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vendredi 1 août 2014

Le retour de la Déesse en territoire français


Par Marie-Madeleine


Le retour de la déesse ne veut pas dire qu’elle descendra des cieux avec une épée enflammée. Il signifie qu’elle incarne le cœur et l’esprit des femmes et que celles-ci trouvent maintenant le courage d’exprimer leur vérité et de poser les gestes qu’elles croient nécessaires à l’instauration d’un changement.

 Dans le sud de la France, au pied des Pyrénées, se trouve une région unique. Comme dans tous les endroits de la Terre, il y a là de subtils canaux énergétiques pour la circulation de l’énergie planétaire partout dans la campagne. Ce sont les méridiens du corps de la Terre.

 Dans cette région, celle du Languedoc, le réseau énergétique est très complexe. La région possède une longue histoire remontant à l’époque païenne. Il y avait là autrefois des temples d’Isis, la Mère cosmique. Plus tard, lorsque la chrétienté s’y implanta, des églises furent construites sur plusieurs de ces sites énergétiques païens. Dès lors, les mystères féminins furent recouverts par la nouvelle religion dominée par les mâles. Et les siècles passèrent.

 Voici venu le temps d’une remontée du féminin sacré, cette fois-ci en équilibre avec le masculin. Ce ne sera ni le matriarcat ni le patriarcat, mais les deux dans un équilibre mutuel, symbolisés en alchimie par le soleil et la lune en parfait équilibre réciproque. Voici la naissance de l’androgyne sacré, l’équilibre parfait du masculine t du féminin. Quand cela se produit, la dimension mystique de l’être humain se révèle. J’ai donc demandé à Thomas de chanter dans la petite église afin d’ancrer une énergie qui libérerait le féminin sacré en invoquant en quelque sorte la déesse endormie. Ce fut fait par des sons, envoyés par moi en lui. Ces sons furent reçus par la terre, par ces lignes d’énergie et ces vortex de lumière terrestre.

 Si j’ai demandé à Thomas de chanter dans la petite église, c’était pour des raisons personnelles, car j’ai un problème avec l’Eglise de Rome. Moi qui fus l’épouse de Yeshua ainsi que sa plus proche disciple, j’ai été éclipsée. Pierre, le « roc sur lequel fut bâtie l’Eglise de Rome », ne pouvant tolérer les femmes de pouvoir, ma position et mes enseignements furent occultés par la montée du patriarcat.

 Lorsque l’Eglise de Rome brûlait des femmes sous l’Inquisition en accusant ces guérisseuses d’être des sorcières, il s’agissait d’une attaque directe contre les méthodes de guérison païennes qui employaient les énergies terrestres, et ces méthodes constituaient mon héritage. Mes méthodes de guérison n’utilisaient pas uniquement la lumière d’autres mondes, mais aussi celle de la terre : les énergies terrestres, les herbes, les huiles.

 Ainsi, quand l’Eglise de Rome entreprit la purification de ce qu’elle appelait le « mal », il s’agissait d’une attaque directe contre le féminin sacré. Maintenant, avec le temps, le vent a commencé à tourner et j’ai un compte à régler avec l’Eglise. C’est pourquoi mon cœur s’est profondément réjoui quand Thomas a chanté dans l’église qui porte mon nom. Son chant consacré à la déesse rendait honneur au féminin sacré sur les lieux mêmes qui lui étaient consacrés autrefois et qui lui furent volés par l’Eglise. J’y ai donc pris un plaisir très particulier. Avant tout événement spirituel important surgissent des obstacles qui tentent de l’empêcher. Lors de la Cène, quand Yeshua livra ses derniers enseignements avant sa crucifixion, il n’y avait que des hommes autour de la table. J’étais la seule femme présente, et c’est un homme, Judas, qui l’a trahi.

 Au moment où Tom s’apprêtait à aller semer le germe de la libération du féminin sacré dans une église catholique romaine, symbole suprême du patriarcat, il était assis à une table en compagnie de femmes uniquement. Survint alors une femme qui tenta de le distraire en instillant de la peur dans la situation. Ce fut suffisant pour que Tom se sente catapulté dans le temps jusqu’à l’époque où l’on avait réellement peur de l’insurger contre l’Eglise. Cette époque remonte à plusieurs siècles. Dès lors, Tom opérait dans deux dimensions temporelles. L’une était le présent et l’autre était le passé, qui comportait ses souvenirs de l’Inquisition, et il se débattait donc entre deux époques. Il a fallu la femme qu’il aime, et qui est aussi une femme de pouvoir, pour le ramener à la réalité présente et lui rappeler ce qu’il était venu faire, soit chanter dans cette église pour y semer le germe de la libération du féminin sacré, parce que moi, Marie Madeleine, je le lui avais demandé. Ce qu’il faut retenir ici, c’est qu’une femme a tenté de le distraire et qu’ne femme de pouvoir qu’il aime et en qui il a confiance l’a ramené au présent à travers le labyrinthe des souvenirs et des émotions d’une vie antérieure.

 Venons-en donc maintenant à ce qui s’est passé dans la petite église et à la première raison pour laquelle ce fut important. A l’exception de Thomas, tous les personnages principaux étaient des femmes. Je dirais qu’il était important pour Thomas de chanter dans cette église où se trouvaient tant de forces apparemment opposées. Quand il a chanté, il s’est pleinement investi de lui-même, c’est-à-dire du Soi supérieur, et il a chanté pour moi et pour les femmes avec toute la force de son être. Il l’a fait dans une église patriarcale, et ce, même s’il avait servi l’Eglise mère dans le passé. Grâce à l’intervention de Judi, j’ai reçu ce que j’avais espéré pour ma propre instruction, pour le plaisir d’apprendre… J’ai appris que Thomas pouvait se lever et changer malgré une énorme opposition extérieure. Grâce à l’intervention de Judi,  la libération du féminin sacré fut implantée dans une géométrie centrale.

 Ce fut donc pour moi l’achèvement de ce cycle énergétique, une note dans les pages du temps pour célébrer le retour du féminin sacré et sa montée jusqu’à son équilibre avec le masculin. La seconde raison pour laquelle c’était important, c’est que le germe de cette libération fut semé dans une église catholique romaine, et énergétiquement dans tout l’édifice à l’éveil et au changement tous ceux qui appartiennent à l’Eglise. Je crois fermement que ce germe sera comme un grain de sénevé ; insignifiant sur le moment, il croîtra en force et en protée. C’est la déesse elle-même sonnât le clairon contre le château du patriarcat ; « Le temps est venu de partager votre pouvoir. Partagez-le avec équité, sinon vous le perdrez ». 

Ce son fut le germe de la libération du féminin sacré, lequel germe fut semé dans le sol d’une église catholique romaine érigée sur les ruines d’un temps consacré à la déesse. Concluez-en ce que vous voulez. 


Extrait de 2012 – Le Grand Rassemblement – Propos de Kryeon, Marie-Madeleine et les Hathors recueillis par Martine Vallée. Invités spéciaux : l’archange Michaël, le Haut Conseil de Sirius. Aux éditions Ariane – Page 243.

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