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mercredi 2 janvier 2019

Etre sorcière en 2019



C’est s’intéresser à tout ce qui nous entoure, avoir une conscience étendue qui nous permet de respecter tout type de vie. C’est respecter autant les animaux que les plantes ou les humains. Avant de pouvoir ouvrir sa conscience sur ce qui nous entoure, être une sorcière nécessite un travail sur soi. Un travail constant. Comme je le disais, cela nécessite d’aller guérir en nous les parts blessées. En nous guérissant nous même, nous nous octroyons la possibilité d’allers guider et soigner les autres.

Etre sorcière, c’est accepter d’être entre les mondes. C’est accepter d’être le médiateur. Il est pour cela primordial de réfléchir à chacun de nos actes ou actions, car être sorcière, c’est aussi accepter de  ne pas porter tort à autrui.

La magie est simple, et pourtant elle est exigeante. Tout a toujours un prix. Si nous effectuons un rituel alors que nous n’avons pas songé aux conséquences, nous subirons en retour l’énergie qui aura été amplifiée par le récepteur. C’est ce qu’on appelle communément le choc en retour. Ce choc en retour n’est pas un fantasme. Il est bien réel.

Je peux partager avec vous mon expérience dans le domaine.



J’ai été durant des années, victime d’actes de magie noire de la part de mon ex belle-mère. Etant forte, ce n’est qu’à l’usure que les effets se sont faits sentir. Quand j’ai décidé de changer de vie, de quitter mon ex mari, mon champs d’énergie était au plus bas. J’étais anorexique, et n’avais plus le gout de vivre. Jusqu’au moment où j’ai rencontré un merveilleux médium qui m’a guidée, aidée, et permis de prendre conscience de ma réelle puissance. Je me suis donc reliée à la Magie, et ai fait un rituel qui me permettait de renvoyer à son expéditeur ce que depuis des années je supportais.

J’ai donc commencé à aller de mieux en mieux. Par contre, celle qui était à l’origine de mes soucis de santé à eu le choc en retour décuplé. Elle a passé 15 jours à l’hôpital, entre la vie et la mort. Mes enfants retrouveront ensuite dans ses affaires des écrits dans lesquels elle me souhaitait ce qu’elle avait reçu en retour.

Depuis lors, je suis en paix avec elle. Je ne lui veux aucun mal. Au contraire. Grâce à ce qu’elle m’a fait, je suis devenue puissante. Elle m’a permis de prendre toute ma place. Pour cela j’ai beaucoup de gratitude.

Comme vous le voyez, il est important de sortir rapidement des sentiments les plus lourds, tels que la peur, la colère, l’envie, la jalousie.

Etre sorcière, c’est aussi faire taire son égo, c’est lâcher prise par rapport à tout ce qui nous titille, et contre lesquels nous ne pouvons rien. C’est aussi accepter le fait que l’argent est une énergie comme une autre, que nous pouvons l’utiliser, mais pas en faire une fin en soi.

Etre sorcière c’est pour ma part, devenir SAGE.
 
Cette sagesse est venue chez moi avec l’âge. Je n’ai aucun remord, je n’ai aucun regret.

Etre sorcière, c’est aussi et surtout accepter que l’on ne peut parler de ce que l’on est, avec tout le monde. Parfois même nos proches ne peuvent concevoir qui nous sommes et pensent que l’on est quelque part des « doux-dingues ».


Il y a un adage qui dit que nul n’est prophète en son pays, et c’est vrai. Etre sorcière c’est avoir la sagesse de savoir quand parler et quand se taire. C’est savoir que nous recevons des informations qui ne sont pas perceptibles par le commun des mortels. C’est accepter que l’on reçoit des dons qui nous permettront d’agir dans le visible, mais aussi dans l’invisible. Car être gardienne de l’entre deux mondes, c’est ça aussi… pouvoir agir sur ce qui est visible, mais aussi invisible. C’est guider tant les humains qui en font la demande, que les âmes qui viennent à nous.

Être Sorcière, c’est aussi accepter qu’on est une femme, que cette femme a droit a avoir une place de choix. Qu’elle ne doit plus être reléguée à un rôle annexe. Être cette femme, c’est accepter de se mettre en paix, tant avec soi même qu’avec les autres. C’est accepter de faire la paix. De voir notre coeur s’ouvrir, et d’en prendre soin avec amour et douceur. A l’heure actuelle, la femme et la sorcière sont intimement liées. Elles ont encore besoin l’une de l’autre. Mais plus tard, elles pourront reprendre leur chemin personnel. Sans qu’il n’y ait plus de danger.

Dans mon cabinet de soin, je rencontre aussi bien des femmes que des hommes.

Tous sont en souffrance, de la même manière. En effet, nous descendons tous, quel que soit notre sexe, d’une femme, qui descend d’une femme, qui descend elle-même d’une femme, et ainsi de suite jusqu’à l’aube des temps, sans interruption.

Il est donc de notre devoir à tous d’aller guérir ces femmes qui, dans nos lignées ont souffert de ces années sombres de persécution et de destruction. Cette guérison est primordiale car elle apaisera les cris de souffrances qui sont en nous, intégrés dans notre ADN. Ces cris de supplices de toutes ces femmes qui ont été persécutées simplement parce qu’elles étaient femmes et différentes.

Mais en soignant ces lésions profondes, nous pouvons aussi nous mettre ne paix avec ceux qui ont persécuté ces femmes. Ceux en qui la haine de la Femme était telle que tout sentiment d’humanité avait disparu.

Tous ces persécuteurs ont été les artisans de la destruction en surface de ce qui a de plus sacré en la femme.

J’aime dire en surface, car fort heureusement pour nous, l’humain est ainsi fait, il s’adapte pour survivre. Les femmes de savoir se sont donc enfoncées dans l’inconscient collectif, avec ce qu’il y a de plus sacré. La flamme Divine.

A l’heure actuelle, cette flamme remonte. Cependant les siècles d’obscurantisme et de pouvoir masculin, ont la vie dure. Partout dans le monde, des femmes se lèvent, elles osent affronter la vindicte masculine, mais aussi le pouvoir patriarcal et le pouvoir masculin en général.

Chaque jour, à travers le monde, des femmes meurent pour défendre cette volonté de se ré-approprier leur corps, leur féminité, mais aussi leur pouvoir.

Pour nous, mais aussi pour ces femmes, il est important de nous libérer de nos bagages de souffrance.

Y arriver seules, n’est vraiment pas aisé. Il est important, à l’heure actuelle de réveiller le sentiment de « sororité » qui va nous permettre nous les femmes, de ressentir l’appel des autre femmes et de nous relier à elles. Il est l’heure pour nous toutes de nous ouvrir et de nous relier. Des groupes de femmes sont occupés à éclore un peu partout dans le monde. Ces groupes permettront à l’humanité d’aller mieux. Ils permettront aux femmes de se sentir plus fortes et surtout en sécurité. C’est l’heure du réveil des « tentes rouge », des covens de sorcières, des groupes de parole pour les femmes, et j’en passe encore beaucoup d’autres.

Si j’en avais les moyens, j’aimerais lancer un appel à l’humanité toute entière. Leur rappelant à tous que sans une femme, ils ne seraient pas ici bas. A tous ces hommes, qui abusent de leur pouvoir d’homme, pour nier la femme dans ce qu’elle est de plus précieux, j’aimerais leur rappeler que sans une femme pour les porter, pour les mettre au monde, les nourrir, les aider à faire leurs premiers pas, ils ne seraient pas là.


Malgré les difficultés, j’ai foi en l’être humain. J’ai envie de croire qu’il peut s’améliorer. Occupons nous un peu plus de nous même au lieu de concentrer notre attention sur la violence extérieure. Tout ce qui est  autour de nous, est projection de notre peur, de nos égos. Apprenons à nous contrôler, à évincer nos pulsions. De cette manière, c’est le monde autour de nous qui se portera mieux.

Bien sûr, toutes les femmes ne sont pas bonnes, pas plus que tous les hommes mauvais. C’est juste que certains ne sont pas encore aptes à se relier à leur sacralité. Apprenons à ne pas jeter la pierre à l’autre. Faisons chacun notre examen de conscience qui nous permettra de cette manière, d’agir en premier lieu sur nous même.

En cette fin d’année, je voudrais vous souhaiter de vous mettre en paix avec le pouvoir féminin qui est en vous tous. Je vous souhaite d’honorer les sorcières, les magiciennes, les enchanteresses, les chamans, les guérisseuses, qui ont marqué vos lignées de leurs discrètes pierres blanches. A travers leurs existences, c’est votre magie qui est honorée. Elles ne sont plus pour la majorité d’entre elles que des ombres du passé à qui l’on  ne sait même plus donner de nom. Leurs identité à été niée mais leur force vitale est toujours bien présente.

Profitons de cette fin d’année pour reconnaitre leur combat, leur légitimité. Les reconnaitre nous permettra d’être enfin en paix.

Pardonner leurs malédictions de souffrance, nous permettra de  nous pardonner et de nous libérer.
Pardonner ceux qui les ont torturées nous aidera à nous pardonner également.

extrait de l’article de Nathalie Pevenage  Site web : www.lithosetangelique.be

Pour aller plus loin : Âme de sorcière – Ou la magie du féminin  d’Odile Chabrillac – Éditions Solar


Féministes avant l’heure, les sorcières ont laissé en héritage leurs savoirs et leurs pouvoirs, autant de clés au service d’une féminité libre et puissante.

Symbole subversif de la révolte féministe, la figure de la sorcière est aujourd’hui de retour, prête à questionner nos choix, notre rapport au monde, à la nature, au corps, à la rationalité, à la sexualité… Et ce qu’elle a à nous apprendre peut réellement changer nos vies. Loin du folklore et des clichés, les sorcières sont porteuses d’un savoir riche et multiple, qui dérange et bouscule l’ordre établi. Pourquoi les a-t-on massacrées au XVe siècle, pourquoi a-t-on cherché à les oublier ? Car elles ont osé, en leur temps, défier l’église, l’autorité (masculine en particulier) et l’idée même de propriété ; elles savaient dire  » oui  » lorsqu’elles avaient envie et  » non  » quand elles le pensaient.

Se réapproprier leur histoire, leurs savoirs, leurs pouvoirs, c’est autoriser chaque femme à retrouver sa puissance, en faisant d’elle une digne héritière des guérisseuses et des sages-femmes d’antan. C’est ouvrir de nouveaux possibles, dans tous les champs (politique, artistique, écologique, philosophique, humain surtout), c’est oser se revendiquer différente, puissante et néanmoins bienfaisante.

Cette lecture contemporaine de l’héritage des sorcières résonne avec acuité à l’heure du renouveau féministe.

– Une petite histoire des sorcières : ce que l’on sait aujourd’hui des sorcières, ce qu’elles représentaient, pourquoi elles ont été chassées…

– Les pouvoirs et les savoir-faire des sorcières, autant de champs d’exploration du féminin, du bien-être et de développement personnel :

la nature comme espace d’authenticité et de liberté
la liberté de parole, du corps, de la sexualité (nudité, polyamour, transgression des tabous…)
l’émancipation via la solidarité féminine
le travail manuel : cuisine, jardin secret, travail de la terre, du bois
les recettes médicinales et le secret des plantes pour soigner et guérir (phytothérapie, aromathérapie…)
les rituels : l’art du feu, musique, formules magiques, kundalini, tarot, des techniques pour charger un lieu, augmenter son taux vibratoire, booster son intuition…


vendredi 6 octobre 2017

La Femme émancipée


Il convient de rappeler que les études féministes ont eu un rôle essentiel dans l’essor d’une sociologie du genre. Afin de recadrer le sujet dans une problématique globale, il est intéressant de noter les antécédents historiques de la construction sociologique du genre.

Traditionnellement l’homme est considéré comme supérieur, on peut y apporter des explications diverses à commencer par des facteurs génétiques et biologiques qui voudraient que la femme soit le « négatif » de l’homme. Autrement dit la féminité du point de vie biologique serait construite sur un manque, à commencer par celui du chromosome Y.

Du point de vue physiologique aussi le sexe féminin est un sexe « par défaut », il faut l’apport des hormones masculines pour que les organes masculins se développent, « à défaut » de quoi, l’individu sera féminin. Au départ donc, avant que n’émergent les questions de genre (autrement dit de sexe social), la femme est intrinsèquement inférieure car non déterminée.




Les études sur ce genre coïncident avec l’apparition de revendications féminines en France dans les années 1880. Ce mouvement revendicatif se poursuit jusqu’à son apogée dans les années 1960/1970, époque marquée entre autre d’un livre de référence Le deuxième sexe  de Simone De Beauvoir. Dans ce livre l’auteur insiste sur un concept qui commence déjà à connaître un certain retentissement, celui du genre, c'est-à-dire de la construction sociale du sexe. Selon De Beauvoir « on ne naît pas femme on le devient », le livre rompt avec la tradition de déterminisme biologique, anthropologique, psychique… Il aura donc fallu une série d’étapes de confrontation et de lutte féministe pour qu’on s’intéresse aux rapports de genre. Les « gender-studies » sont une discipline qui connaît un essor important dans les pays anglo-saxons où peut à peu les études sur le genre vont s’autonomiser du simple rapport conflictuel de confrontation pour en étudier l’essence même.

Au sein de la famille, la mère continue à prendre en charge la grande majorité des activités de soins des enfants et des tâches domestiques. En dépit d’une autonomie des femmes croissante, c’est là l’un des domaines où la place de la femme a le moins évolué.

Malgré l’arrivée massive des femmes sur le marché du travail, elles restent celles qui ont en priorité la charge des enfants, le « temps parental » représente environ 21 h 10 pour une femme active à temps plein contre 12 h 40 pour un homme actif par semaine. Il est aujourd’hui largement reconnu qu’absolument rien de biologique ou de naturel n’assignerait la femme à prendre soin des enfants et de son foyer, la démonstration est particulièrement édifiante dans l’ouvrage d’ Elizabeth Badinter, L’amour en plus . Aucune base sociologique solide ne peut ainsi défendre l’idée selon laquelle si la mère prend en charge l’essentiel de l’éducation des enfants c’est parce qu’elle y est poussée par un lien biologique autrement dit « un instinct ».

En revanche la domination au sein du couple est bel et bien présente, en particulier parce que la plupart du temps, et c’est particulièrement le cas dans Femmes au bord de la crise de nerfs, la femme attend plus de l’homme que celui-ci n’attend d’elle.

Le couple « moderne » peut se définir comme un modèle de couple issu des années 1970, dans ce modèle de couple les partenaires sont « deux sans se confondre », l’union doit être source d’épanouissement personnel pour les deux parties, le couple n’est donc plus la confusion de deux destins mais c’est bel et bien le couple qui doit être au service du bonheur de l’individu et pas l’inverse. Ce nouveau couple est plus égalitaire et à l’avantage des femmes, elles considèrent à présent qu’elles ont le droit de s’épanouir personnellement à travers le couple et d’exister pour elles-mêmes.  L’amour est donc le ciment du couple «moderne », si celui-ci n’est plus au rendez-vous les partenaires ont d’autant moins de scrupules à se séparer que le lien conjugal s’est « privatisé », c'est-à-dire est moins soumis au jugement de la société.30Ce nouveau type de lien basé sur l’amour et plus ou moins émancipé des contraintes sociales mène à une hypertrophie des attentes du lien conjugal.

Ainsi les femmes attendent de plus en plus du couple qui est synonyme d’épanouissement, néanmoins les rapports hommes/femmes restent imprégnés d’une domination découlant entres autres d’une répartition des tâches inégalitaires. Les femmes se retrouvent ainsi déçues et frustrées quand leur couple n’est pas à la hauteur de leurs espérances. On observe dans les films que, s’agissant d’un couple « traditionnel » ou d’un couple « moderne », l’homme est toujours en position de dominant et la femme toujours en attente de plus d’attention.

On peut définir le couple « traditionnel », par une forte sexualisation des rôles, et une forte clôture vis-à-vis de l’extérieur, à l’inverse le couple dit « moderne » serait plus égalitaire et plus tourné vers l’extérieur.

La question de l’apparence que prend la féminité fait l’objet d’un grand consensus au sein de la société et l’idée de « féminité » est d’emblée associée à certains éléments censés être caractéristiques de l’apparence féminine. La littérature et le cinéma ont d’ailleurs beaucoup contribué à la définition de cet « éternel féminin », en mettant en scène les clichés féminins de l’élégance dans ses personnages. Les films de Pedro Almodóvar ne font pas exception à la règle. On peut remarquer que les héroïnes de ses oeuvres ont pour la plupart une apparence soignée et sophistiquée qu’on a pour habitude de qualifier, très à propos, de « féminine ».

Ainsi dans leurs rapports sociaux, alors que pour les hommes le cosmétique et les  vêtements tendent à effacer le corps au profit d’une position sociale, pour les femmes ces attributs tendent à en faire un langage de séduction déterminant. Autrement dit, dans les relations sociales l’apparence physique de la femme est primordiale alors que celle de l’homme est indissociable d’une certaine position sociale. La femme est donc, indépendamment de son statut social avant tout une femme et donc un corps et un physique  féminin. Ce constat débouche sur le fait qu’il est d’autant plus nécessaire pour une femme de soigner son apparence puisqu’en tant que bien symbolique avant tout, elle est ce qui la définit en premier lieu. Selon le sociologue l’attention que les femmes portent à leur apparence n’est donc pas seulement imputable au « complexe mode-beauté » mais surtout à cette relation fondamentale qui l’institue comme « être perçu ». Ainsi pour les femmes, le regard d’autrui n’est pas un mal nécessaire mais un besoin puisqu’il est constitutif de son être.

Cette relation avec le regard de la société reste inchangée même si en apparence, la femme est aujourd’hui plus libérée et a le choix de l’usage de son corps. Selon Bourdieu, l’exhibition contrôlée dont font preuve les femmes, laisse leur corps « très évidemment subordonné au point de vue masculin ». Le sociologue J.C Kaufmann, a, par ailleurs, étudié le sujet à travers un phénomène du quotidien, les seins nus sur la plage. Celui-ci, se basant entre autres sur les travaux de Norbert Elias, souligne que le dénuement de la femme au fil des siècles, loin d’avoir provoqué une libération a surtout contribué d’une part à une banalisation du corps féminin, plus précisément à une neutralisation de la vision érotique systématique sur le corps, d’autre part à une montée des autocontraintes. Ce phénomène relève du « processus de civilisation », qui a contribué à l’évolution de la perception du corps féminin. En ce qui concerne l’ « hexis corporel » en particulier, l’évolution est passée du corset physiquement contraignant, à des normes de tenues plus discrètes imposées socialement.

Un aspect intéressant du livre de Kaufmann est qu’il introduit une notion absolument essentielle, la beauté. La beauté est devenue selon lui si sacrée qu’aujourd’hui tout est permis en son nom. Il remarque d’ailleurs que les femmes sur la plage ayant de « beaux » seins sont nettement moins soumises à réprobation que les autres. C’est là le troisième aspect qu’il prend en considération dans le corps féminin.

Il distingue dans son ouvrage trois corps de la femme. Le premier est celui que nous avons évoqué celui de la banalité, l’exposition croissante du corps le rend paradoxalement moins visible. Le second est le corps sexuel de la femme, qui fait naître chez les hommes un regard érotique (qu’ils ont d’ailleurs parfois du mal à assumer sur la plage). Le dernier est le corps « beauté », la beauté est alors comprise comme pure esthétique, presque comme un attribut artistique, dénué de toute connotation sexuelle. La beauté est l’absolu que les femmes doivent viser en prenant soin de leur apparence, néanmoins le sociologue révèle également une brèche dans cet idéal : les critères de beauté sont tout à fait arbitraires. Le désir masculin dans la société moderne trouve par exemple belle une femme mince et élancée ou bien est séduit par un maquillage soigné car ces attributs sont dits être « beaux ».



Néanmoins, les tableaux de maitres illustrant des femmes corpulentes à demi nues ne sont-ils pas censés être eux aussi de beaux tableaux ? Les courbes d’une femme mince ou d’une femme enrobée ne sont pas objectivement plus belles l’une que l’autre du point de vue artistique, il s’agit donc bien d’un construit social de la beauté de la femme. La beauté n’est donc pas une donnée objective mais repose sur un certain nombre d’apparats et d’accessoires censés manifester la beauté. Nous allons voir que sur cet aspect Pedro Almodóvar rentre complètement dans le jeu des apparats de la féminité, les mettant très souvent en valeur.

La beauté féminine n’est en réalité qu’une série de normes pré-établies et intériorisées par les femmes. Même si au départ elles ne contribuent que très peu à la définition de la féminité puisque « l’usage du corps féminin restant bien évidemment soumis au jugement masculin ». Le physique féminin instauré par ces normes est soumis à jugement social, ce qui en fait tout à la fois une contrainte et une priorité pour les femmes.

Extrait de " La femme face aux nouveaux enjeux de la féminité dans les films » doc.sciencespo-lyon.fr



lundi 25 septembre 2017

Les filles du ciel


S’il est difficile de traduire le terme “Wingwalker” (wing : aile et walker : promeneur), il est très aisé de le comprendre, tant ce qu’il représente est incongru. Le “Wingwalker” est une personne qui se déplace sur l’aile d’un avion... en vol.

Tout a commencé aux Etats Unis et en Europe dans les années 1920, avec le développement de l’aviation populaire. Les anciens pilotes et mécaniciens de la 1ère guerre mondiale se sont pris au jeu (avec les avions provenant des surplus de guerre) et ont inventé la cascade aérienne, beaucoup plus extrême que la voltige académique. Les cascadeurs se sont lancés des défis de plus en plus fous dans le cadre de spectacles aériens.


La crise de 1929, la Seconde Guerre mondiale, le durcissement de la règlementation et surtout la banalisation de l’aviation auprès du public ont finalement eu raison de ces “Jeux du Cirque” modernes. L’activité des “wingwalkers” est progressivement tombée en désuétude malgré le remplacement progressif des hommes par des femmes wingwalkers.

Mais cette ultime touche de glamour n’a pas été suffisante pour sauver une profession qui a presque totalement disparu. Si quelques numéros aériens restent encore aujourd’hui populaires aux USA, la vieille Europe n’a pas réellement développé le côté ludique de l’aviation, activité essentiellement orientée vers la performance, à l’exception toutefois de l’Angleterre...

Depuis près de 30 ans, les “Aerosuperbatics” entretiennent l’héritage des cascadeurs d’antan et proposent un numéro aérien de wingwalking dans les grands meetings européens. Les avions sont des antiques Boeing Stearman, biplans des années 1930, qui assuraient déjà le spectacle il y a 70 ans.

En revanche, pour séduire le public et attirer des sponsors, les wingwalkers sont désormais de jolies jeunes filles, sportives et téméraires. Après avoir été soutenue par une marque de margarine, l’équipe a porté les couleurs d’une marque de cosmétiques et elle est aujourd’hui financée par un fabricant de montres de luxe.

Le spectacle, proposé réellement attractif, dure de 12 à 20 minutes, en fonction des conditions météo et du nombre d’avions (de 1 à 3, voire jusqu’à 5 lorsque le budget le permet).



Cerise sur le gâteau, pour les amateurs de sensations fortes, Aerosuperbatics propose même des vols d’initiation au wing walking. Il suffit de s’inscrire sur leur site Internet, de prendre rendez-vous en Angleterre, et... d’oser monter sur l’aile quelques minutes avant le décollage...

Moi, je n’ai pas été jusque-là... Je me suis contenté de photographier les charmantes demoiselles Danielle et Stella “les wingwalkers” à l’occasion de leur meeting à Biscarrosse en mai 2010.

Je vous souhaite un bon voyage dans le ciel !

Jan Renette, mai 2010 – l’Essence de la Féminité – livre Expo à découvrir !



dimanche 3 septembre 2017

Cultiver des Graines de Joie


Peut-être que vous êtes actuellement à un point charnière dans votre vie, en pleine crise de sens, en plein questionnement par rapport à votre avenir, ce que vous avez réalisé ou non dans votre vie… Et vous vous dites que vous êtes peut-être passé à côté de votre vie, que vous avez mis de côté les choses les plus importantes pour vous ? Et vous vous demandez qui vous êtes vraiment ?

Peut-être que vous êtes une femme aux alentours de la quarantaine, vous avez tout misé ces dernières années sur votre job, votre épanouissement professionnel, pour devenir indépendante, autonome et vous jonglez en permanence entre votre famille, vos enfants et le travail ; vous vous êtes un peu oubliée. Vos enfants grandissent, ont de moins en moins besoin de vous…



Et vous êtes souvent stressée, en colère, frustrée, car vous sentez un décalage entre votre quotidien et vos désirs les plus profonds. Vous courrez dans tous les sens, sans jamais vous accorder de temps de repos, sans même prendre du temps pour vous ; vous en avez marre de ne rien maitriser avec cette impression de vous trouver dans un tourbillon que vous ne pouvez arrêter … Vous avez juste envie de poser vos valises, de vous arrêter, d’enlever ce poids des responsabilités sur vos épaules parce que cela devient insoutenable ? Vous vous sentez emprisonnée, à jouer un rôle qui n’est pas le votre … ?

Ou peut-être que vous arrivez à la cinquantaine, vos enfants vont bientôt quitter le nid et vous vous demandez ce que vous allez faire de votre vie, à quoi, à qui maintenant vous allez être utile … car vous avez toujours mis le focus sur vos enfants …et vous ne savez même plus de quoi vous avez envie. Vous ne savez plus vraiment qui vous êtes, où aller, vous vous sentez perdue, …

Et vous vous dites, quelle est maintenant ma raison de vivre, à quoi vais-je occuper mes journées ? Qu’est-ce que je vais devenir ? Qu’est-ce que va devenir ma relation de couple ? Vous avez peur du futur, cela vous stresse, que va-t-il se passer ?

Ou encore, vous êtes en plein divorce, séparation amoureuse, vous vous sentez perdue, sans repère, vos valeurs autour de la famille ont été bafouées, vous avez le sentiment d’être transparente, de ne plus exister, vous doutez sur votre capacité à séduire à nouveau et à reconstruire une vie de couple, vous vous sentez coupable ?!



Et vous vous dites : comment je vais m’en sortir ? Comment vais-je arriver à affronter la solitude ? Comment vais-je me reconstruire ? Vous avez peur de l’avenir !


Ou peut-être que vous venez de perdre votre job, et c’est tout qui s’écroule autour de vous car vous avez tout misé sur votre épanouissement au travail et voilà que vous n’êtes plus rien aux yeux de la société …



Vous vous dites : « comment vais-je retrouver du travail, qu’est-ce que je vais devenir, pourquoi je me suis faite virée ! » Vous doutez de vous, de vos capacités, vous n’avez plus confiance en vous, en la société, en la vie … vous avez peur du lendemain




C’est comme si vous aviez l’impression d’être dans un tunnel qui n’en finit plus … un tunnel sombre et vous vous demandez quand vous allez pouvoir en sortir !


Vous vous reconnaissez à travers l’un de ces portraits ? Nous sommes tous, à un moment donné ou à un autre de notre vie, confronté à la crise, à ces questionnements incessants, c’est un phénomène cyclique … Alors comment aborder au mieux ces phases critiques de notre vie, comment s’y préparer ou encore en sortir du mieux possible ? Comment faire de cette crise en cadeau ?

Et si cette crise, ces questionnements étaient salutaires, amorçant un vrai virage dans votre vie ?


Et si cette crise était là finalement pour vous réveiller, réveiller votre potentiel ? Vous permettre un « passage », une prise de conscience pour enfin grandir et vous révéler au monde ?



Comme si vous étiez jusqu’à aujourd’hui une graine en dormance…

Est-ce que vous savez que ce phénomène de « crise », de « stress » existe dans la nature … ? 




La graine, pour se réveiller et lever sa dormance, reprendre sa croissance, a besoin de chocs extérieurs comme le froid, le gel, parfois le feu (!), elles peuvent avoir besoin aussi de passer dans l’appareil digestif d’un animal ou subir l’action de bactéries … un vrai choc pour cette graine !


Un autre bel exemple des lois de la nature avec les sequoias géants qui ont besoin du feu pour se reproduire : la chaleur du feu permet de libérer les graines contenus dans les cônes, sans quoi ces arbres gigantesques ne pourraient se reproduire, libérer leur puissance et leur potentiel !



C’est plutôt une bonne nouvelle : vous entrez en réalité dans un processus de croissance … !


Et il y a toujours une lueur au bout du tunnel : même si le tunnel vous parait long parfois, sachez qu’on peut en ressortir plus rapidement que prévu si vous avez les bonnes clés et la bonne méthode entre dans les mains.

Imaginez maintenant que c’est possible de rayonner à nouveau, de sortir de ce tunnel, de se retrouver, de retrouver son chemin, d’être bien dans sa peau, retrouver le sourire, rayonner à nouveau de joie, vous sentir pleinement épanouie, rayonner à nouveau pour vous même, mais aussi pour vos enfants, parce qu’ils le méritent. Ils ont envie d’avoir une maman qui rayonne, qui les inspire… Oui, c’est possible !



Qui suis-je ? Virginie BERTRAND de MARLES

Quand allez-vous faire le 1er pas pour transformer votre vie ?

Que décidez-vous aujourd’hui ?




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