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mardi 9 février 2016

L’herbier des sorcières



Les futures sorcières confirmées apprennent, durant leur initiation, à connaître les signatures cosmiques des herbes. Et donc à travers celle-ci, elles découvrent aussi les pouvoirs magiques qui y sont cachés...

Il existe dans nos bois et dans nos champs une multitude de plantes et d'herbes utilisées en magie blanche. Ce serait trop long de toutes les citer ici, mais la plus recherchée des plantes aux vertus extraordinaires restera toujours, pour la sorcière, la célèbre Mandragore.

Dans mes cours initiatiques, on apprend donc à reconnaître les herbes sauvages poussant par chez nous dans la nature, ainsi que leur arcane secrète de préparation...  




Quelques exemples sur les propriétés magiques des plantes:

Le Jasmin : ses fleurs aident à la manifestation des facultés psychique. Il faut les faire brûler en même temps qu'une bougie rose.

Le Ginseng : cette plante porte en elle les vibrations des quatre éléments. Elle est source de chance, de santé, de vitalité et de puissance sexuelle. Elle est surtout renommée comme aphrodisiaque pour la vigueur qu'elle procure.

Le Gui : on sait l'importance que les Druides et Gaulois lui accordaient dans leurs cérémonies, et l'usage qu’ils en faisaient chaque année. Sa présence dans une habitation est synonyme de chance, de paix, et de bonheur.

La Lavande : elle nettoie les astralités humaines, efface les angoisses, favorise l'aménité, la douceur. Elle restructure profondément un psychisme délabré et permet un sommeil apaisé.

Le Laurier : les sorcières l'utilisent pour acquérir une vision claire et sans ombres de l'avenir. D'où le comportement des prêtresses d'Asclépios qui mâchaient des feuilles de Lauriers et en inhalaient les fumigations pour déterminer la cause exacte de maladies qui devaient ensuite être soignées.

Le Lys : il est un gage de protection; ces fleurs dénouent les nœuds karmiques et apportent la Grâce, favorisant la réalisation des vœux et écartant les épreuves.

La Marguerite : avec la rose, c'est une des meilleures plantes pour tous ce qui touche la magie d'amour...

Le Millepertuis : c'est une plante très bénéfique qui possède un très grand pouvoir de protection et de guérison. Sa seule présence dans un lieu chasse les influences négatives.

Le pissenlit : gouverné par Mercure, il possède le pouvoir de calmer les nerfs, d'améliorer l'activité mentale, de favoriser aussi bien les gains aux jeux que dans le commerce.

La pervenche : comme toutes fleurs et plantes lunaires, la pervenche est employée en magie pour inciter au mariage, protéger le foyer, les épouses et les enfants.


dimanche 7 février 2016

Une religion qui valorise les femmes


Chez les Apaches, la religion était polythéiste et animiste. Ussen, considéré comme le dieu suprême par les non-indiens, était en réalité une puissance surnaturelle préexistante à la création de l’univers. Les autres dieux, importants, créés par Ussen étaient : Femme peinte en blanc ( ou Femme qui change) et l’Enfant de l’Eau. L’un de ces deux personnages aurait créé la Terre, mais tous les Apaches sont d’accord pour déclarer qu’ils ont été créés par l’Enfant de l’Eau. Son frère, Tueur d’Ennemi leur avait rendu un fier service en libérant les animaux du monde souterrain ou ils se trouvaient enfermés, mais ils seraient également à l’origine de leur malheur en créant l’homme blanc.



La religion était un aspect fondamental de la vie des Apaches ; les plus connus parmi les êtres surnaturels étaient les ga’ns, des esprits de la montagne protecteurs représentés dans des rites religieux tels que la cérémonie de puberté des filles, qui a encore lieu chez les Apaches de l’Ouest. Les cérémonies les plus importantes du rituel apache étaient les rites de puberté des filles (qui duraient quatre jours et quatre nuits) pendant lesquels les hommes dansaient en portant des masques qui représentaient des divinités protectrices.

La préoccupation majeure des Apaches était, cependant, le pouvoir. Contrairement à d’autres tribus, ils ne croyaient pas que tout le pouvoir appartenait uniquement à certains (chaman ou homme-médecine) mais plutôt que la grande majorité des hommes et des femmes pouvait posséder un «pouvoir» quel qu’il fut mais il ne leur était pas possible de le rechercher, seulement d’attendre qu’il leur soit révélé, sans être sollicité, seulement à l’occasion d’un rêve ou d’une vision (vision quest).

Les apaches aujourd’hui

De nombreux descendants d’Apaches vivent dans des réserves d’Arizona et du Nouveau-Mexique. Aujourd’hui, l’agriculture, l’élevage et les activités liées au tourisme sont importants économiquement. Cependant, le chômage y est élevé. Leur culture actuelle est un mélange de croyances traditionnelle apaches, comme la magie, et d’éléments chrétiens contemporains.

Lozen, femme guerrière et chamane

Lozen (environ 1840 – environ 1887) était la sœur de Victorio (1825 – 1880), le chef de guerre apache Chihenne-Chiricahua au Nouveau-Mexique. C’est une femme guerrière qui accompagna Geronimo dans de nombreux raids. Née dans les années 1840, elle fut rapidement considérée comme une guerrière expérimentée et une chamane. Selon la légende, elle était capable d’utiliser ses pouvoirs (Diya) durant la bataille afin de connaître le mouvement de ses ennemis. Victorio disait d’elle : « Lozen est ma main droite… forte comme un homme, plus brave que la plupart d’entre eux, un vrai stratège et une protection pour notre peuple ». Selon Peter Aleshire, Lozen combattit dans plus de campagnes contre les Mexicains et les Américains qu’aucun des grands chefs de guerre apaches, comme Cochise, Mangas Coloradas, Juh,Geronimo ou même son propre frère Victorio.

Lozen, soutien de guerre pour Victorio

En 1877, Victorio et ses guerriers Apaches venaient de quitter la réserve de San Carlos en Arizona où ils vivaient dans des conditions déplorables. Ils commencèrent alors à écumer la région et à fuir les militaires. Lors d’une de leurs fuites, Lozen sut trouver les mots pour inciter les femmes et les enfants, pétrifiés par la peur, à traverser le Río Grande en crue. James Kaywaykala, qui était un enfant à l’époque, se remémore l’événement en ces termes : « Je vis une femme magnifique sur un très beau cheval, Lozen, la sœur de Victorio, Lozen la femme guerrier ». L’enfant était sur le cheval de sa grand-mère à ce moment-là. « Lozen tenait une carabine au-dessus de sa tête, elle engagea son cheval dans les eaux tumultueuses, tirant la tête de l’animal hors de l’eau avec ses rênes et, rassuré, il commença à nager ». Le reste du groupe la suivit alors dans la rivière. Quand ils atteignirent l’autre rive, froids, humides, mais sains et saufs, Lozen vint vers la grand-mère de Kaywaykala et lui dit : « Tu prends tout le monde en charge maintenant, je dois aller rejoindre les guerriers ». Ces derniers se tenaient entre la cavalerie américaine et leurs femmes et leurs enfants pour les protéger. Lozen fit le chemin dans l’autre sens pour traverser la rivière et retourner au combat.

Lozen, protectrice des mères

Plus tard, Lozen dut quitter le groupe de Victorio pour accompagner à travers le désert une mère qui venait de mettre son enfant au monde depuis le Mexique jusqu’à la réserve des Apaches Mescaleros. Elle s’était équipée d’un seul fusil, d’une cartouchière, d’un couteau et de nourriture pour trois jours. Plutôt que d’utiliser son fusil et de se faire repérer, elle utilisa son couteau lorsqu’elle dut tuer une vache parce qu’elles manquaient de nourriture. Elle vola un cheval à la cavalerie pour remplacer celui de la mère et un autre pour elle-même, cela sous les tirs des propriétaires. Elle s’empara également, plus tard, d’un selle, puis d’un autre fusil, de munitions, d’une couverture et même de la chemise d’un soldat sans qu’il ne lui arrive rien. Elles parvinrent à destination sans encombre. C’est alors qu’elle apprit que Victorio et ses hommes avaient été piégés par les forces mexicaines et les indiens Tarahumara à Tres Castillos. C’était le 14 octobre 1880. Les hommes y livrèrent leur dernière bataille. Il est dit que Victorio se tua avec son propre couteau plutôt que de se voir tué par les Mexicains.

Après Victorio

Pensant que les blessés et les survivants auraient besoin d’elle, Lozen partit immédiatement en direction du lieu de l’embuscade. Et, passant au travers de toutes les patrouilles, elle rejoignit les survivants de son groupe menés par le patriarche Nana, 74 ans, dans la Sierra Madre. Elle combattit alors à ses côtés pendant les deux mois de représailles pour la mort de Victorio. Nana disait d’elle : “Bien qu’elle soit une femme, il n’y a pas de guerrier qui égale la sœur de Victorio”. Lozen combattit également auprès de Geronimo. Alexander B. Adams, dans son livre sur Geronimo, dit d’elle qu’elle “se tenait debout les bras levés, chantant une prière à Ysun (la divinité suprême des Apaches), puis elle tournait sur elle-même jusqu’à ressentir dans ses bras la présence de ses ennemis et leur nombre». Elle fut faite prisonnière après la reddition de Geronimo. Elle mourut de tuberculose en 1887.


Extrait de l’article du magazine geo-hist-matriarcat

Les maladies gynécologiques et leurs origines.


Madame XX. me consulte par ce qu’elle a un fibrome pour lequel la chirurgie est préconisée. Son utérus a augmenté de volume, ses règles sont abondantes et la fatiguent. Elle aimerait essayer un traitement énergétique plutôt que de se faire d’emblée enlever l’utérus. Elle a 43 ans. L’interrogatoire généalogique m’apprend que sa sœur aînée a eu une l’hystérectomie (ablation de l’utérus ) à 44 ans, que sa tante, la sœur aînée de sa mère, en a eu une à 44 ans et que sa mère a aussi subie cette même opération à 43 ans. Françoise est la deuxième fille de trois enfants. Elle a trois ans de différence avec sa sœur aînée et elle est suivie d’un garçon de deux ans plus jeune. À la génération qui la précède, celle de sa mère, elles sont deux filles, elles aussi espacées de trois ans. Sa mère est la seconde et elle est suivie, à deux ans d’intervalle, d’une fausse-couche hémorragique. Poursuivant ce travail avec moi, Françoise apprend qu’à la troisième génération, sa grand-mère maternelle est morte en couches à 43 ans, en mettant au monde un garçon qui ne lui a pas survécu.
Dans sa lignée paternelle, son père, Bertrand, est le dixième de douze enfants. Il porte le prénom du neuvième enfant décédé avant sa naissance et il est suivi d’un onzième enfant qui lui aussi est mort en bas âge. Encadré de deux frères morts, ce père porte ainsi en lui la mort depuis sa naissance. 
Ces informations et les répétitions qu’elles dévoilent sont, dans ce cas, si évidentes qu’elles font révélation. Françoise savait qu’elle suivait le même sort que sa mère et sa sœur, mais elle n’avait pas fait le lien avec la mort en couches de sa grand-mère maternelle au même âge qu’elle, dont on ne lui avait jamais parlé. Elle savait que sa grand-mère était morte alors que sa mère était encore petite, mais les circonstances exactes de cette mort avaient toujours été éludées. Françoise ignorait donc que sa grand-mère était morte en mettant au monde un garçon qui lui aussi était mort. Elle n’avait jamais pu en parler à sa mère, car à la moindre question, celle-ci sombrait dans un profond chagrin et se mettait à pleurer :  il fallait taire l’événement, ne jamais aborder cette partie de l’histoire. Or Françoise avait spontanément, comme tout enfant le fait, soutenue et assistée cette mère déprimée, sans savoir que sa dépression  venait de ce qu’elle n’avait jamais accepté la mort de la sienne et de son petit frère, elle n’en n’avait jamais fait le deuil.
Lorsque des drames sont ainsi tenus secrets, ils prennent dans l’esprit des descendants, l’aspect d’un « fantôme » au sens psychanalytique du terme[3], c’est-à-dire un « trou opaque et vide » qui se substitue aux représentations de la mort de la grand-mère et du petit frère. Le fil de la succession des générations est ainsi parasité par cet enkystement, ce « fantôme » qui , se transmettant inconsciemment de mère en fille, s’y présente comme une « pathologie de lignée ». Le traumatisme a provoqué un « arrêt sur image" où se bloque la dimension cyclique du temps puisque le fibrome de Françoise réactualise un événement qui s’est produit au même âge deux génération plus tôt. 
La répétition est un phénomène pour l’apprentissage et l’intégration des évènements de la vie.Elle fait partie du psychisme humain . nous avons tous été structurés par le tissage des énergies de l’histoire de nos deux lignées et nous transmettons à nos enfants un état d’être qui leur donne les fondations de leur propre structure. C’est ainsi que la vie se répète, et comme ces répétitions surviennent à des âges ou des dates semblables, Anne Ancelin Schutzenberger a conceptualisé ce phénomène en l’appelant le « syndrome d’anniversaire».
Les répétitions ne sont pas toujours aussi démonstratives que dans l’histoire de Françoise. Il est néanmoins troublant de découvrir que des similitudes de dates de naissance, de mort, d’accident ou de maladies se reproduisent dans les évènements marquants de la vie. 
A ce niveau, les troubles gynécologiques de la femme, qu’ils soient fonctionnels[5] ou organiques[6], traduisent toujours des encombrements qui proviennent de leurs lignées de femmes. Les symptômes gynécologiques se signalent alors principalement de deux façons :soit ce sont des troubles rythmés par leur cycle : lourdeurs, douleurs ou ballonnements du ventre, des seins ou des jambes, irrégularités du cycle, saignements de l’utérus, fatigues générales, changements d’humeur, irritabilité, vulnérabilité et insatisfaction , soit ce sont des maux qui se sont installés : une prise de poids qui prédomine au niveau des seins, du ventre et des cuisses, des extrémités froides, pieds, mains et fesses gelés , des maladies à type de tumeurs bénignes fibromes, kystes ou malignes et cancers. 
Extrait de l’article de Danièle flaumenbaum
Ouvrages références : http://www.geneasens.com

jeudi 4 février 2016

Des déesses fondatrices des clans / Femmes Amérindiennes


Matriarcat des bois, patriarcat des plaines

La plupart des peuples amérindiens d’Amérique du Nord étaient matriarcaux. Certaines tribus avaient adopté le système patrilinéaire qui était surtout le fait des tribus nomades des Grandes Plaines. Le système matrilinéaire était largement répandu chez les sédentaires de l’Est et de l’Ouest. L’époux habitait chez sa femme. Les femmes étaient les gardiennes des compétences sociales. Dans la mythologie, la femme aurait créé l’homme pour être son compagnon. Aux hommes revenait la responsabilité de maintenir en vie la tribu. Dans certaines tribus, le chef était désigné par la plus ancienne femme de la tribu; dans d’autres, certaines participaient aux conseils de guerre. Indépendamment de cela, les hommes dirigeaient les tribus, mais étaient subordonnés au droit de veto des femmes.



Les missionnaires en croisade contre la sexualité libertine des sauvages

Dans Dialogues avec un sauvage, l’anthropologue La Hontan (1666-1716) révèle que l’amour chez les Indiens d’Amérique ne provoque jamais de passions aveugles, d’agressivité, de querelle entre les hommes et les femmes qui ne connaissent pas la jalousie, ni d’ailleurs l’envie. Cette liberté sexuelle des Indiens va évidemment indisposer les prêtres et les pasteurs qui ne vont cesser de les culpabiliser :

« Ils aiment si tranquillement qu’on pourrait appeler leur amour une simple bienveillance… leur amitié, quoique forte, est sans emportement, veillant toujours à se conserver la liberté du cœur, laquelle, ils regardent comme le trésor le plus précieux qu’il y ait au monde ».

Apache (de apachu, « ennemi » en langue zuñi) est un nom générique donné à différentes tribus indiennes d’Amérique du Nord vivant dans le sud-ouest des États-Unis et le Nord des États mexicains de Chihuahua et du Sonora, formant le territoire de l’Apacheria et partageant la même langue athapascane méridionale (proche des langues athapascanes Septentrionales parlées par les indiens d’Alaska et de l’ouest duCanada). Les Navajos parlent une langue très proche et partagent la même culture, ils sont donc souvent considérés comme des Apaches.

Mariage matrilinéaire et divorce aisé

Les peuples apaches de l’Ouest étaient matrilinéaires. Seule l’ascendance maternelle est prise en compte dans la filiation. La polygamie était pratiquée lorsque les circonstances économiques le permettaient, et l’un ou l’autre des conjoints pouvait aisément mettre un terme au mariage. Si la polygamie se pratiquait dans toutes les tribus apache, à l’exception des Lipans, elle restait peu courante. Un seul homme riche pouvait se marier deux fois, dans ce cas, il prenait pour seconde femme la soeur de sa première épouse. Dans la culture apache, les femmes rapportaient la nourriture, le bois et l’eau tandis que les hommes partaient chasser et faire la guerre.

La maison Apache propriété de la femme

La plupart des familles vivaient dans des wickiups, des huttes de branchage en formes de dôme ou dans des tipis en peau de bisons. Ces huttes de formes circulaires sont érigées par les femmes, qui les possèdent, et qui utilisent pour les construire, des branchages de prosopis, de cotonnier ou de saule assemblée à l’aide de fibre de yucca. L’ensemble est recouvert de broussailles et d’herbes sèches.

La division des entités tribales apaches en bandes, groupes locaux et grandes familles était plus complexe dans le cas des apaches de l’ouest en raison du système de clan matrilinéaire rappelant celui en vigueur chez les pueblos de l’ouest. On comptait quelques 62 clans, dont les membres disaient descendre de créatures féminines mythiques, ces clans devaient d’ailleurs leurs noms aux sites agricoles que ces femmes auraient fondés, comme « le peuple des deux rangées d’épinettes jaunes poussant ensemble ».

Confédéralisme, solidarité et identité


Tous les clans descendaient de l’un des trois clans mythologiques originels et formaient des fratries. Ces clans et fratries venaient s’imbriquer dans tous les groupes d’apaches de l’ouest. Les membres d’un clan se sentaient obliger de s’entraider, ils tissaient des liens tribaux unissant les groupes locaux isolés. L’appartenance à un clan pouvait être signalé par certains traits caractéristiques des cérémonies, par des attitudes ou des habits ou, tout simplement, par l’inclinaison du bandeau dont le membre du clan ce ceignait la tête, ainsi que par les symboles qui ornaient ses vêtements ou ses biens.

Le regard de la femme tantrique sur la rondeur des femmes

Le corps, son image, et le poids du jugement qui en découle peut être un véritable calvaire pour celles et ceux qui ne rentrent pas dans le moule du « fashion style », filiforme et irréel, mais néanmoins existant comme référence de ce qui est bien et donc par conséquence induire : ce qui est mal pour tout ce qui n’est pas dans cette norme. 


Le travail sur le corps en tantra est un axe principal de travail. Avec un enjeu inouï : une seule prise de conscience peut tout changer ! ce n’est pas une question de forme mais de regard ! 

Il y a quelques temps, à l’entrée d’un gymnase, on pouvait voir un panneau avec la photo d’une fille au physique spectaculaire où il était écrit « cet été, tu veux être une sirène ou une baleine ? »

On raconte qu’une femme, dont on ignore l’aspect physique, répondit à la question de la façon suivante :

« Chers messieurs, les baleines sont toujours entourées d’amis (dauphins, phoques, humains curieux), elles ont une vie sexuelle très active et élèvent leurs enfants avec beaucoup de tendresse.

Elles s'amusent comme des folles avec les dauphins et mangent des gambas jusqu’à plus soif. Elles nagent toute la journée et voyagent dans des lieux fantastiques comme la Patagonie, la mer de Barens ou les barrières de corail de Polynésie. Elles chantent incroyablement bien et quelque fois on va même jusqu’à en faire des cd. Se sont des animaux impressionnants et très aimés, que tout le monde défend et admire.

Les sirènes n’existent pas.
Mais si elles existaient, elles feraient la queue pour consulter un psychologue à cause d’un problème de dédoublement de personnalité, femme ou poisson, n’auraient pas de vie sexuelle et ne pourraient pas avoir d’enfants. Elles seraient ravissantes, certes, mais solitaires et tristes.
De plus, qui voudrait à ses côtés d’une fille qui sent le poisson ?

A une époque ou les médias nous mettent en tête que seules les minces sont belles, je préfère manger une glace avec mes enfants, dîner avec mon mari, manger et boire et m’amuser avec mes amies.

Nous, les femmes, nous prenons du poids parce que nous accumulons tellement de sagesse et de savoir qu’ils ne tiennent pas dans la tête et débordent dans tout notre corps.

Nous ne sommes pas grosses, nous sommes énormément cultivées.

C’était quelques mots de Christina !

Merci, pour ce magnifique texte qui nous reconnaît comme des gens « uniques », justement par nos différences, c’est un des apprentissages du tantra. Et la femme tantrique a cette qualité, qui consiste à porter sur elle un regard différent, libéré d'une forme imposée.



ISSU du site www.tantra-massages

lundi 1 février 2016

Les symptômes engendrent des pathologies de lignée


Les symptômes quels qu’ils soient, que nous ayons incorporé les forces énergétiques de notre histoire familiale ou que nous tentions de les fuir, celles-ci sont forcément présentes en nous, et si nous n’en prenons pas conscience, nous y restons inconsciemment reliées.

La plupart des troubles fonctionnels ont grandement diminué avec l’apparition de la pilule puisqu’elle met les ovaires au repos. Comme les hormones de la pilule remplacent celles que les ovaires devraient secréter, la synergie entre l’hypophyse et les ovaires est coupée.  Les ovaires ne sont donc plus soumis à l’influence des désarrois psychiques et émotionnels. Ils sont momentanément mis de côté, et comme la pilule coupe le fil de la procréation, donc de la succession des générations, l’état de santé des femmes est de ce fait moins fluctuant. La pilule permet aux femmes de récupérer leur dynamique personnelle sans être encombrées de l’héritage des générations qui les précèdent.
Toutefois, l’intolérance au traitement hormonal n’est cependant pas exceptionnelle. Dans ce cas, le surplus hormonal que constitue la pilule ne fait qu’accentuer leurs troubles. Elles ont alors l’impression d’étouffer, comme si elles implosaient en elles-mêmes, sans pouvoir trouver de voie d’émergence, sans le savoir enfermées et prisonnières dans l’histoire de leurs lignées. 
La stérilité et l’infécondité.
Les problèmes d’infécondité où la femme est enceinte, fait des fausses couches à répétition sans pouvoir mener une grossesse à terme, la stérilité du couple qui n’arrive pas à avoir un enfant alors que rien ne l’empêche médicalement ou encore les grossesses involontaires où la femme est enceinte sans l’avoir prévu, témoignent de l’impact direct du phénomène transgénérationnel : l’origine est ancestrale.
Pour les cas de stérilité, lorsque les examens sont normaux mais que l’enfant n’arrive pas, il y a bien un blocage mais celui-ci n’est pas physique : la femme ovule, l’homme a des spermatozoïdes fécondants, le passage est libre dans les trompes et l’utérus et alors que rien ne fait obstacle physiquement à la fécondation, force est de constater que quelque chose d’autre l’empêche. Le désir des deux protagonistes est là sans aucun doute, si ce n’est que quelque chose les entrave, les empêche de muter du statut de fille ou de fils à celui de père et de mère, les empêche de se prolonger. Ces couples ont à faire un travail personnel, souvent très fructueux, afin de se déloger de la place d’enfant dans laquelle ils ont été contraints de rester enfermés. Généralement, ils ne savent pas que ce qui fait barrage à leur projet de devenir parent provient de leurs histoires familiales respectives.
Les grossesses indésirées.
Dans les grossesses indésirées, c’est comme si le corps de la femme était directement connecté à la façon dont la mère avait fait ses enfants. La femme est alors enceinte à l’âge où sa mère l’a été pour sa propre conception ou celles de ses frères et sœurs ou ses accidents gynécologiques. Etre enceinte exprime alors une répétition généalogique et l’interruption de grossesse va tenter de l’en dégager pour pouvoir naître à elle-même. Les grossesses indésirées ne sont en ce sens jamais anodines mais elles ne correspondent pas toujours, comme il l’est généralement interprété, à un désir d’enfant. Il est important de pouvoir y mettre du sens. Bien que le désir de maternité ne soit pas remis en cause dans l’avenir, cette grossesse ne correspond pas à un désir d’enfant dans le partage avec un homme. La femme est entre elle et son histoire et l’homme aussi. Ils découvrent qu’ils ne sont pas stériles mais ils n’ont pas fait un enfant ensemble.
Soit la femme en a l’intuition, elle n’est pas triste, elle ne ressent pas le désir de cet enfant : elle est alors confrontée au fait d’avoir dû en passer par son corps pour grandir, elle n’a pas su être conséquente avec sa contraception. Soit elle est triste et malheureuse et il est important qu’elle comprenne que sa douleur ne correspond pas à l’enfant mais à l’émotion de se séparer de son histoire maternelle. Dans ces cas, la recherche généalogique est la même que pour les règles douloureuses. Il s’agit là encore d’explorer l’héritage des femmes qui nous précèdent, en axant les recherches sur les maladies, les deuils, la façon dont elles ont fait leurs enfants ainsi que les éventuelles répétitions de dates. C’est ce que Didier Dumas a conceptualisé sous le terme  « d’impensé maternel » qui ne désigne pas tant la façon dont notre mère nous a encombré, mais comment cette mère a elle-même été somatiquement encombrée par un héritage ancestral traumatique.
L’importance de connaître sa généalogie.
Toutes les traditions considèrent que nous héritons de nos ancêtres, qu’ils nous transmettent aussi bien leurs forces que leurs faiblesses, et que ces dernières peuvent se manifester en nous sous la forme de maladies physiques ou psychiques. Ces maladies dont l’origine est ancestrale, ces « maladies de lignée » peuvent nous « posséder », devenir récidivantes ou chroniques. Pour s’en défaire, il est indispensable de connaître notre histoire transgénérationnelle, puisqu’elle forme le terrain sur lequel elles se déclarent.
Considérer la dimension transgénérationnelle de notre existence permet de nous situer à nouveau dans la dimension universelle de la vie. Nos enfants nous prolongent, tout en nous mettant à une place d’ancêtre futur, de parent, de grands-parents, puis d’arrières grands- parents. La mort étant indissociable de la vie, notre place de naissance dans la succession des générations, nous fait hériter de nos ancêtres, et nous transmettons ce qu’ils nous ont donné à nos enfants et petits-enfants. En vivant, nous véhiculons donc automatiquement du savoir et des traditions, comme le reconnaissent les peuples qui vouent un culte à leurs ancêtres. Chez nous le rapport aux ancêtres peut prendre une forme consciente ou inconsciente, et c’est celle-ci qui s’exprime dans les symptômes
La vie est un processus continu et cyclique dont la mort fait partie. Les adultes mettent leurs enfants au monde et accompagnent leurs parents jusqu’à leur mort. La mort qui constitue le vide créé par la perte de la personne aimée. perd alors son caractère de drame personnel, Il devient normal que les « vieux » nous quittent. Ils ont accompli leur vie à leur manière. Il est important de les respecter,  de les accompagner et leur dire au revoir, autant pour les soutenir que pour intégrer leur départ. 
Bien évidemment cela n’empêche pas la tristesse et le chagrin de ne plus pouvoir côtoyer la personne aimée, mais au lieu d’en être capturée et pétrifiée de douleur, il est important de pouvoir replacer cette mort dans un contexte plus large, ce qui permet de considérer l’événement autrement.
Quand il s’agit d’une personne plus jeune qui meurt prématurément d’accident ou de maladie, le caractère normal et naturel du passage inéluctable de la vie à la mort fait défaut. Toutefois, cette mort prématurée n’est pas obligatoirement le fruit d’un pur hasard. C’est ce dont témoigne la psychanalyse transgénérationnelle. Certaines fois, elle peut s’expliquer par un processus de répétitions de dates, d’âges, de lieux géographiques, de drames cachés ou ignorés. Les différentes morts au même âge que l’ancêtre dans sa fratrie, la mort en couches des mères, la mort néo-natale des nourrissons, le suicide, les cancers ou toutes autres maladies, les morts à la guerre, les génocides.
Notre civilisation a perdu le sens de l’importance de la mémoire des ancêtres. Alors que nous n’avons plus de croyances, de rituels, ni de mythes référés à la mémoire ancestrale, faire son arbre généalogique c’est reconnaître la façon dont nos ancêtres ont vécu. Le découvrir tout en sachant ce que nous voulons savoir, c’est reconnaître la place qui nous a été attribuée. Ce n’est pas une simple curiosité, mais une prise de contact avec les personnes qui nous ont précédées grâce auxquelles nous  sommes vivants : comment ont-ils vécu ? Ont-ils apprécié leur vie ou bien sont-ils restés dans leurs enfermements ? Ont-ils été déprimés, des violents, des enfants malheureux, des affairistes, des aventuriers, des créateurs ou ont-ils eux-mêmes répété leur histoire familiale ? Au fur et à mesure que l’on construit son arbre, émergent les origines de nos répétitions, de nos freins, de nos échecs, de nos peurs et de nos maladies, mais aussi de nos talents, de nos capacités et de nos compétences.
Ouvrages  à lire :

1.   Troubles organiques :  les organes sont atteints, il y a présence d’un kyste, d’un fibrome d’un cancer
2.   Didier Dumas, L’Ange et le Fantôme, Minuit, Paris, 1985.
3.   A l’épreuve de la vieillesse, Aude Zeller, ed. DDB 2003
4.   Didier Dumas, L’Ange et le Fantôme, op. cit., Hantise et clinique de l’autre, Aubier Flammarion, Paris, 1989. Anne Ancelin Schützenberger, Aïe mes aïeux, Desclée de Brouwer, Paris, 1993.

5.   Énergie perverse : « pervers » veut dire « voie à l’envers ». En médecine chinoise, on distingues plusieurs qualités d’énergie : les énergie nutritive et défensive qui prennent en charge la vie du corps et des organes, et les énergies perverses qui nous parasitent et créent des maladies.

Le Dieu et la Déesse des sorcières


Les origines du Dieu et de la Déesse remontent à des âges très anciens. Il faut savoir que la dualité a toujours fait partie de la magie, et que donc, si il y a le jour, il y a la nuit. Si il y a le mâle, il y a la femelle ; si il y a le bien, il y a aussi le mal ; la vie et la mort ; l'eau et le feu etc... Certains diront que l'origine du culte du Dieu et de la Déesse remonte à la dualité d'Isis et Osiris, mais il est fort probable que la source de ce culte est encore beaucoup plus ancienne que cela...



Ce qui est important dans l'étude de la magie, et donc pour l'apprentie sorcière ou sorcier, ce n'est pas de connaître les origines de l'histoire du Dieu et de la Déesse, qui de toute façon se perd dans les méandres du passé et du temps. C'est avant tout de comprendre les implications que provoquent cette dualité dans les mystères de la nature, et aussi la relation profonde et intime qu'elle peut impliquer sur l'évolution et le cheminement de la sorcière...

La Déesse Blanche est aussi parfois appelée "Déesse Mère" ou "Déesse de la Lune". C'est à travers les rites de célébration, qui impliquent évidemment de nombreuses pratiques magiques, qu'est né le terme contemporain de "magie blanche". La Déesse blanche est associée à l'énergie féminine de tout l'univers, c'est-à-dire à la femme, à la pureté, à la nudité, ainsi qu'à l'eau, au monde nocturne et donc bien sûr à la lune. C'est la mère bienveillante de toutes les sorcières.

Le Dieu cornu est représenté à travers les panthéons sous diverses figurations comme le Minotaure, Cernunnos, le bouc, Pan... C'est le Dieu des désirs inavouables, qui est associé à l'énergie masculine de l'univers, c'est à dire à l'homme, au feu, aux forêts, au monde diurne et donc au soleil.

Voici comment les sorcières évoquent leur dieu et de leur déesse à travers leur "Livre des Ombres" :

" Ah ! Un bouc avec qui danser ! Ah, un cercle de sorcières revêtues du ciel sous la lune cornue ! Ô Dieu au front cornu, reviens. Ô licorne captive, viens nous tirer de nos ténèbres volontaires ! Viens embrocher le soleil de tes cornes pointues et, une fois encore, répandre la lumière dans la caverne, le crâne et l'arc pelvien..." "Que les sorcières qui connaissent les secrets dont je parle me comprennent !"

"Déesse, je viens à toi, le cou entouré de boutons de rose, le tête pleine de visions de nouveau-nés, les paumes ouvertes à tes ongles illuminés, le vagin et la matrice béants prêts à recevoir ta radiance... Ô Déesse, je serai un réceptacle sûr pour ton amour et pour ton souffle..."

LA DEESSE

La Déesse a une multitude des noms et d’aspects. Elle vit dans chaque recoin de la terre. Elle est le plus souvent représentée dans les trois phases de la vie : comme une jeune fille, une mère et une vieille femme. Comme jeune fille, elle représente l’innocence et la pureté, tous les espoirs non encore réalisés. Les Romains l’adoraient sous la forme de Diane, l’Artémis des Grecs. En tant que mère, elle apparaît avec la pleine lune. Avec un enfant dans son ventre, elle prend soin de la santé des siens. Les Egyptiens l’adoraient sous la forme d’Isis, les Grecs, sous celle de Déméter. L’aspect vieille femme de la Déesse connote tout ce qui est sagesse. Elle est celle qui exerce la magie, le côté sombre de la lune. Elle est aussi toujours bienveillante. C’est sous son aspect vielle femme, que la Déesse est concernée par la mort et la renaissance. C’est elle qui, adorée comme Hécate par les Grecs, connaît les autres mondes.

La Déesse porte aussi d’autres masques. Celui de la guerrière, de la voyageuse, et de l’amante. Elle est en toutes les femmes, et toutes les femmes sont en elle. Elle comprend toute joie et toute douleur, tout combat, tout triomphe de la féminité. Elle fournit une lumière dans l’obscurité, à celles et ceux qui cherchent à savoir qu’ils ne sont en aucune façon inférieurs à personne, sur cette terre.

LE DIEU

Le Dieu est habituellement représenté comme l’amant ou le fils de la Déesse. Ses attributs sont la force, la justice, la protection, et la préservation de toutes choses de la nature sauvage. Il se tient en faction à la porte qui se trouve entre la vie et la mort. La plupart des Sorcières considèrent le Dieu comme le Pan grec ou l’Herne britannique, tous deux seigneurs des chasses, et cornus. Les premiers chrétiens diabolisèrent l’image de Pan, attribuant ses sabots et ses cornes à leur « démon », Satan. En fait, la Bible ne décrit pas « Satan » sous cette apparence.

Dans certaines traditions wiccanes, la moisson est le moment où le Dieu meurt, pour fertiliser la Déesse. Il renaît avec le solstice d’hiver, avec la renaissance du soleil. D’autres traditions considèrent l’hiver comme la période de l’année qui est celle du Dieu, tandis que l’été est le temps de la Déesse. Certains considèrent l’année tout entière comme une danse continue entre les deux déités.