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mercredi 20 janvier 2016

L’Utérus nous parle dans le secret de notre ventre



Une expérience vécue à la confluence des deux thématiques de ce numéro : la Femme Sauvage et le Ventre Qui Sait. Au final deux conceptions qui s'interpénètrent et ne font en réalité qu’UNE !

Dans une perspective féminine, oui, le ventre est le « 1er cerveau » mais pas dans le sens que lui donnent les hygiénistes qui se réfèrent aux intestins comme étant le « 1er cerveau ».




Notre ventre est le berceau d’une connaissance innée réservée aux seules femmes car l’Utérus est un attribut féminin. Par ce que j’ai vécu, il me semble que la Grande Femme Sauvage Qui Sait y réside. Cependant, à un niveau plus profond et plus élevé c’est la connexion avec le Spirituel qui nous est offerte à travers le cycle féminin par l’entremise de notre Matrice.

Un jour de novembre, la neige tombe à gros flocons. J’accueille dans mon cocon une de mes « amies » pour que nos enfants puissent jouer. Comme à son habitude, cette « amie » me ressasse les éternels problèmes dans lesquels elle est embourbée. J’écoute avec attention et empathie désireuse d’apporter un peu de lumière à tant de détresse... Soudain l’atmosphère s’alourdit, des habituels problèmes de mère et de parentage, elle passe à ses problèmes sexuels passés et présents et cela devient très lourd et négatif. Je regarde mon fils et commence à me sentir mal à l'aise. Elle continue. Les vibrations sont de plus en plus pénibles. Je pense à mon futur enfant en attente d’incarnation, étant dans mon grand voyage initiatique de préconception et je commence à me sentir mal, je me sens prise dans un cycle de souffrances auquel je n’appartiens pas et je n’arrive pas à dire STOP, à dire NON. Tout simplement à poser les limites, car depuis toujours j’ai de grandes difficultés en cela. Un vieux problème karmique matérialisé en cette vie par une conception vécue comme intrusive à travers le corps de ma mère suivie d’une naissance technologique où mon espace fut violé et envahi sans la moindre considération, ainsi que le sont les césariennes programmées avant terme, sans travail de conscience préalable de la part des parents et du personnel médical.



Bref, je me sens envahie et je ne sais pas me défendre. La pensée lumineuse de mon futur bébé m’aide. Je pense à cet enfant aimé et désiré que je veux protéger dans ce temps hors-du-temps qu’est la préconception. Je crée un mur de lumière autour de moi... quand soudain... inattendue dans ce contexte , silencieuse, secrète mais si puissante qu’elle arrête le temps...

CONTRACTION. Une contraction ! Mon Utérus s’est contracté fortement ! Mon Utérus s’est levé et a dit « NON, ÇA SUFFIT ! » Mon Utérus s’est réveillé et m’a réveillée ! Mon Utérus m’a sommée de me respecter. Au nom de moi et de mes enfants présent et futurs.

Ma Femme Sauvage Gwladys, Qui sait qui Elle est, Qui sait à qui Elle a affaire, Qui sait dire NON, Qui sait poser les limites, Qui sait partir, Qui sait dire OUI, Qui sait jouir, s’est éveillée et s’est ancrée dans mon ventre. Elle a commencé à se manifester dans ma vie après tant d’années passées muselée par une société qui veut des femmes dociles.

Là voilà cette sagesse et force de la femme, dans l’UTÉRUS ! Force insoupçonnée, méconnue, inconnue... L’Utérus sait et l’Utérus nous parle. Je savais depuis longtemps que les Amérindiennes disent que la femme sent avec l’Utérus. J’avais intégré cette connaissance au niveau théorique. Une première expérience pratique me fut offerte.

La femme a dans sa Matrice sa grande alliée, sa force pour sentir et se défendre et plus encore. Notre Matrice n’est-elle pas également le siège de notre féminité et de notre maternité si tel est notre choix et notre appel ? Une féminité rythmée sur la danse de la Lune jusqu’à ce jour si particulier où la lumière de la Lune se transmute et devient constante pour éclairer la femme de la sagesse de toute une vie... Une maternité dont le secret se déroule au plus creux de notre ventre, dans ce chaudron magique où l’alchimie se crée et la Vie Naît ! C'est tout cela être une Femme, et la Matrice est notre Centre de gravité, autour duquel nos vies se déroulent et s’enroulent... depuis la nuit des temps.

En observant de plus près cet organe et muscle si particulier, on comprend que la Matrice est aussi une Porte vers le monde spirituel. C'est un Calice qui permet d’accueillir l’Énergie de Vie pour la donner ensuite à la Terre, transformée. Cela est particulièrement évident et compréhensible lors de la conception, grossesse et accouchement. On en vient à se demander si cela ne se passerait pas de façon constante dans le cycle féminin dont le but ne semble pas être la seule procréation à la différence des animaux : Ovulation – l’Énergie de Vie matérialisée dans l’Ovule est descendue et a empli l’Utérus (correspondance avec la conception et la grossesse). Écoulement sanguin mensuel – l’Énergie de Vie est arrivée à maturité et est prête à être transmise à la Terre (correspondance avec l’accouchement). À la ménopause que se passerait-il ? L’Énergie de Vie coulerait-elle désormais de façon plus fluide et plus subtile ?

Dans l’ouvrage Dans la Lumière de la Vérité de Abd-Ru-Shin il est dit que la mission de la femme est de faire le Pont avec les Hauteurs Lumineuses. Ce Pont ne serait-il pas matérialisé dans le corps de la femme par l’Utérus ? Ne serait-il pas là le noble dessein et appel de la femme ? N’y aurait-il pas une spiritualisation de la matière à accomplir à travers le cycle féminin ? Ce que nous dit Géraldine Legend Keeper en nous invitant à accomplir notre devoir de Prêtesse lors de nos menstruations .

Oui, la Femme Sauvage est lovée dans notre Utérus et Elle nous parle ! À nous de la mettre au monde et de la laisser s’éclore à la Vie ! Oui, notre Utérus est un Calice qui reçoit l’Énergie spirituelle pour que nous la diffusions au monde, que ce soit par la naissance d’un enfant ou d’un autre type de création. La Matrice est notre essence ainsi qu’un outil et une aide pour notre évolution. La puissance et la sagesse du ventre féminin est un grand Savoir de Femme à retrouver et à vivre. Alors oui, la Matrice est le « 1er cerveau » !



Gwladys JOUSSELME 
Maman d’un petit garçon de 3 ans.
Phd., Childbirth Educator : Préparation émotionnelle et spirituelle à l’accouchement et soins traditionnels post-partum, La Leche League leader : soutien à l’allaitement, Praticienne Tomatis Niveau 1: soutien thérapeutique par le son pour les femmes enceintes, Reiki Niveau 1, Canada.

g.j.france@gmail.com - paru au journal Rêve de Femmes 

samedi 16 janvier 2016

Qu'est-ce que la Féminitude


La Féminitude est ce qui caractérise l'identité sexuelle de la femme. Concept plus englobant que le rôle, la féminitude implique le sentiment d'appartenance au sexe féminin.



Le mot "féminitude" a été forgé par Simone de Beauvoir sur le modèle de "négritude" pour souligner l'affinité existant entre les luttes des noirs et celles des femmes pour l'affranchissement de leur esclavage.

C'est Aimé Césaire qui a employé le premier le concept de " négritude " pour dire en peu de mot la réalité douloureuse de la condition noire dans un monde raciste. La négritude relie symboliquement toutes les personnes de couleur de par le monde, quelle que soit leur nationalité ou leur culture.

Le concept de " féminitude " qui exprime la réalité douloureuse, dans encore de trop nombreux pays, de la condition féminine, lien symbolique fort entre les femmes au delà des frontières et des cultures d'origine.

Si les premières luttes féministes avaient été animées par la recherche de "l'égalité" avec les hommes, le féminisme des années 1970 revendique la valeur et le droit à la différence. A l'exemple des féministes américaines, les femmes françaises célèbrent leur "féminitude".

Le mot "féminitude" a été forgé par Simone de Beauvoir sur le modèle de "négritude" pour souligner l'affinité existant entre les luttes des noirs et celles des femmes pour l'affranchissement de leur esclavage.

Les femmes proclament la valeur de leur spécialité biologique, libidinale et expressive.

Une écriture dite "féminine" offre délibérément une écriture autre, par rapport aux modèles déjà existants majoritairement: les modèles masculins. L'écriture féminine doit se produire et se produit en dehors de l'ordre symbolique phallocentrique, en cela qu'elle échappe aux frontières de la raison et de la logique.

L'écriture féminine vient donc se situer et exister face à une autre pratique d'écriture, face à un autre rapport au langage, aux mots, à la littérature.


Cette théorie féministe de la féminitude a inspiré peu après la gynocritique.

ETRE FEMME


Etre femme, c'est être assurée de subir, de la naissance à la mort, une discrimination basée sur la seule appartenance sexuelle. Que ce soit dans l'éducation, dans l'instruction, dans le travail domestique ou professionnel, dans les relations humaines, dans la sexualité, dans le mariage, dans la parenté, dans les domaines politiques, économiques et sociaux, c'est ne jamais être reconnue comme être responsable.

Cette discrimination peut prendre des formes légères ou tragiques, être assumée avec habileté ou révolte, elle n'en est pas moins un fait objectif qui se double d'une expérience plus ou moins consciente.
Pour certaines femmes, cette discrimination vient s'ajouter à celle qu'elles subissent du fait de leur classe, ou de leur race. Mais elle les atteint néanmoins toutes, réunies dans une condition commune que l'on a pu nommer la féminitude.
Etre féministe, c'est découvrir la réalité de cette condition. C'est par là même faire l'expérience de la « sisterhood », de la sororité. C'est affirmer que la discrimination dont les femmes sont l'objet en tant que femmes n'est pas nécessitée par la nature, et en particulier par la nature biologique, mais qu'elle est construite et liée à des formes sociales déterminées. 
C'est lutter pour que cette situation soit renversée et pour que les femmes puissent assumer elles-mêmes leur propre existence, dans le sens qu'elles choisissent. 
C'est inévitablement vouloir une autre société.

lundi 11 janvier 2016

Unifier le masculin et le féminin en soi


Lorsque nous cherchons à nous réaliser pleinement et à trouver la paix en nous, nous nous heurtons à nos cloisonnements intérieurs, des séparations conflictuelles entre des parties de nous que nous aimons et d'autres que nous n'aimons pas (voir article L'enfant intérieur). L'opposition entre masculin et féminin est l'une de ces séparations. Mais on peut dire aussi que les différentes séparations sont toutes semblables et se correspondent, et qu'en effaçant l'une, on efface les autres: le masculin et le féminin, le corps et l'esprit, le bien et le mal, la personnalité et le Soi. Retrouver l'unité intérieure du féminin et du masculin conduit à la paix intérieure.




Les séparations intérieures ont leur correspondance dans la vie extérieure et créent les conflits et les guerres entre groupes humains, entre l'humain et la nature, entre l'homme et la femme. Toute harmonisation intérieure a sa correspondance dans l'harmonie extérieure, et conduit à la paix dans la société, à la relation harmonieuse et paisible dans le couple.

Hommes et femmes possèdent en eux les qualités masculines et féminines, plus ou moins bien assumées au grand jour. Il importe que les hommes, pour leur harmonie et leur épanouissement, développent et intègrent les qualités féminines, ce qui contribuera à valoriser leurs qualités masculines. L'homme alliant le masculin et le féminin manifeste l'émotion, la compassion et la douceur tout en étant viril. Il importe que les femmes, pour leur harmonie et leur épanouissement développent et intègrent les qualités masculines, ce qui favorisera l'expression de leurs qualités féminines. La femme alliant le féminin et le masculin sait exercer le pouvoir avec discernement et compassion.

Le champ énergétique de la femme

Si j'abandonne la gentillesse, si je dépasse la peur de ne pas être aimée, que se passe-t-il? Je peux trouver un autre aspect du féminin qui est la force de la nature. Je suis l'eau qui coule doucement et pourtant creuse des vallées. Je suis l'eau tumultueuse qui parfois fait sauter le barrage quand les hommes veulent me dompter excessivement. Je suis la terre patiente et généreuse, qui devient secouée de tremblements de purification lorsqu'on abuse de moi (voir article Les catastrophes naturelles). Je suis le vent vivifiant et insaisissable. Je suis la flamme pétillante, changeante et malicieuse. Je suis la panthère, la tigresse et la louve. Je suis la mère et la force de la vie. Je suis le germe fragile capable de transpercer le goudron de la route pour se développer. Je suis la sorcière et la femme sauvage.

Sans que la femme s'en rende compte, son corps produit un champ énergétique en elle et tout autour d'elle. Pendant la période des règles, ce champ est amplifié, sa puissance magnétique et médiumnique est accrue, au point de créer parfois des phénomènes bizarres. Par exemple, dans les campagnes, lorsqu'on tuait le cochon chaque année à la ferme, les femmes en période de règle n'étaient pas autorisées à participer au travail, car ça faisait tourner la saucisse. A cause de ça, on les jugeait impures alors que c'est le contraire. Elles sont purifiées au point que chez les amérindiens, les femmes en période de lune sont dispensées de la cérémonie de huttes de sudation. Traditionnellement, ce sont les hommes qui en ont besoin. Lorsque la femme se sent pleinement femme, qu'elle se trouve dans un climat de confiance et de protection où elle peut s'ouvrir totalement comme une fleur, sa puissance magnétique se déploie (voir aussi l'article Sexualité).

Masculin et féminin
Bien que les comportements masculins et féminins soient fortement marqués par l'éducation, certains traits de caractère semblent pourtant plus spécifiques aux hommes et d'autres plus spécifiques aux femmes. Observons donc quels sont ces traits. Nous pouvons par exemple recueillir des indications intéressantes en portant notre attention sur ce que nous apprécions chez l'autre sexe. En tant que femme, quelles caractéristiques appréciez-vous chez l'homme, qui concourent à ce que vous le sentiez homme? En tant qu'homme, quelles caractéristiques appréciez-vous chez la femme qui concourent à ce que vous la sentiez femme?

On reconnait comme masculines les qualités qui permettent d'aller vers un but déterminé, à la manière d'une flèche qui se dirige vers sa cible. On reconnait comme féminines les qualités qui permettent d'accueillir ce qui est et ce qui vient, à la manière d'une coupe largement ouverte sur l'univers.

Notez bien que ces traits ne sont pas exclusifs à un sexe, mais seulement prédominants. Aucun trait n'est réservé à un genre. Non seulement nous trouvons les traits masculins et féminins aussi bien chez la femme que chez l'homme, mais il est souhaitable que chacun, homme ou femme, puisse les reconnaitre, les accueillir en soi, les intégrer et les développer pour son épanouissement personnel et celui du couple.


Lire l’article en son entier sur le site d’Alain Boudet : http://www.spirit-science.fr/doc_psycho/HommesFemmes.html

Place à la déesse Serpent



La taille des serpents est très variable selon les espèces, de 10 cm à 10 m. Ils une croissance continue tout au long de leur vie, même si cette croissance ralentit avec l'âge. Contrairement à de nombreux autres animaux, ils ne renouvellent pas leur peau en continu. Lorsque cette peau devient trop exiguë, elle se déchire et se détache de l'animal, remplacée en dessous par une autre nouvellement formée.



Le corps des serpents est recouvert d'écailles, qui peuvent avoir toutes sortes de tailles, de formes, de textures et de dispositions, y compris au sein d'une même espèce. Ils peuvent présenter à peu près toutes les couleurs existantes. La couleur des serpents peut varier au cours de la vie chez un même individu. Ainsi, certaines espèces peuvent changer de couleur au cours d'une même journée, à la manière des caméléons, mais d'autres changent de couleur sur le plus long terme[1]. Ainsi, la couleur des jeunes individus peut être très différente de la couleur des adultes[2]. La couleur des serpents joue un rôle important puisqu'elle leur permet de se camoufler aux yeux des prédateurs et des proies potentielles.

La colonne vertébrale est constituée d'un grand nombre de vertèbres (160 à 400) très bien articulées les unes par rapport aux autres, permettant aux serpents de se déplacer par ondulation. La bouche peut se distendre au passage des proies qu'ils capturent. De ce fait, les serpents sont capables d'avaler des proies énormes : dans l'estomac d'un  python de cinq mètres on a trouvé un léopard (préalablement étouffé). Les serpents sont tous carnivores. Ils  peuvent avaler une grande quantité de nourriture en une seule fois et sont capables de jeûner pendant de nombreux jours suite à cela.

Les serpents ont une très mauvaise vue. Ils se repèrent dans leur milieu en sentant les odeurs et les déplacements  d'air grâce à leur langue bifide. Certains serpents ont une image thermique de la  proie. Ils sont sensibles aux  radiations infrarouges et peuvent percevoir les plus infimes changements de température. Les serpents se  rencontrent dans la plupart des régions du globe excepté les plus froides.

SYMBOLISME
La symbolique des dragons est à rapprocher de celle des serpents.

Terre
Le serpent, dépourvu de pattes, le corps tout entier collé au sol, s'abritant sous terre, est considéré assez  universellement comme le symbole de la Terre-mère. C’est un symbole chtonien des forces de la nature, du territoire et des forces souterraines. Dans la tradition celtique, les énergies souterraines se manifestent parfois sous la forme de "femmes serpent", comme la Vouivre.

Le serpent est relié aux divinités proche-orientales du monde souterrain : la déesse de l'amour et de la fertilité  assyrienne, Ishtar, ou Qadesh en Palestine. Quetzalcoatl, «Serpent à plumes» aztèque, serait allé dans le monde souterrain pour y créer le cinquième monde de l'humanité.

Eau
Le serpent, créature parfois aquatique, peut représenter l'Esprit de l'Eau. La Vouivre est une femme-serpent  aquatique dans la mythologie celte. Mélusine est une femme dont le bas du corps se transforme en serpent tous les  samedis lorsqu'elle prend son bain. De nombreux dragons processionnels sont liés aux crues de fleuves.

Feu
En Gaule, le serpent apparaît parfois associé au bélier. Cette combinaison pourrait être en rapport avec le culte du  foyer, car le bélier est souvent associé au feu.[3]

Protection
Dans la Grèce mycénienne, Athéna était une déesse du foyer et des greniers, également protégés par le serpent qui  apparaît sur son bouclier, l'égide. Le serpent est donc gardien des lieux. Dans la mythologie nordique  Midgardsormr, le Grand Serpent qui vit dans la « Grande Mer » primordiale, entoure le monde du milieu  (Midgard), la terre des hommes au centre de laquelle se trouve la terre des dieux, Asgard. Au-delà de la Mer et des  anneaux protecteurs de Midgardsormr se trouve Utgard où sont les puissances mauvaises et destructrices, les  Géants et les Forces du Chaos ; en mordant sa queue il assure au monde humain sa cohésion et sa solidité. En  Egypte, l'Uréus, déesse féminine qui représente l'oeil de Ré, flamme devenue serpent, symbole de la vigilance en  éveil, protège le front du Pharaon. La Montagne de l'Occident est gardée par Oudjat, la déesse serpent, dame du  Silence ; elle remplit aussi les fonctions de protectrice du grenier.

Guérison
Dans l’Antiquité grecque, le dieu de la médecine, Asclépios (Esculape pour les romains), avait le serpent pour attribut. Dans les temples qui lui étaient dédiés, à Epidaure notamment, l’oracle était rendu par l’intermédiaire de serpents, serpents que l’on retrouve d'ailleurs enroulés autour du caducée. Sa fille, la déesse de la santé Hygie est également représentée avec un serpent.

Immortalité, mort et Renaissance
Comme d'autres animaux, qui entrent sous terre comme on enterre les morts, et en ressortent, les serpents sont symboles de renaissance et d'immortalité. Puisqu’ils sont carnivores et qu’ils tuent leurs proies en utilisant leur venin, on les a associés à la mort.

Le serpent change de peau, ce qui donne l'impression qu'il quitte un vieux corps pour renaître. L'« Ouroboros », serpent qui se mord la queue, symbolise le cycle infini de la vie et de la mort. On retrouve ce symbole dans de nombreuses civilisations Méduse est une femme à la chevelure de serpents, pétrifiant les hommes de son regard. Le sang coulant de sa veine gauche est un poison, tandis que celui de sa veine droite est un remède capable de ressusciter un mort[4].

Quetzalcoatl, ou «Serpent à plumes», chez les Aztèques, était un dieu de la mort, mais aussi de la renaissance.
Les Romains associaient aux serpents les âmes des défunts : Virgile raconte, dans L'Enéide, comment Enée voit un serpent se glisser près de la sépulture de son père et goûter les mets sacrés qu'il y a déposés avant de regagner le fond du tombeau, augure d'un message des ancêtres signifiant qu'ils en acceptent l'offrande.

Transe et divination
Delphes possédait, depuis des temps reculés, un oracle gardé par le Python, serpent dragon, génie serviteur de la déesse Gaïa. Vaincu par le dieu solaire Apollon, il resta sur place et transmit le pouvoir oraculaire. La figure serpentine est souvent présente dans les "hallucinations", chamaniques ou non, provoquées par des plantes psychotropes.

Autres figures mythiques
Dans la Gaule orientale et dans le pays du Rhin le serpent apparaît sur un cheval galopant, renversant un monstre – que l’on appelle couramment l’anguipède - semi-zoomorphe, semi-anthropomorphe. Dans la cosmogonie nordique, Yggdrasil - l’Arbre du monde, a ses racines rongées en permanence par un serpent, Nidhögg.

La Kundalini est représentée comme un serpent endormi, lové au niveau du premier chakra (l’éveil de cette énergie vitale permet à l’initié d’atteindre la Sagesse). Hermès, dieu de la sagesse et maître des chemins et des carrefours, trouva un jour deux serpents en train de se battre et, leur tapant sur la tête avec son bâton de pèlerin, parvint à les concilier ; tous deux s'enroulèrent autour de ce bâton qui deviendra le caducée, symbole de la capacité à relier les contraires - les énergies solaires et lunaires - autour d'un axe vertical.

Rhéa aurait pris la forme d’une couleuvre pour échapper aux ardeurs amoureuses de Zeus. Mais celui-ci se changea en serpent. Hermès les réconcilia en plaçant le bâton entre les deux.[5] Chez les Romains, Juno Sospita, la "protectrice", est la patronne de Lanuvium, près de Rome, où l'on pratiquait un rite annuel pour savoir si l'année  serait fertile. Une jeune fille allait nourrir un serpent qui habitait au coeur d'une grotte. Si le serpent acceptait les gâteaux, l'année serait bonne ; dans le cas contraire, elle serait stérile. Dans la tradition babylonienne, le serpent dragon femelle, Tiamat, est vaincu par le dieu héros Marduk, et dépecée, faisant ainsi naître le Ciel, la Terre et tous les êtres vivants.

En Egypte, dans certaines cosmogonies, le Noun, océan indifférencié des potentialités, est associé au dragon serpent Apap (Apophis pour les Grecs) qui, chaque nuit, menace de dissolution le soleil et toute la création.

Chez les Mongols, inspirés par les Chinois, le serpent dragon est un des douze animaux célestes. Il tourne sur lui-même et autour de l'univers. Il passe l'hiver sous terre d'où il sort au printemps pour monter au ciel. Il est ambivalent et soutient l'arbre de vie. En Inde, les rois serpents Nagas sont des divinités protectrices des fleuves, porteurs de vie et de fécondité mais aussi de sagesse ancestrale. En tant que faiseur de pluie, tel le serpent arc-en-ciel de la mythologie des aborigènes d'Australie, il représente la fertilité et les ressources abondantes de
la terre.

PRATIQUES
En Egypte, lors de la fondation d'un temple, on doit clouer au sol le serpent des puissances de la terre pour pouvoir entreprendre la construction. Les mêmes rites magiques propitiatoires se retrouvent en Chine dans la science de la géomancie.

En Bulgarie le 25 mars se tenait la fête appelée "Blagovetz" ou encore "Blagovechtenie". Les garçons sautaient par-dessus un grand feu pour se préserver en été des piqûres et morsures des serpents et des lézards. Les femmes faisaient du bruit avec une pince à feu, un tisonnier ou d'autres objets de ferraille, en tournant dans tous les coins du jardin, pour que les serpents et les lézards qui, selon la croyance, sortaient ce jour de leur cachette d'hiver, se sauvent de la maison. Elles disaient :"Courez les serpents et les lézards, parce que les cigognes arrivent".

Le culte romain de Bona Dea a pu impliquer des serpents.

Sources
1. Chris Mattison, Tous les serpents du monde, Delachaux et Niestlé, 2008, p.30
2. Chris Mattison, Tous les serpents du monde, Delachaux et Niestlé, 2008, p.31
3. Dimitri Nikolai BOEKHOORN, Bestiaire mythique, légendaire et merveilleux dans la tradition celtique : de la
littérature orale à la littérature
4. Piere Grimal, Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Paris, Presses universitaires de France, 1999
[1951], p.168
5. Belfiore, Jean-Claude, Croyances et symboles de l’Antiquité, Larousse, Paris, 2010. p.195.
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samedi 9 janvier 2016

Le Dieu et la Déesse des sorcières


Les origines du Dieu et de la Déesse remontent à des âges très anciens. Il faut savoir que la dualité a toujours fait partie de la magie, et que donc, si il y a le jour, il y a la nuit. Si il y a le mâle, il y a la femelle ; si il y a le bien, il y a aussi le mal ; la vie et la mort ; l'eau et le feu etc... Certains diront que l'origine du culte du Dieu et de la Déesse remonte à la dualité d'Isis et Osiris, mais il est fort probable que la source de ce culte est encore beaucoup plus ancienne que cela...



Ce qui est important dans l'étude de la magie, et donc pour l'apprentie sorcière ou sorcier, ce n'est pas de connaître les origines de l'histoire du Dieu et de la Déesse, qui de toute façon se perd dans les méandres du passé et du temps. C'est avant tout de comprendre les implications que provoquent cette dualité dans les mystères de la nature, et aussi la relation profonde et intime qu'elle peut impliquer sur l'évolution et le cheminement de la sorcière...
La Déesse Blanche est aussi parfois appelée "Déesse Mère" ou "Déesse de la Lune". C'est à travers les rites de célébration, qui impliquent évidemment de nombreuses pratiques magiques, qu'est né le terme contemporain de "magie blanche". La Déesse blanche est associée à l'énergie féminine de tout l'univers, c'est-à-dire à la femme, à la pureté, à la nudité, ainsi qu'à l'eau, au monde nocturne et donc bien sûr à la lune. C'est la mère bienveillante de toutes les sorcières.
Le Dieu cornu est représenté à travers les panthéons sous diverses figurations comme le Minotaure, Cernunnos, le bouc, Pan... C'est le Dieu des désirs inavouables, qui est associé à l'énergie masculine de l'univers, c'est à dire à l'homme, au feu, aux forêts, au monde diurne et donc au soleil.
Voici comment les sorcières évoquent leur dieu et de leur déesse à travers leur "Livre des Ombres" :
" Ah ! Un bouc avec qui danser ! Ah, un cercle de sorcières revêtues du ciel sous la lune cornue ! Ô Dieu au front cornu, reviens. Ô licorne captive, viens nous tirer de nos ténèbres volontaires ! Viens embrocher le soleil de tes cornes pointues et, une fois encore, répandre la lumière dans la caverne, le crâne et l'arc pelvien..." "Que les sorcières qui connaissent les secrets dont je parle me comprennent !"
"Déesse, je viens à toi, le cou entouré de boutons de rose, le tête pleine de visions de nouveau-nés, les paumes ouvertes à tes ongles illuminés, le vagin et la matrice béants prêts à recevoir ta radiance... Ô Déesse, je serai un réceptacle sûr pour ton amour et pour ton souffle..."

LA DEESSE

La Déesse a une multitude des noms et d’aspects. Elle vit dans chaque recoin de la terre. Elle est le plus souvent représentée dans les trois phases de la vie : comme une jeune fille, une mère et une vieille femme. Comme jeune fille, elle représente l’innocence et la pureté, tous les espoirs non encore réalisés. Les Romains l’adoraient sous la forme de Diane, l’Artémis des Grecs. En tant que mère, elle apparaît avec la pleine lune. Avec un enfant dans son ventre, elle prend soin de la santé des siens. Les Egyptiens l’adoraient sous la forme d’Isis, les Grecs, sous celle de Déméter. L’aspect vieille femme de la Déesse connote tout ce qui est sagesse. Elle est celle qui exerce la magie, le côté sombre de la lune. Elle est aussi toujours bienveillante. C’est sous son aspect vielle femme, que la Déesse est concernée par la mort et la renaissance. C’est elle qui, adorée comme Hécate par les Grecs, connaît les autres mondes.
La Déesse porte aussi d’autres masques. Celui de la guerrière, de la voyageuse, et de l’amante. Elle est en toutes les femmes, et toutes les femmes sont en elle. Elle comprend toute joie et toute douleur, tout combat, tout triomphe de la féminité. Elle fournit une lumière dans l’obscurité, à celles et ceux qui cherchent à savoir qu’ils ne sont en aucune façon inférieurs à personne, sur cette terre.

LE DIEU

Le Dieu est habituellement représenté comme l’amant ou le fils de la Déesse. Ses attributs sont la force, la justice, la protection, et la préservation de toutes choses de la nature sauvage. Il se tient en faction à la porte qui se trouve entre la vie et la mort. La plupart des Sorcières considèrent le Dieu comme le Pan grec ou l’Herne britannique, tous deux seigneurs des chasses, et cornus. Les premiers chrétiens diabolisèrent l’image de Pan, attribuant ses sabots et ses cornes à leur « démon », Satan. En fait, la Bible ne décrit pas « Satan » sous cette apparence.
Dans certaines traditions wiccanes, la moisson est le moment où le Dieu meurt, pour fertiliser la Déesse. Il renaît avec le solstice d’hiver, avec la renaissance du soleil. D’autres traditions considèrent l’hiver comme la période de l’année qui est celle du Dieu, tandis que l’été est le temps de la Déesse. Certains considèrent l’année tout entière comme une danse continue entre les deux déités.



La magie des Femmes de Roumanie


L’apanage de la magie n’est pas réservé à un individu qui se démarquerait de la communauté. Nombre de pratiques sont connues par beaucoup de femmes (et d’hommes aussi), mais des personnes sont plus « spécialisées » que d’autres dans certains domaines. L’apprentissage magique se fait de personne à personne sans qu’il y ait d’initiation ou de préparation spéciale. On acquiert souvent une forme de savoir parce qu’on a été soi-même confronté à une situation difficile qui a demandé le recours à une pratique magique pour être résolue. Et de pratique en pratique le savoir se constitue.



L’apanage de la magie en Roumanie n’est cependant pas réservé à un individu qui se démarquerait de la communauté. Nombre de pratiques sont connues par beaucoup de femmes (et d’hommes aussi), mais des personnes sont plus « spécialisées » que d’autres dans certains domaines. L’apprentissage magique se fait de personne à personne sans qu’il y ait d’initiation ou de préparation spéciale. On acquiert souvent une forme de savoir parce qu’on a été soi-même confronté à une situation difficile qui a demandé le recours à une pratique magique pour être résolue. Et de pratique en pratique le savoir se constitue.
La magie de la souillure (de spurcăciune) se servira de toutes les « sécrétions de la vie intime » (urine, sperme, sang menstruel, et mêmes matières fécales, ainsi que la sueur) dans le but de salir une relation déjà ressentie comme impure, car illégale, afin de ramener les événements à un stade antérieur. L’urine et les excréments sont nommés « les substances les plus mauvaises du corps » qui, lorsqu’elles sont jetées chez les ennemis, sont censées semer la zizanie, provoquer la haine et la rupture. Ces « substances mauvaises » ainsi que le sang des menstrues sont considérés comme des déchets de l’organisme, « des misères dégoûtantes », des choses impures qui deviendraient nocives si elles restaient dans le corps. L’organisme se purifie en les expulsant et on utilise leurs côtés nocifs dans cette magie. Les incantations qui soutiendront ces actions scabreuses utiliseront aussi des paroles ordurières dans le même but : souiller ceux envers lesquels elles sont proférées. Ce type de magie va être pratiqué dans le cas d’un couple constitué, composé de l’époux et de l’épouse, pour éloigner la rivale. 
Par analogie avec le dégoût éprouvé pour les excréments, il s’agit de parvenir au même dégoût pour l’intruse et d’amener à ressouder le couple désuni par elle. Que les amants fautifs se sentent souillés et en viennent à être dégoûtés l’un de l’autre jusqu’à la nausée et guérissent de leur attirance coupable. Salir la rivale et sublimer l’épouse. La vie et les relations intimes qui ont précédemment lié le couple légitime les mettent tous les deux dans un espace où les éléments uro-génitaux-anaux représentent aussi une sorte de communication possible, mais alors valorisée ; ne serait-ce que par le sperme de l’homme et les sécrétions de la femme au moment de l’acte sexuel.
Il s’agira pour l’épouse d’inverser le mode de perception de l’époux en faisant basculer l’axe de ses préférences et de ses rejets. Il lui faudra donc paralyser et entraver les actions et les paroles de la rivale. Pour ce faire, les actions et les paroles de l’épouse légitime devront être encore plus agissantes que celles de la rivale. L’épouse doit redevenir familière à ses yeux alors qu’elle était devenue étrangère par l’indifférence dont il a fait preuve à son égard. Et la rivale doit redevenir aux yeux de l’époux l’étrangère qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. Il faut donc que l’époux et l’Autre, la rivale, redeviennent l’un pour l’autre des étrangers comme avant leur liaison et plusieurs actions qui souillentvont être mises à la disposition de la femme légitime pour les séparer :
· souiller l’image de la rivale en la ramenant à un statut de femme laide ; on cherchera à provoquer son enlaidissement par une série de comparaisons scatologiques ;
· souiller l’image des lieux où le couple illégitime a pu s’isoler pour « bafouer la femme légitime » ;
· souiller l’image de l’homme pour qu’il ne se reconnaisse plus, pour qu’il ne se supporte plus, pour qu’il ne puisse plus supporter l’autre femme.
Toutes ces pratiques, nommées ici magie de la souillure, vont pouvoir être effectuées lorsque l’on a diagnostiqué ou pressenti que le mari a été envoûté par la rivale, ainsi que dans un but préventif, afin que l’homme ne puisse pas s’éloigner de son épouse. Le désir de s’attacher l’homme n’est pas seulement le fait d’une jalousie amoureuse ou sexuelle, mais aussi le désir exprimé par la femme légitime de voir son mari respecter sa maison et ne s’en tenir qu’à elle pour ne pas aller dépenser ses forces (énergie sexuelle, mais aussi énergie tout simplement) ni son argent « ailleurs ». Pour qu’il ne néglige ni n’abandonne sa femme en faisant d’elle la risée de tout le village, et qu’il réponde à l’image du père de famille qu’on attend de lui. Par ailleurs, l’éparpillement sexuel est source d’inaccomplissement social et l’adultère perçue comme une maladie qu’il s’agit de guérir. La magie de la souillure pourrait alors être vue comme remède à cette maladie.
Avec cette magie, la femme légitime va pouvoir mener une action à la fois défensive et préventive, au moyen de ce qui symbolise le mieux l’intimité perdue du foyer et qui doit être retrouvée. Il y aura pour elle plusieurs modalités d’exécution. Elle procèdera à certains actes et se servira de certains substituts de son mari, d’elle-même et parfois de la rivale.
Les substituts du mari vont être utilisés dans des registres différents : il s’agira d’un signe (la chemise) ou d’un substitut phallique simple (un poisson), de son sperme qui sera toujours prélevé sur son corps à elle après un rapport sexuel et enfin de plusieurs mesures symboliques du corps du mari (taille, bouche, pantalon, col, etc.) ainsi que de son empreinte ou de son ombre.
11Le sang de ses règles et son urine sont ses substituts à elle, éléments de ses « sécrétions » qui sont liées à son intimité. Le substitut de la rivale lorsqu’il sera utilisé, pourra consister en un signe d’elle (un morceau du tissu de ses vêtements) ou bien encore ses cheveux, voire dans certains cas son ombre ou la poussière prélevée de son empreinte. Ce que pratiquera la femme appartiendra à deux registres différents, selon ce qui est attendu.
Le premier registre : avaler
Elle fera manger ou boire à son mari une mixture composée d’éléments dont nous verrons la nature ci-après. Elle brûlera, ou nouera et brûlera, lui donnant ainsi des éléments transformés qui seront d’une part leurs propres sécrétions, à lui et à elle (leurs substituts), et d’autre part certains éléments prélevés dans l’espace de la mort et d’un mort (terre d’une tombe inconnue, ongles, barbe, poils du mort, ainsi que sa mesure prise sur le cadavre). Ainsi, par un acte d’autocannibalisme symbolique, l’époux se dévorera lui-même en mangeant ses propres substituts. Il réintégrera donc les forces et les énergies qu’il aura cherché à dépenser ailleurs. Et en lui faisant avaler ses substituts à elle (sa femme), il sera obligé d’être imprimé par elle. Enfin, en lui faisant avaler les objets appartenant au monde de la mort, elle essaiera de le faire « taire comme le mort » (de ne plus parler avec la rivale) et « d’oublier comme le mort » (d’oublier la rivale et tout ce qu’il a pu faire avec elle).
L’autre registre : enterrer ou jeter
L’autre acte sera d’enterrer ou de jeter dans les toilettes, endroit souillé par excellence. Enterrer suppose le désir « d’oubli », et très souvent on enterrera à la tête du tombeau d’un inconnu. Jeter signifie séparer les espaces, de telle sorte que l’homme réintègre un espace pur et que la rivale pourrisse à jamais dans un espace impur. Dans cette perspective, la femme urinera et fera bouillir, et parfois nouera.
Deux registres différents apparaissent alors en fonction de deux fins semblables, et ils manipuleront les mêmes substituts de l’homme (mesure, empreinte, vêtement ou sperme).

Extrait de l’article de Ioana Andreesco à lire en entier sur https://clo.revues.org/1518