqu’à son apogée dans les années 1960/1970, époque marquée entre autre d’un livre de référence Le deuxième sexe  de Simone De Beauvoir. Dans ce livre l’auteur insiste sur un concept qui commence déjà à connaître un certain retentissement, celui du genre, c'est-à-dire de la construction sociale du sexe. Selon De Beauvoir « on ne naît pas femme on le devient », le livre rompt avec la tradition de déterminisme biologique, anthropologique, psychique… Il aura donc fallu une série d’étapes de confrontation et de lutte féministe pour qu’on s’intéresse aux rapports de genre. Les « gender-studies » sont une discipline qui connaît un essor important dans les pays anglo-saxons où peut à peu les études sur le genre vont s’autonomiser du simple rapport conflictuel de confrontation pour en étudier l’essence même.

Au sein de la famille, la mère continue à prendre en charge la grande majorité des activités de soins des enfants et des tâches domestiques. En dépit d’une autonomie des femmes croissante, c’est là l’un des domaines où la place de la femme a le moins évolué.

Malgré l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, elles restent celles qui ont en priorité la charge des enfants, le « temps parental » représente environ 21 h 10 pour une femme active à temps plein contre 12 h 40 pour un homme actif par semaine. Il est aujourd’hui largement reconnu qu’absolument rien de biologique ou de naturel n’assignerait la femme à prendre soin des enfants et de son foyer, la démonstration est particulièrement édifiante dans l’ouvrage d’ Elizabeth Badinter, L’amour en plus . Aucune base sociologique solide ne peut ainsi défendre l’idée selon laquelle si la mère prend en charge l’essentiel de l’éducation des enfants c’est parce qu’elle y est poussée par un lien biologique autrement dit « un instinct ».

En revanche la domination au sein du couple est bel et bien présente, en particulier parce que la plupart du temps, et c’est particulièrement le cas dans Femmes au bord de la crise de nerfs, la femme attend plus de l’homme que celui-ci n’attend d’elle.

Le couple « moderne » peut se définir comme un modèle de couple issu des années 1970, dans ce modèle de couple les partenaires sont « deux sans se confondre », l’union doit être source d’épanouissement personnel pour les deux parties, le couple n’est donc plus la confusion de deux destins mais c’est bel et bien le couple qui doit être au service du bonheur de l’individu et pas l’inverse. Ce nouveau couple est plus égalitaire et à l’avantage des femmes, elles considèrent à présent qu’elles ont le droit de s’épanouir personnellement à travers le couple et d’exister pour elles-mêmes.  L’amour est donc le ciment du couple «moderne », si celui-ci n’est plus au rendez-vous les partenaires ont d’autant moins de scrupules à se séparer que le lien conjugal s’est « privatisé », c'est-à-dire est moins soumis au jugement de la société.30Ce nouveau type de lien basé sur l’amour et plus ou moins émancipé des contraintes sociales mène à une hypertrophie des attentes du lien conjugal.

Ainsi les femmes attendent de plus en plus du couple qui est synonyme d’épanouissement, néanmoins les rapports hommes/femmes restent imprégnés d’une domination découlant entres autres d’une répartition des tâches inégalitaires. Les femmes se retrouvent ainsi déçues et frustrées quand leur couple n’est pas à la hauteur de leurs espérances. On observe dans les films que, s’agissant d’un couple « traditionnel » ou d’un couple « moderne », l’homme est toujours en position de dominant et la femme toujours en attente de plus d’attention.

On peut définir le couple « traditionnel », par une forte sexualisation des rôles, et une forte clôture vis-à-vis de l’extérieur, à l’inverse le couple dit « moderne » serait plus égalitaire et plus tourné vers l’extérieur.

La question de l’apparence que prend la féminité fait l’objet d’un grand consensus au sein de la société et l’idée de « féminité » est d’emblée associée à certains éléments censés être caractéristiques de l’apparence féminine. La littérature et le cinéma ont d’ailleurs beaucoup contribué à la définition de cet « éternel féminin », en mettant en scène les clichés féminins de l’élégance dans ses personnages. Les films de Pedro Almodóvar ne font pas exception à la règle. On peut remarquer que les héroïnes de ses oeuvres ont pour la plupart une apparence soignée et sophistiquée qu’on a pour habitude de qualifier, très à propos, de « féminine ».

Ainsi dans leurs rapports sociaux, alors que pour les hommes le cosmétique et les  vêtements tendent à effacer le corps au profit d’une position sociale, pour les femmes ces attributs tendent à en faire un langage de séduction déterminant. Autrement dit, dans les relations sociales l’apparence physique de la femme est primordiale alors que celle de l’homme est indissociable d’une certaine position sociale. La femme est donc, indépendamment de son statut social avant tout une femme et donc un corps et un physique  féminin. Ce constat débouche sur le fait qu’il est d’autant plus nécessaire pour une femme de soigner son apparence puisqu’en tant que bien symbolique avant tout, elle est ce qui la définit en premier lieu. Selon le sociologue l’attention que les femmes portent à leur apparence n’est donc pas seulement imputable au « complexe mode-beauté » mais surtout à cette relation fondamentale qui l’institue comme « être perçu ». Ainsi pour les femmes, le regard d’autrui n’est pas un mal nécessaire mais un besoin puisqu’il est constitutif de son être.

Cette relation avec le regard de la société reste inchangée même si en apparence, la femme est aujourd’hui plus libérée et a le choix de l’usage de son corps. Selon Bourdieu, l’exhibition contrôlée dont font preuve les femmes, laisse leur corps « très évidemment subordonné au point de vue masculin ». Le sociologue J.C Kaufmann, a, par ailleurs, étudié le sujet à travers un phénomène du quotidien, les seins nus sur la plage. Celui-ci, se basant entre autres sur les travaux de Norbert Elias, souligne que le dénuement de la femme au fil des siècles, loin d’avoir provoqué une libération a surtout contribué d’une part à une banalisation du corps féminin, plus précisément à une neutralisation de la vision érotique systématique sur le corps, d’autre part à une montée des autocontraintes. Ce phénomène relève du « processus de civilisation », qui a contribué à l’évolution de la perception du corps féminin. En ce qui concerne l’ « hexis corporel » en particulier, l’évolution est passée du corset physiquement contraignant, à des normes de tenues plus discrètes imposées socialement.

Un aspect intéressant du livre de Kaufmann est qu’il introduit une notion absolument essentielle, la beauté. La beauté est devenue selon lui si sacrée qu’aujourd’hui tout est permis en son nom. Il remarque d’ailleurs que les femmes sur la plage ayant de « beaux » seins sont nettement moins soumises à réprobation que les autres. C’est là le troisième aspect qu’il prend en considération dans le corps féminin.

Il distingue dans son ouvrage trois corps de la femme. Le premier est celui que nous avons évoqué celui de la banalité, l’exposition croissante du corps le rend paradoxalement moins visible. Le second est le corps sexuel de la femme, qui fait naître chez les hommes un regard érotique (qu’ils ont d’ailleurs parfois du mal à assumer sur la plage). Le dernier est le corps « beauté », la beauté est alors comprise comme pure esthétique, presque comme un attribut artistique, dénué de toute connotation sexuelle. La beauté est l’absolu que les femmes doivent viser en prenant soin de leur apparence, néanmoins le sociologue révèle également une brèche dans cet idéal : les critères de beauté sont tout à fait arbitraires. Le désir masculin dans la société moderne trouve par exemple belle une femme mince et élancée ou bien est séduit par un maquillage soigné car ces attributs sont dits être « beaux ».



Néanmoins, les tableaux de maitres illustrant des femmes corpulentes à demi nues ne sont-ils pas censés être eux aussi de beaux tableaux ? Les courbes d’une femme mince ou d’une femme enrobée ne sont pas objectivement plus belles l’une que l’autre du point de vue artistique, il s’agit donc bien d’un construit social de la beauté de la femme. La beauté n’est donc pas une donnée objective mais repose sur un certain nombre d’apparats et d’accessoires censés manifester la beauté. Nous allons voir que sur cet aspect Pedro Almodóvar rentre complètement dans le jeu des apparats de la féminité, les mettant très souvent en valeur.

La beauté féminine n’est en réalité qu’une série de normes pré-établies et intériorisées par les femmes. Même si au départ elles ne contribuent que très peu à la définition de la féminité puisque « l’usage du corps féminin restant bien évidemment soumis au jugement masculin ». Le physique féminin instauré par ces normes est soumis à jugement social, ce qui en fait tout à la fois une contrainte et une priorité pour les femmes.

Extrait de " La femme face aux nouveaux enjeux de la féminité dans les films » doc.sciencespo-lyon.fr



lundi 25 septembre 2017

Les filles du ciel


S’il est difficile de traduire le terme “Wingwalker” (wing : aile et walker : promeneur), il est très aisé de le comprendre, tant ce qu’il représente est incongru. Le “Wingwalker” est une personne qui se déplace sur l’aile d’un avion... en vol.

Tout a commencé aux Etats Unis et en Europe dans les années 1920, avec le développement de l’aviation populaire. Les anciens pilotes et mécaniciens de la 1ère guerre mondiale se sont pris au jeu (avec les avions provenant des surplus de guerre) et ont inventé la cascade aérienne, beaucoup plus extrême que la voltige académique. Les cascadeurs se sont lancés des défis de plus en plus fous dans le cadre de spectacles aériens.


La crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, le durcissement de la règlementation et surtout la banalisation de l’aviation auprès du public ont finalement eu raison de ces “Jeux du Cirque” modernes. L’activité des “wingwalkers” est progressivement tombée en désuétude malgré le remplacement progressif des hommes par des femmes wingwalkers.

Mais cette ultime touche de glamour n’a pas été suffisante pour sauver une profession qui a presque totalement disparu. Si quelques numéros aériens restent encore aujourd’hui populaires aux USA, la vieille Europe n’a pas réellement développé le côté ludique de l’aviation, activité essentiellement orientée vers la performance, à l’exception toutefois de l’Angleterre...

Depuis près de 30 ans, les “Aerosuperbatics” entretiennent l’héritage des cascadeurs d’antan et proposent un numéro aérien de wingwalking dans les grands meetings européens. Les avions sont des antiques Boeing Stearman, biplans des années 1930, qui assuraient déjà le spectacle il y a 70 ans.

En revanche, pour séduire le public et attirer des sponsors, les wingwalkers sont désormais de jolies jeunes filles, sportives et téméraires. Après avoir été soutenue par une marque de margarine, l’équipe a porté les couleurs d’une marque de cosmétiques et elle est aujourd’hui financée par un fabricant de montres de luxe.

Le spectacle, proposé réellement attractif, dure de 12 à 20 minutes, en fonction des conditions météo et du nombre d’avions (de 1 à 3, voire jusqu’à 5 lorsque le budget le permet).



Cerise sur le gâteau, pour les amateurs de sensations fortes, Aerosuperbatics propose même des vols d’initiation au wing walking. Il suffit de s’inscrire sur leur site Internet, de prendre rendez-vous en Angleterre, et... d’oser monter sur l’aile quelques minutes avant le décollage...

Moi, je n’ai pas été jusque-là... Je me suis contenté de photographier les charmantes demoiselles Danielle et Stella “les wingwalkers” à l’occasion de leur meeting à Biscarrosse en mai 2010.

Je vous souhaite un bon voyage dans le ciel !

Jan Renette, mai 2010 – l’Essence de la Féminité – livre Expo à découvrir !



mercredi 20 septembre 2017

Etre femme : une identité lésée


Là où le sexe masculin bénéficie de la place du trône dans le royaume paternel phallocentrique, nulle place pour le sexe féminin, si ce n’est en termes d’absence, de manque.

Cette image, les femmes n’ont de cesse de la mettre en avant, en recourant au paraître, à la mascarade. Faute de ne pas avoir le Phallus, il s’agit de se donner à voir à l’homme comme étant l’objet de son désir. (Lacan 1957-58)

L’identité féminine en passe par un paraître appelant au regard désirant de l’homme. Nombre de femmes pointent combien il est important pour elles d’être remarquées, regardées, quittes à user de multiples artifices : faux ongles, chirurgie esthétique, ornements divers… autant d’apparats féminins destinés à capturer le regard masculin. Il s’agit pour ces femmes de pouvoir lire dans les yeux du partenaire la flamme du désir. Sembler être le phallus, soit l’objet du désir et des fantasmes masculins, vient apposer un voile sur le mystère de l’identité féminine.




Mais, tout comme l’identité féminine ne se réduit pas à une belle image, être femme ne se résume pas à cette mascarade, ce qui viendrait à assujettir ces sujets à l’injonction imaginaire «Sois belle, et tais-toi». Les femmes le revendiquent : « je ne suis pas qu’une belle poupée, j’ai un cerveau aussi ! ».

Une femme en appelle certes au regard désirant de son partenaire, mais plus que tout, elle attend qu’il lui déclare sa flamme. Ce qui est visé par une femme, c’est avant tout une parole d’amour, car l’homme qui se déclare à sa bien-aimée met à jour son manque-à-dire sur sa partenaire, et en parlant donne ainsi à sa partenaire un supplément d’Etre.

Le sentiment d’être femme implique donc l’assomption du manque-à-dire masculin quant à l’être féminin. Dès lors, la zone d’ombre entourant l’identité féminine prend une tournure bien spécifique : si un homme ne peut tout dire d’une femme, c’est parce qu’il est dépassé par une identité féminine à jamais entourée d’une part de mystère à laquelle il n’a pas accès. La parole d’amour, avec le ratage qu’elle implique, ouvre le champ à la conception de l’être féminin et de sa jouissance comme dépassant l’ordre masculin, phallique.

A l’exemple de L’hystérique, qui ne cherche pas à devenir une femme, mais plutôt à obtenir de l’homme un savoir sur cette question sans cesse déployée. Et pour cela, elle en passe par celui qui saurait lui dire ce qu’est La Femme, la vraie, qui susciterait le désir de tout homme. Si l’hystérique s’assure une identité, c’est une identité bien plus masculine que féminine, en s’identifiant à une double figure masculine : celle de l’homme impuissant, et celle, sous-tendue de l’homme idéal, imaginaire, qui saurait dévoiler La Femme.

En fait, ce regard décevant du partenaire, l’échec de ce dernier à lui assurer un repère identitaire satisfaisant en tant que femme, occupe une fonction bien précise dans la problématique de ces sujets. Alors que l’on pourrait être tenté de le croire, nombre "d’hystériques" ne s’effondrent pas du fait de cette insatisfaction sans cesse renouvelée dans leurs relations amoureuses : c’est bien plus lorsque le partenaire les quitte, disparait et ne vient donc plus jouer avec elle à ce jeu d’échecs amoureux que tout vacille. La mise en échec du partenaire à la satisfaire assure en effet pour le sujet hystérique sa foi en une figure idéale de l’homme qui lui révélerait le secret de la féminité.

En fait, si l’on parcourt les ouvrages traitant de l’hystérie et ce, en remontant jusqu’au Moyen-Age, la question de délire et d’hallucination dans l’hystérie ne paraît aucunement nouvelle, bien au contraire. Derrière le concept de « Folie hystérique », repris et analysé par Maleval (1981) gît l’énigme de l’identité féminine.

L’identité féminine ne se laissera jamais totalement dévoiler. Que certaines femmes croient atteindre leur secret le plus enfoui au prix d’une identité finalement plus masculine que féminine, que d’autres éludent ces zones d’ombre en inventant une nouvelle forme d’identité sexuée, d’un troisième genre, toutes se heurtent inéluctablement au mystère du féminin.

Extrait de Sciences-Croisées Numéro 2-3 : L’Identité


vendredi 15 septembre 2017

Par le corps, s’exprime le flux de la Vie

Lorsque le sang coule en pleine lune ou en nouvelle lune Lorsque le corps n’est pas soumis à un mode de contraception hormonal qui l’éloigne de son ressenti et de son lien avec la lune, la femme peut alors observer que ses règles surviennent généralement autour de la Nouvelle Lune (lune noire) ou de la Pleine Lune. 

Le processus de croissance de la Nouvelle Lune à la Pleine Lune accompagne généralement la physiologie du cycle qui évolue du 1er jour des règles (Nouvelle Lune) à l’ovulation (Pleine Lune). 



On peut aussi rencontrer le phénomène inverse, c’est-à-dire l’arrivée des règles au moment de la Pleine Lune et l’ovulation au moment de la Nouvelle Lune. Les autres phases lunaires sont des périodes de transition, surtout lors de cycles irréguliers. Il est aussi intéressant de constater qu’une femme qui crée un lien quotidien avec la Lune peut voir son cycle se régulariser naturellement après quelques mois. Plus on vit dans l’attention et la conscience, plus on met son énergie et sa puissance active à la transformation. 

Avoir ses règles en Nouvelle Lune (lune noire) ou avoir ses règles en Pleine Lune dépend de l’énergie vitale du moment. En effet, les menstruations génèrent une déperdition d’énergie par la perte de minéraux, de fer notamment ce qui peut générer une fatigue accentuée durant ces jours. La lune, symbole de l’élément eau, gère tous les fluides de la Terre (marées, sève) et de l’Homme (sang, lymphe), mais aussi les émotions et les sentiments. N’oublions pas que nous sommes constituées au minimum de 70% d’eau… 

Comme une discrète et fidèle compagne, elle va nous insuffler un maximum de son énergie durant son plein rayonnement. Instinctivement, l’intelligence cellulaire va accueillir cette force supplémentaire selon ses besoins. Les effets de la lune en seront régulateurs ou perturbateurs. Lorsque l’organisme est épuisé, il va naturellement rechercher l’apport énergétique supplémentaire de la Pleine Lune, durant sa période la plus vulnérable que sont les règles. Son épuisement sera par contre accentué si les règles surviennent en période de Nouvelle Lune par l’effet aspirant de celle-ci, pouvant se manifester par des tensions ou un malaise lié à un vide. 

Au contraire, si une femme est fatiguée par un trop plein de tensions nerveuses, la Pleine Lune risque d’accentuer ses symptômes et la rendre irritable ou insomniaque, alors que la Nouvelle Lune permettra de faire diminuer cet excès. Si la femme est naturellement en forme, elle pourra avoir ses règles en Nouvelle Lune ou en Pleine Lune sans en sentir d’effets perturbateurs. Les menstruations en Pleine Lune lui permettront alors d’aller puiser toute sa créativité intérieure pour la mettre à la lumière et faire surgir de nouvelles ressources. Observez durant quelle phase lunaire se manifestent vos règles ou votre ovulation et prêtez attention à votre état énergétique. 

Par le corps, s’exprime le flux de la Vie. Il est l’outil d’expression qui véhicule notre état d’être, avec sensibilité et réceptivité. La compréhension du mystère des cycles et de son vécu, ouvre chez la femme une voie d’épanouissement, de confiance et de liberté lui permettant de gérer tous les aspects physiques, émotionnels, psychiques et spirituels de sa féminité. »


Source : /lunaison de la femme, Karen Morand(PDF)

vendredi 8 septembre 2017

Féminité sexuelle et féminité maternelle


Qu’est-ce qu’une femme et quel est le corps de ses féminités ?

Le discours religieux affirme que la femme est issue de l’homme et a un double destin : d’être la femme de cet homme et la mère de ses enfants. « Alors Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, qui s’endormit. Il prit une de ses côtes et referma la chair à sa place. Puis, de la côte qu’il avait tirée de l’homme, Dieu façonna une femme et l’amena à l’homme. Alors celui-ci s’écria : « A ce coup, c’est l’os de mes os, et la chair de ma chair ! Celle-ci sera appelée « femme » car elle fut tirée de l’homme, celle-ci ! »

La psychanalyse adhère-t-elle à ces propos ? Non, bien évidemment. Notre propre existence et la pratique psychanalytique nous indiquent que la femme n’est pas un « complément » de l’homme, comme le disaient nos parents, mais bien un être parlant et désirant d’un sexe et pas de l’autre donc différent de l’homme. Cette identité sexuelle différente de celle de l’homme impliquera un destin différent aux expériences de satisfactions et d’insatisfactions, aux tensions entre plaisir et déplaisir, à la structure des fantasmes et au rapport du sujet à ceux-ci, à la structure des désirs dans son rapport à l’Autre et enfin à la mise en acte de ses jouissances.



Qu’est-ce que les deux sexes ont en commun ?

– Le ventre maternel d’où ils sont nés.
Quignard P. nous en décrit les caractéristiques. « Il y a un lieu connu en tout homme et inconnu : le ventre maternel. Il y a pour tout homme un lieu et un temps interdits qui furent ceux du désir absolu. Le désir absolu est ceci : l’existence de ce désir qui n’était pas le nôtre mais dont notre désir résulte.

Il y a pour tout homme une utopie et une uchronie (non-temps). Il y a un temps du mystère »

Le langage qui les a fait naître comme sujets du langage et donc du désir, ce qui implique une soumission aux lois de ce langage.

§  La nomination de la différence sexuelle qui les a fait naître comme sujets sexués et désirants. La subjectivation de cette nomination sexuée d’être d’un sexe et pas de l’autre et l’assujettissement à cette nomination impliqueront la formation d’un masochisme primordial qui viendra approuver les exigences de la réalité que cette nomination implique. En tant qu’il est érotisation d’une épreuve douloureuse, ce masochisme viendra apaiser l’angoisse de castration inhérente à la reconnaissance de la différence sexuelle. Angoisse de castration qui peut prendre entre autres comme figure l’angoisse du féminin et le désir d’enfant.

§  L’amour de/et pour la mère. Ce qui va définir la femme et ses féminités, c’est le rapport qu’elle va entretenir avec ces lois du langage qui lui ont ouvert les portes des désirs, des objets du désir et les jouissances et ce que cela implique : une vie sexuelle, des éventuelles maternités, une attention à son corps et à son image… Les rapports qu’elle va entretenir avec les manques qui affectent son corps, notamment le manque de l’autre sexe et enfin ce qui va définir le chemin, les chemins qu’elle va prendre pour construire son devenir femme au féminin.

Comme le disait Simone de Beauvoir : « On ne naît pas femme, on le devient ». Ce "devenir femme", ce devenir de la féminité, se déploie sur un versant sexuel et sur un versant maternel. Ce qui fait dire, qu’il y a un féminin sexuel de la femme et un féminin maternel. C’est à ce féminin sexuel et à ce féminin maternel que la psychanalyse apporte une dimension autre et spécifique.

La première femme qui incarne les féminités pour l’enfant, est sa mère. Dans ce corps maternel, ce huis-clos maternel, réel, symbolique et imaginaire, se trouve inclus ou forclos, le désir de cette femme pour son enfant, mais aussi le désir qu’elle éprouve pour un homme, par exemple pour le père de cet enfant. Nous savons que cette modalité désirante ne sera pas sans conséquence pour le devenir de l’enfant.

Lorsque la fille est dite fille et qu’elle est porteuse d’un sexe féminin, il lui reste encore à faire en sorte que ce sexe soit le sien. Il lui reste à se reconnaître comme femme et à s’identifier femme dans ses féminités : sexuelle et maternelle.

Cette féminité à double visage, est un devenir jamais terminé, jamais acquis pour toujours et une fois pour toutes. Chaque relation amoureuse, chaque grossesse, chaque étape de vie, réinterrogent ce devenir femme au féminin. Et donc une femme est toujours en quête de la reconnaissance de ses féminités. C’est ce que nous constatons quand on voit combien les femmes sont parfois prêtes à tous les asservissements pour échapper à cette non-reconnaissance de leur féminité, pour échapper au rejet voire à l’abandon par celui dont elle attend cette reconnaissance.

On sait aussi comment le refus par l’homme de « faire un enfant » à sa compagne peut être vécu par elle comme une profonde négation de sa féminité. Plus d’une, quitte son compagnon à cause de ce refus.

Extrait du Bulletin Freudien n°37-38 par Nicole Stryckman



dimanche 3 septembre 2017

Cultiver des Graines de Joie


Peut-être que vous êtes actuellement à un point charnière dans votre vie, en pleine crise de sens, en plein questionnement par rapport à votre avenir, ce que vous avez réalisé ou non dans votre vie… Et vous vous dites que vous êtes peut-être passé à côté de votre vie, que vous avez mis de côté les choses les plus importantes pour vous ? Et vous vous demandez qui vous êtes vraiment ?

Peut-être que vous êtes une femme aux alentours de la quarantaine, vous avez tout misé ces dernières années sur votre job, votre épanouissement professionnel, pour devenir indépendante, autonome et vous jonglez en permanence entre votre famille, vos enfants et le travail ; vous vous êtes un peu oubliée. Vos enfants grandissent, ont de moins en moins besoin de vous…



Et vous êtes souvent stressée, en colère, frustrée, car vous sentez un décalage entre votre quotidien et vos désirs les plus profonds. Vous courrez dans tous les sens, sans jamais vous accorder de temps de repos, sans même prendre du temps pour vous ; vous en avez marre de ne rien maitriser avec cette impression de vous trouver dans un tourbillon que vous ne pouvez arrêter … Vous avez juste envie de poser vos valises, de vous arrêter, d’enlever ce poids des responsabilités sur vos épaules parce que cela devient insoutenable ? Vous vous sentez emprisonnée, à jouer un rôle qui n’est pas le votre … ?

Ou peut-être que vous arrivez à la cinquantaine, vos enfants vont bientôt quitter le nid et vous vous demandez ce que vous allez faire de votre vie, à quoi, à qui maintenant vous allez être utile … car vous avez toujours mis le focus sur vos enfants …et vous ne savez même plus de quoi vous avez envie. Vous ne savez plus vraiment qui vous êtes, où aller, vous vous sentez perdue, …

Et vous vous dites, quelle est maintenant ma raison de vivre, à quoi vais-je occuper mes journées ? Qu’est-ce que je vais devenir ? Qu’est-ce que va devenir ma relation de couple ? Vous avez peur du futur, cela vous stresse, que va-t-il se passer ?

Ou encore, vous êtes en plein divorce, séparation amoureuse, vous vous sentez perdue, sans repère, vos valeurs autour de la famille ont été bafouées, vous avez le sentiment d’être transparente, de ne plus exister, vous doutez sur votre capacité à séduire à nouveau et à reconstruire une vie de couple, vous vous sentez coupable ?!



Et vous vous dites : comment je vais m’en sortir ? Comment vais-je arriver à affronter la solitude ? Comment vais-je me reconstruire ? Vous avez peur de l’avenir !


Ou peut-être que vous venez de perdre votre job, et c’est tout qui s’écroule autour de vous car vous avez tout misé sur votre épanouissement au travail et voilà que vous n’êtes plus rien aux yeux de la société …



Vous vous dites : « comment vais-je retrouver du travail, qu’est-ce que je vais devenir, pourquoi je me suis faite virée ! » Vous doutez de vous, de vos capacités, vous n’avez plus confiance en vous, en la société, en la vie … vous avez peur du lendemain




C’est comme si vous aviez l’impression d’être dans un tunnel qui n’en finit plus … un tunnel sombre et vous vous demandez quand vous allez pouvoir en sortir !


Vous vous reconnaissez à travers l’un de ces portraits ? Nous sommes tous, à un moment donné ou à un autre de notre vie, confronté à la crise, à ces questionnements incessants, c’est un phénomène cyclique … Alors comment aborder au mieux ces phases critiques de notre vie, comment s’y préparer ou encore en sortir du mieux possible ? Comment faire de cette crise en cadeau ?

Et si cette crise, ces questionnements étaient salutaires, amorçant un vrai virage dans votre vie ?


Et si cette crise était là finalement pour vous réveiller, réveiller votre potentiel ? Vous permettre un « passage », une prise de conscience pour enfin grandir et vous révéler au monde ?



Comme si vous étiez jusqu’à aujourd’hui une graine en dormance…

Est-ce que vous savez que ce phénomène de « crise », de « stress » existe dans la nature … ? 




La graine, pour se réveiller et lever sa dormance, reprendre sa croissance, a besoin de chocs extérieurs comme le froid, le gel, parfois le feu (!), elles peuvent avoir besoin aussi de passer dans l’appareil digestif d’un animal ou subir l’action de bactéries … un vrai choc pour cette graine !


Un autre bel exemple des lois de la nature avec les sequoias géants qui ont besoin du feu pour se reproduire : la chaleur du feu permet de libérer les graines contenus dans les cônes, sans quoi ces arbres gigantesques ne pourraient se reproduire, libérer leur puissance et leur potentiel !



C’est plutôt une bonne nouvelle : vous entrez en réalité dans un processus de croissance … !


Et il y a toujours une lueur au bout du tunnel : même si le tunnel vous parait long parfois, sachez qu’on peut en ressortir plus rapidement que prévu si vous avez les bonnes clés et la bonne méthode entre dans les mains.

Imaginez maintenant que c’est possible de rayonner à nouveau, de sortir de ce tunnel, de se retrouver, de retrouver son chemin, d’être bien dans sa peau, retrouver le sourire, rayonner à nouveau de joie, vous sentir pleinement épanouie, rayonner à nouveau pour vous même, mais aussi pour vos enfants, parce qu’ils le méritent. Ils ont envie d’avoir une maman qui rayonne, qui les inspire… Oui, c’est possible !



Qui suis-je ? Virginie BERTRAND de MARLES

Quand allez-vous faire le 1er pas pour transformer votre vie ?

Que décidez-vous aujourd’hui ?




Vous avez envie de passer enfin à l’action ? Alors retrouvez-moi dans la formation en ligne LE REVEIL

Pour plus d’informations, cliquez sur le lien : https://lereveil.grainedejoie.fr/formation-le-reveil-st-inscription




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