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vendredi 3 février 2017

Les Déesses Terre en Méditerranée


Qu’est-ce que cela signifie lorsque nous identifions une déité féminine comme étant une Déesse Mère ? Est-ce que le terme Mère signifie une personne maternelle qui protège les enfants? Est-ce qu’une Déesse Mère signifie aussi une Déesse des naissances ? Est-elle une Déesse créatrice de l’univers ou une Déesse Terre (nommée aussi Terre Mère) ? Est-ce qu’elle est alors une Déesse de la fertilité ou une Déesse de la nature ?
Et que représente le terme fertilité ?
Déesse Mère pourrait signifier Déesse de la fertilité mais le terme fertilité est en soi plutôt vague et a plusieurs connotations. Le mot fertilité pourrait représenter la Terre en soi (fertilité de la terre) ou encore la vie végétale et agricole. Il pourrait aussi signifier la fertilité de la vie animale, comme celle des humains, et, conséquemment, la reproduction et les relations amoureuses. Comme vous le constatez, le terme fertilité est trop ambigu.

La Déesse Mère a d’ailleurs autant de rôles que de définitions. Elle peut aussi jouer le rôle de Terre Mère (Déesse Terre) et, parfois, les deux rôles sont confus et s’entremêlent comme dans le cas de la Déesse grecque Gaïa qui était connue pour son rôle de Terre Mère et de Déesse Mère. La Terre Mère est souvent perçue comme la force primale et la source de toute vie. Elle ne possède pas nécessairement un côté maternel. La Déesse Mère, elle, protège ses enfants et donne naissance aux divinités comme dans le cas de Rhéa, mère des divinités olympiennes. La Déesse Mère peut aussi être accompagnée par un consort de nature humaine ou divine, avec lequel elle doit s’unir périodiquement comme dans le cas de Cybèle et de son consort Attis. La Déesse Mère peut aussi avoir plusieurs attributs comme dans le cas de Déméter, Déesse du blé, Déesse Mère et Déesse de la fertilité.

Jusqu’ici, nous avons mentionné des Déesses connues grâce à la littérature et la mythologie. Nous n’avons pas mentionné les Déesses des civilisations égéennes de l’âge de bronze. Toutefois, les seuls écrits existant à propos de l’existence des divinités de l’âge de bronze sont les tablettes en linéaire B2 trouvées à Knossos et Pylos. Il n’existe aucune littérature ni aucune mythologie. Nous ne possédons aucune information à propos de leur culture, leurs croyances et leur histoire. Nous ne possédons que les noms qui apparaissent sur ces tablettes.
À Pylos, des tablettes dévoilent le nom de ME-TE-RE TE-I-JA, ou Mater Theia signifiant Déesse Mère. Qui était-elle? Nous ne pouvons que deviner et supposer…
Étant donné que les tablettes en linéaire B fournissent très peu d’informations pour déceler les divinités durant l’âge de bronze, les artefacts ont été d’une aide précieuse. Toutefois, les figures représentées sur les artefacts ne sont nullement identifiées et nous devons faire confiance aux experts qui tentent d’interpréter. Il est donc difficile de déterminer si les figures féminines représentent une Déesse, une prêtresse ou une chef de clan.
Ce que nous savons avec de plus en plus de cer­titude, c’est que les divinités féminines étaient plus adorées que les divinités masculines. Aus­si, il est de plus en plus certain que ces Déesses étaient généralement des Déesses Mère.
Certains experts croient que les civilisations minoennes et mycéniennes ne vouaient pas un culte à plusieurs Déesses, mais à une seule Déesse puissante, comme les Israélites qui adoraient un seul Dieu. Jusqu’au moment où nous décrypterons les textes en linéaire A, faits par les Crétois, nous ne saurons jamais avec certitude si les Minoens adoraient seulement des Déesses ou si des divinités masculines existaient.
L’arrivée des tribus helléniques apporta aussi le panthéon olympien dans lequel les divini­tés masculines dominaient, dont Zeus le Dieu suprême. Nous ne pouvons que spéculer sur le nombre de Déesses pré-helléniques qui ont survécu à la transition de l’âge de bronze à l’âge de fer. Nous avons ensuite assisté à la suppres­sion du culte des Déesses ou à la réduction de leur importance et de leur rôle.
La Maîtresse (Potnia)

PO-TI-NI-JA ou Potnia ressemble plus à un titre ou un rang qu’à un nom. Potnia signifie Maîtresse ou Dame. Potnia était une Déesse Mère ou Déesse de la nature. Il y a plusieurs épithètes au nom Potnia qui veut soit dire qu’une même Déesse avait plusieurs attributs ou visages, ou encore qu’il existait plusieurs Déesses. Étant donné le manque de sources fiables, le peu que nous savons sur les différentes Potnias sont pures spéculations. 
Maîtresse des Animaux (Potnia Theron)
Potnia Theron ou Maîtresse des Animaux est la Potnia la plus communément représentée dans l’art minoen et mycénien. Elle était aussi connue sous le nom de Dame des créatures sauvages, Maîtresse des bêtes sauvages et plusieurs autres appellations.
Toutefois, il est important de noter que le nom Potnia Theron n’a pas été retrouvé sur les tablettes en linéaire B. Ce nom est en fait une appellation moderne pour désigner les Déesses phoégéennes de l’âge de bronze représentées avec des animaux. Ce serait donc une erreur que d’affirmer qu’une Déesse en particulier portait ce nom. Potnia Theron est une Déesse de la nature, plus particulièrement une Déesse sauvage des animaux. Elle dirige tout ce qui est de l’ordre de la nature et des animaux.
Influences du Proche-Orient
Potnia Theron est associée à la Crète ou à la Grèce mais aussi à la Syrie et à Babylone. Durant l’âge de bronze, les liens commerciaux entre la civilisation minoenne et celle du Proche-Orient étaient si forts que l’on considère l’influence religieuse du Proche-Orient très importante. Dans l’art oriental, la Maîtresse des animaux est souvent représentée nue avec des animaux de chaque côté. Parfois, elle les tient dans ses mains par leurs oreilles, leur cou ou leurs pattes. Aussi, elle était parfois représentée se tenant derrière un animal démontrant son pouvoir auprès de la nature et de ses créatures sauvages.
Ces influences sont bien illustrées grâce à un vase datant du 4ème siècle avant J.C. repré­sentant la Déesse Artémis tenant un lion et un cerf par la gorge. Cependant, Artémis porte une longue robe, contrairement à son équivalent oriental.
Artémis est la Déesse la plus associée à Potnia Theron. Elle est la Déesse de la chasse, de la forêt et la protectrice des animaux sauvages. Potnia Theron peut aussi être associée à la Déesse chasseresse crétoise Britomartis ou Dyctinna. D’ailleurs, Britomartis est considérée comme l’ancêtre d’Artémis. Inutile d’expliquer plus longuement les liens infinis entre toutes ces Déesses.
Différences entre Potnia Theron et Artémis
Nous l’avons vu, Artémis est la Déesse grecque la plus proche de Potnia Theron, à cause de son engagement auprès des animaux sauvages. Toutefois, voici les différences pertinentes entre ces deux Déesses.
Artémis est habituellement représentée comme une vierge tenant un arc, symbole de chasse­resse. Potnia Theron n’a jamais été représentée avec un arc. Elle était une Déesse de la nature mais pas une chasseresse. Son pouvoir est re­présenté par le fait qu’elle tient les animaux avec force par leurs oreilles, leur gorge ou leurs pattes. De plus, Potnia Theron est représentée avec des ailes, ce qu’on n’a jamais vu dans les repré­sentations d’Artémis. Aussi, Artémis était sou­vent accompagnée de nymphes ou de femmes inconnues tandis que Potnia Theron était plutôt accompagnée de figures masculines, habituelle­ment des mortels comme des grands chefs ou des grands guerriers (comme dans les repré­sentations des Déesses du Proche-Orient). Ceci s’explique surtout par le fait que Potnia Theron était aussi la patronne des jeunes guerriers ce qui est plutôt intéressant car Artémis était parfois considérée comme la patronne de l’initiation des garçons devenant de jeunes guerriers à Sparte.

 La Déesse Serpent
En 1903, l’archéologue Sir Arthur Evans décou­vrit deux figurines de femmes dans un temple dans le palais de Knossos en Crète. Les figu­rines n’étaient pas complètes et donc, ont été reconstituées. Ces figurines ont été nommées « Déesses Serpent ».
Les Déesses Serpent ont été créées pendant la période minoenne, autour de 1700 avant J.C., au moment où la Crète avait atteint un niveau artistique très élevé. Il y a eu beaucoup de spé­culations à propos de ces figurines, surtout pour savoir quelle Déesse était représentée par celles-ci. Certains ont dit qu’elles représentaient sim­plement une charmeuse de serpents et d’autres, une prêtresse. Toutefois, la plupart croient que ces figurines représentent une Déesse tout sim­plement nommée Déesse Serpent mais aucune preuve ne confirme cette théorie.
La première figurine représente une femme por­tant une robe peu commune et sa poitrine est exposée. Sur sa tête, elle porte un chapeau et sur celui-ci, un chat est assis. Elle tient aussi deux petits serpents dans chacune des mains nous rappelant Potnia Theron, Maîtresse des Animaux tenant un animal dans chaque main. Les deux animaux qui l’accompagnent donnent quelques indices sur la nature divine de la Déesse Serpent. Le serpent, comme le chat, est un symbole de la vie après la mort, ce qui pour­rait signifier qu’elle est une Déesse chthonienne. Le serpent est aussi symbole de guérison, don­nant à la Déesse le pouvoir de guérir. Aussi, le chat pourrait représenter l’aspect sexuel et fertile de cette Déesse. D’ailleurs, ses seins ronds ex­posés appuient cet aspect important. Tout ceci pourrait indiquer que la Déesse Serpent est une Déesse Mère.
La seconde figurine est plus grande, elle porte une robe différente mais, comme la première, sa poitrine est aussi exposée. De plus, elle porte un haut chapeau. Elle tient un long serpent dont la tête est tenue dans la main droite. Le corps du serpent s’enroule autour du corps de la figurine et sa queue se trouve dans sa main gauche. Le second serpent est placé sur le sommet du cha­peau et s’enroule aussi autour du corps.
Les deux statuettes représentent le fait qu’il exis­tait une seule Déesse représentée de deux ma­nières ou encore le fait qu’il y avait deux Déesses Serpent.
Est-ce que la Déesse Serpent a survécu à l’inva­sion dorienne ? Plusieurs se demandent si une des Déesses de la mythologie grecque a hérité du rôle de la Déesse Serpent minoenne. Peut-être Artémis, Cybèle, Perséphone ou Déméter ?
Britomartis (Dictynna)
Britomartis est une Déesse crétoise de la nature et de la chasse. Son nom signifie « Douce Vierge ». Elle est la fille de Zeus et Carme, fille d’Eubulus. Elle est née à Caeno en Crète. Elle était considérée comme une nymphe crétoise. Britomartis était une chasseresse et était considérée comme la compagne d’Artémis. Il y eût même une théorie selon laquelle elle fût son amante. Comme Artémis, sa chasteté était très importante. Un jour, Minos, roi de Crète, tomba amoureux d’elle mais Britomartis refusa son amour, considérant que celui-ci était son demi-frère. Minos se mit à la poursuivre et la piégea sur le bord d’une falaise. Elle décida de se jeter à la mer, préférant mourir. Elle fût heureusement sauvée grâce aux filets d’un pêcheur. À cause de son ardeur et son désir de demeurer chaste, Artémis la récompensa en lui donnant l’immortalité.
Elle fut alors nommée Dyctinna, signifiant Dame des filets, désormais Déesse. Il semblerait que ce nom lui fût désigné plus tôt car Britomartis a in­venté le filet de pêche. D’autres croient qu’elle fut nommée Dyctinna en l’honneur du Mont Dicte où elle chassait avec Artémis. Dyctinna serait aussi possiblement la Mère Montagne minoenne qui avait ses sanctuaires sur le sommet d’une mon­tagne. Britomartis est probablement identique à ou dérivée de la Déesse de l’âge de bronze Pot­nia Theron. Dyctinna était aussi nommée PI-PI-TU-NA, un nom trouvé sur les tablettes Linéaire B de Knossos. Si cette théorie est vraie, alors Dyctinna est une Déesse minoenne archaïque et plusieurs liens peuvent encore être faits.
Britomartis possède plusieurs attributs d’Arté­mis. Britomartis devint Déesse de la chasse, de la terre, de la nature et des animaux sauvages. Elle fût la patronne des chasseurs, des marins et des pêcheurs. D’ailleurs, Artémis a déjà porté le nom d’Artémis Dyktinna dans ses sanctuaires dans la baie de Chania et à Chersonesos. Donc, plusieurs présument que Dyctinna et Artémis sont la même.
Le culte de Britomartis avait lieu en Crète mais aussi sur l’île d’Égine, en tant qu’Aphaea, Déesse locale. Sur l’île de Cephallonia, elle était connue sous le nom de Laphria.
Gaea et ses filles
Dans la mythologie grecque, Gaea et ses filles (Rhéa, Thémis et Dione) sont les Déesses Terre et Déesses Mère les plus anciennes. Elles ont joué un rôle essentiel dans la Théogonie d’Hé­siode (3).
Gaea était considérée comme la Terre en soi. Son nom était parfois Ge ou Gaia et les Romains la nommaient Tellus ou Terra. Non seulement elle était la Déesse Mère ultime mais elle était aussi une Déesse créatrice. Gaea a été engendrée par Éros (amour) et par Tartare venant de Chaos (abysse primale). Ils étaient les premières matières physiques nées.
Du ventre de Gaea, sont nés plusieurs enfants gigantesques. Soit sans partenaire masculin ou soit avec Éther, Gaea est devenue la mère d’Uranus (ciel), de Pontus (Mer) et d’Ourea (montagnes). Uranus épousa sa mère et de­vint le chef suprême de l’univers. Gaea et son époux/fils représentent la séparation du ciel et de la terre. Elle mit au monde beaucoup d’en­fants avec Uranus : les Cyclopes, les Titans et les Géants. Aussi, avec son frère Tartare, elle mit au monde un des plus grands monstres : le Typhon.
Gaea créatrice de la Terre
Uranus décida de cacher ses enfants et provo­qua beaucoup de colère et de peine chez Gaea. Elle demanda l’aide de son fils Cronos, le plus jeune et le plus brave des Titans. Elle lui donna même l’arme, une faucille, pour tuer Uranus. Cronos gagna du pouvoir pour régner sur l’uni­vers mais il la mit en colère lorsqu’il refusa de libérer ses propres frères. Gaea avait un talent pour la divination (qu’elle passa plus tard à sa fille Thémis) et elle est connue pour être la pre­mière à avoir possédé les oracles de Delphes. Alors, elle prédit à son fils que celui-ci chuterait à cause de son fils. Ayant peur de perdre son pou­voir de régner, il avala chacun de ses enfants que Rhéa, son épouse, mit au monde. Gaea et Rhéa aidèrent alors Zeus, le plus jeune des fils de Cronos, à prendre la place de son père et de celle des autres Titans.
Gaea porta plusieurs autres enfants. Elle demeure une des plus grandes Terre Mères ayant existé.


Rhéa
Rhéa, ou Ops ou Magna Mater, est une autre grande Déesse Mère. Elle est fortement identi­fiée à la Déesse Mère phrygienne Cybèle (voir plus bas sur Cybèle). Rhéa fait partie des Titans, enfants de Gaea et d’Uranus. Elle est la soeur de Cronos, et lorsque celui-ci devient le chef suprême, elle l’épouse. Toutefois, leur mariage n’est pas une union très heureuse.
Lorsque Gaea annonce que Cronos sera écrasé par l’un de ses enfants, Rhéa voit cinq de ses enfants se faire avaler par leur propre père. Une grande peine pour Rhéa. Ayant peur de perdre tous ses enfants, Rhéa cache son plus jeune fils, Zeus, dans la grotte d’une montagne en Crète. Elle pousse le courage en faisant passer une roche enveloppée dans du linge pour Zeus que Cronos avale. Avec l’aide de sa mère Rhéa et de sa grand-mère Gaea, Zeus réussit à faire cra­cher Cronos pour redonner les enfants avalés. Zeus et ses frères défient alors Cronos.
Rhéa est aussi responsable de la réconciliation entre Zeus et Déméter, donnant la possibilité à Perséphone de passer les deux tiers de l’ année auprès de sa mère et un tiers de l’ année auprès de son époux, Hadès.
Déméter et Perséphone
Perséphone est la fille de Zeus et Déméter et la Déesse du printemps, du blé mais aussi la reine des souterrains. Elle jouait avec ses amies les Océanides ramassant des fleurs dans la nature. Hadès, le frère de Zeus et Déméter, le seigneur des souterrains, quittait rarement son royaume. Par contre, lors de cette journée, il tomba amou­reux de Perséphone. Il reçut la permission de Zeus d’apporter Perséphone dans son royaume pour en faire sa reine. Déméter ne fut pas mise au courant. Personne n’entendit le cri de dé­tresse lorsque Hadès emporta de force Persé­phone, sauf Hékate et Hélios.
C’est la nymphe Cyane, qui a vu la scène de loin, qui raconta tout à Déméter. Déméter, pleine de colère et de tristesse, se mit à la recherche de sa fille pendant neuf jours, sans succès. Au dixième jour, Hékate prit en pitié Déméter et lui raconta qu’elle avait entendu Perséphone crier. Elle lui dit aussi d’aller voir Hélios qui voit tout durant le jour. Ensemble, les deux Déesses se rendirent chez Hélios, le Dieu Soleil. Hélios raconta tout à Déméter, dont l’intention d’Hadès d’épouser Perséphone. Déméter fut encore plus colérique à l’annonce de cette nouvelle. Tellement, qu’elle refusa de retourner à l’Olympe et qu’elle décida de partir à la recherche de sa fille. Elle vagabon­da, empruntant une forme humaine et déformant sa beauté, visitant des villages. Poséidon se mit à désirer le retour de Déméter et se mit à la poursuivre. Déméter tenta de se cacher et de se dissimuler. Pour cette raison, elle se transforma en jument. Toutefois, Poséidon la trouva et il se transforma à son tour en étalon. Il la prit et celle-ci tomba enceinte. À ce moment, Déméter se fit nommer Déméter Érynie ou Déméter Noire. En bas, sur la terre des humains, on se mit à subir la famine due à la colère de Déméter, Déesse du blé, qui avait le pouvoir de gérer l’agriculture. Elle mit au monde une fille nommée Desponia, la Déesse des chevaux.
Déméter à Éleusis
Toujours à la recherche de sa fille, Déméter se rendit à la ferme de Céléus, Seigneur de la ville d’Éleusis. La Déesse fit la connaissance des quatre filles de Céléus mais elle se présenta sous le nom de Doso en tant que servante cher­chant du travail. Céléus et son épouse Metanei­ra l’accueillirent sous leur toit. Déméter se mit à prendre soin du jeune enfant en lui offrant un charme de protection et en confectionnant des onguents. Un soir, Meteneira interrompit un rite de guérison que Déméter éxécutait, par peur que la Déesse brûle l’enfant. Déméter, prise de colère, révéla sa vraie identité. Elle dit à Céléus et Meteneira qu’elle leur enseignerait, à leur fa­mille et aux gens d’Éleusis, les rites pour l’ho­norer elle et sa fille Perséphone, connus sous le nom des Mystères d’Éleusis. Céléus et les habitants d’Éleusis débutèrent immédiatement la construction du temple pour honorer les deux Déesses. Déméter fut donc apaisée.
Le compromis
Déméter souffrait toujours de l’absence de sa fille et ne retournait pas à l’Olympe. Sa colère face à ses frères, Hadès et Zeus, était si intense qu’elle causa une famine globale. Aucune ré­colte n’avait lieu. La race humaine faisait face à l’extinction due à la faim… C’est à ce moment que Zeus intervint. Il tenta par plusieurs moyens de faire revenir sa soeur à l’Olympe mais celle-ci continua de menacer les déités et de promettre que le monde mourra de faim si sa fille ne lui revenait pas. Découragé, Zeus envoya Hermès quérir Perséphone dans les souterrains pour que celle-ci retourne auprès de sa mère. Hadès ne s’y opposa pas. Perséphone, joyeuse de retour­ner auprès de sa mère, mangea une grenade, au grand désespoir de Déméter. Hadès lui rappela la règle qui affirme que manger de la nourriture des souterrains force la personne à y rester…
Zeus décida donc que Perséphone devrait faire un compromis : passer un tiers de l’année dans les souterrains avec son nouveau mari et les deux autres tiers auprès de sa mère dans l’Olympe ou sur la Terre. Zeus fit part de ce com­promis à sa propre mère, Rhéa, qui elle, en fit part à Déméter. Celle-ci accepta le compromis et rétablit l’ordre dans la nature et l’agriculture, mettant un terme à la famine.
Ce mythe est donc le symbole du cycle de la na­ture, des saisons et de la roue de l’année.
Mère et fille, vie et mort
De tous les mythes gréco-romains, aucun ne peint une image aussi sensible et humaine de la relation mère/fille comme le fait le mythe de Dé­méter et Perséphone. Les Déesses, particulière­ment Déméter, réagissent de manière tout à fait humaine face à la perte d’un être aimé. Déméter réagit exactement comme une mère humaine qui perd son enfant. Elle vit la perte, la douleur, le désespoir et la colère ultime comme n’importe quelle mère humaine.
Leurs noms, Déméter et Koré (Perséphone) signifient « mère » et « fille ». Déméter était connue comme la mère du blé tandis que sa fille était l’esprit ou l’essence du blé. Même s’il existe plusieurs versions du mythe, la moitié des informations liées à ce mythe nous provient de l’Hymne Homérique à Déméter qui détaille l’enlèvement de Perséphone. Il existe plusieurs niveaux d’interprétation à ce mythe lié aux Mys­tères d’Éleusis et plusieurs auteurs ont écrit sur le sujet. Les Mystères expliquent entre autres le cycle de la vie, de la mort et de la renaissance. Même si cet article ne fait pas l’analyse de ce mythe, il y a beaucoup à apprendre de celui-ci…
Au départ, Perséphone incarnait la vie en soi. Sa vie sur terre était symbole de printemps, de renouveau et sa vie dans les souterrains était symbole de la mort et de l’hiver. Ironiquement le symbole de la graine a une double signification la graine qui pousse au printemps est un sym­bole de renaissance mais la graine de la gre­nade est un symbole de mort. Il existe plusieurs versions sur comment Perséphone mangea ces graines de grenade : certains croient que Hadès la força à les manger et d’autres disent qu’elle les mangea volontairement. Ce qui peut signifier que la mort et la vie ne sont qu’un.
Étant donné que nous ne connaissons pas les secrets des Mystères d’Éleusis (nous en savons très peu), nous ne pouvons que spéculer sur la signification des rites. Une chose est claire : de plus en plus on croit que le savoir et la sagesse légués par ces mystères concernaient un espoir donné aux humains. Et que cet espoir est qu’il existe une vie après la mort.
Les Mystères se tenant à Éleusis se déroulaient en l’honneur de Déméter et de Perséphone, ou Koré, comme on la nommait parfois. En gros, une partie des cérémonies, des rites et des fes­tivals était basée sur le changement des sai­sons et sur l’agriculture. Des festivals spéciaux avaient lieu spécifiquement pour les récoltes. En l’honneur des deux Déesses, les participants fai­saient revivre le mythe sur une scène de théâtre.
Artémis d’ Éphèse
À Éphèse, en Asie Mineure, il y avait un temple immense construit en l’honneur de la Déesse Artémis (Diane). Ce temple, connu sous le nom d’ Artémésium, était une des Sept Merveilles du Monde. Ce temple était immense et orné des plus beaux objets d’art. Il était le plus grand des temples de l’époque, bâti par Croesus, roi de Lydie, autour du 6ème siècle avant J.C. Détruit en 356 avant J.C. par un fou nommé Hérostra­tus, il fut reconstruit par Alexandre le Grand et redétruit par les Goths en l’an 262 de notre ère. Il n’a jamais été reconstruit après la seconde des­truction.
Chez les Grecs, Artémis était vue comme une vierge chasseresse, tandis que sur le territoire de l’Anatolie, elle était vue comme Déesse Mère. La sculpture d’Artémis trouvée en Anatolie confirme cet aspect : la Déesse est représentée avec plusieurs seins, un symbole de maternité et de fer­tilité. Elle est d’ail­leurs associée à Cybèle et certains se demandent si ce n’est pas plutôt cette Déesse qui est représentée.
L’Artémis des Grecs est une Déesse de para­doxes et de contra­dictions. Elle est une vierge mais elle protège les enfants et est considérée, entre autres, comme la Déesse des nais­ sances. Cet aspect est tout à fait en contradic­tion avec l’Artémis éphésienne qui n’a rien de chaste et qui est loin d’être une vierge.
Au sein des Amazones, elle reçoit le plus grand des honneurs : elle est honorée comme la Déesse officielle des tribus d’Amazones et comme la protectrice des femmes. Toutefois, ses attributs guerriers et sauvages sont en contradiction avec la Déesse Mère d’Éphèse et la Déesse des nais­sances des Grecs. Toutefois, l’Artémis d’Éphèse était aussi une Déesse de la nature et des animaux sauvages, res­semblant étrangement à Potnia Theron, la Maîtresse des Animaux.
Cybèle
Déesse Mère dans toute son essence. Cybèle (Kybele) est une Déesse Mère phrygienne qui était honorée en Grèce et en Italie. Elle a été souvent asso­ciée aux deux autres Déesses Mère grecques : Rhéa et Déméter. Cybèle fut si grande qu’elle fut nommée « La Mère de tout » ou « La Grande Mère des Dieux ».
Cybèle portait aussi le nom de Dindy­mème ou Mère Dinymenienne car elle est née sur le Mont Dyndimus. Zeus éjacula sur la Terre autour du Mont Din­dymus et une créature jaillit de la terre, possédant les organes reproducteurs mâle et femelle. Les déités, ayant peur de cette créature, la castrèrent et elle devint une femme. Cette créature devint la Déesse Mère Cybèle, nommée Agdistis à Pessinus. Les déi­tés jetèrent le phallus coupé de Cybèle et un amandier poussa instantanément au même en­droit. Un jour, Nana, fille du Dieu de la rivière Sangarius, jouait sous l’amandier et une graine tomba sur sa cuisse. La graine disparût et Nana fut enceinte. Elle mit au monde un fils nommé Attis qu’elle abandonna dans la nature. Attis sur­vécut grâce à une chèvre qui l’allaita. Attis gran­dit et devint un très bel homme. Cybèle le vit et tomba amoureuse de lui. Toutefois, il était pro­mis à la fille du roi de Pessinus. Cybèle fut prise d’une colère immense et causa la mort d’Attis et de son père qui furent forcés de se castrer mutuellement. Cybèle, regrettant son action face à Attis, enterra son corps près d’un pin.
D’autres versions racontent qu’Attis fut tué lors d’un combat avec une bête sauvage.
Le culte de Cybèle a voyagé jusqu’en Italie, en 204 avant J.C. grâce à la grande pierre d’obsidienne sacrée à Cybèle que l’on apporta à Rome, suite à la demande de l’oracle de Sibylle de Cumes. Les Romains honoraient Attis comme le Dieu de la végétation et de la fertilité et il était considéré comme le consort de Cybèle. Le festival de Cybèle se déroulait le 4 avril et son animal préféré est le lion. D’après la légende, il semblerait qu’elle aimait que ce soit des lions qui tirent son chariot doré. Les adeptes du culte de Cybèle et d’Attis se nommaient corybantes et ses prêtres se nommaient gallis. Les gallis dansaient en transe jusqu’ à la castration en l’honneur d’Attis. 

 -        1 NDLR : Mother Goddess, sur Timless Myths : http://www.timelessmyths.com/classical/mother.html
-        2 NDLR : le linéaire B est une écriture mycénienne utilisée entre 1500 et 1200 avant notre ère.  
-        3 NDLR : récit grec de l’origine des Dieux datant du VIIIème siècle avant notre ère.
Retrouvez cet article ainsi que d’autres articles sur diverses Déesses sur le site Amna Dea : http://deesse.feminin-sacre.org/ ,
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lundi 30 janvier 2017

UNE QUETE DU FEMININ : Tradition Dea-Felidae




Dea-Felidae est une quête de féminin sacré, un antre secret où se rencontrent créativité et sensualité. Un lieu où les femmes qui participent se déposent, baignées dans la confiance, l’intimité et la célébration de la féminité.


C’est notre amour des déesses félines qui nous a d’abord fait entrevoir que l’on pourrait créer quelque chose ensemble, puis la découverte d’un intérêt passionnel pour la sexualité sacrée et le chamanisme féminin, et la surprise de comparer les multiples points communs de nos déesses patronnes, Ishtar et Freyja : déesses de l’amour, de la sexualité et de la sensualité, de la guerre, de la créativité, de la beauté, de la divination et de la prophétie ; déesses chamanes et initiatrices. Ces similitudes, nous les retrouvions également dans notre pratique personnelle et unissant nos forces et intérêts mutuels, Dea-Felidae est née, porteuse des nombreux chemins que nous empruntons.

La Tradition Dea-Felidae (Tradition de la Déesse Féline) est née aux alentours de Beltane 2010 du désir de ses deux fondatrices, Ishara Labyris et Freya Ixchel de rassembler divers projets déjà entamés et éventuels. Nous avons d’abord donné naissance à Femme Rouge. Ce cercle est un lieu de pouvoir créatif et rassemble les intérêts personnels et communs de ses membres. Réalisant que Femme Rouge nous apportait mille et une idées pour d’autres projets qui dépassaient le cadre du cercle de dévotion, Dea-Felidae naquit. Ce qui définit avant tout Dea-Felidae, c’est qu’elle est une tradition féminine, créée par des femmes, pour des femmes. Celles qui s’y joignent ont comme quête commune le Féminin, la Déesse (et les déesses) et les Mystères féminins. C’est une tradition «non-figée», qui n’est pas écrite, héritée, mais qui emprunte à toutes sortes de traditions, tant qu’elles respectent notre mission et notre vision. Pour nous, il est primordial que Dea-Felidae puisse évoluer et être créative et créatrice.

Nos croyances
Dea-Felidae ne possède ni n’impose de croyances spirituelles figées ; c’est plutôt un fier métissage de croyances, techniques et pratiques chamaniques féminines de partout à travers le monde. Les croyances personnelles de toutes sont les bienvenues et sont encouragées ; nous nous inspirons de ce qui nous touche et nous fait vibrer et de ce que nous avons envie d’explorer, en tant que femmes spirituelles. Parmi les femmes de Dea-Felidae, on retrouve des néo-païennes, des Wiccanes, des Bouddhistes, des Indo-païennes, des Celtisantes, des Nordisantes, d’autres sans tradition fixe.

Nous ne prétendons pas être des chamanes, puisque ce titre est fixement attaché aux traditions mongoles, sibériennes et/ou autochtones du monde, et parce que nous respectons le cheminement et l’initiation nécessaire au sein de ces communautés pour le porter. Plutôt, nous empruntons diverses techniques et nous nous disons «chamanisantes», «praticiennes chamanistes» ou encore «shamanka». Nous accordons une importance primordiale à la créativité féminine et cela se reflète dans absolument tout ce que nous faisons.

Si Dea-Felidae est une tradition exclusivement féminine (par et pour des femmes), elle n’est pas d’affiliation dianique. Nous n’imposons pas une vision féminine ou féministe du Divin, nous célébrons plutôt la Femme, le Féminin, la Déesse (les déesses). Ce ne sont pas les croyances individuelles de chacune qui nous rassemblent, mais bien l’envie de se retrouver entre femmes, dans un espace et un lieu sacré et d’explorer les pratiques et techniques féminines du monde.

Nos inspirations et nos pratiques
Curieuses et touche-à-tout, nous intégrons à Dea-Felidae des pratiques et techniques à l’essence typiquement féminine :
-        Célébration des mystères du sang féminin (par des rituels, méditations et rites initiatiques/de passage) et culte du Yoni.
-        Exploration du shaktisme et tantrisme.
-        Recherches et pratiques autour de la sexualité sacrée (don de soi, communion avec le Divin par la sexualité, élévation spirituelle, beauté, sensualité, etc.) et de la magie sexuelle.
-        Découverte de soi par la créativité (danses, chants, artisanat, etc.), la méditation et le voyage intérieur.
-        Travail sur les techniques chamaniques traditionnelles : communion avec les esprits de la nature et animaux de pouvoir, voyage entre les mondes, shapeshifting) et une tradition spécifiquement féminine, le seid.
-        Travail sur les techniques divinatoires, sur l’onirisme et la prophétisation.

Cercle Femme Rouge
Le cercle Femme Rouge fût créé à l’intérieur du cadre proposé par l’Ordre du Lotus, suite à notre initiation. Il est un cercle de dévotion aux déesses Ishtar et Freyja. Coup d’envoi pour la tradition Dea-Felidae, c’est par lui et  grâce à lui que nous pouvons mettre en pratique nos intérêts, passions, coups de coeur et curiosités. Il est, pour l’instant, le seul groupe porteur de la tradition. Les Femmes Rouges (Déa Luna, Isis Tyära, Librahell, Mieliki Bear, Moonflower, Morgane-Brigit et Samya Tara) recherchaient toutes quelque chose en commun : un cercle de femmes dans lequel évoluer spirituellement sur une voie féminine, chamanique, pour entreprendre une quête personnelle et collective, un travail sur soi-même, pour comprendre leurs mystères féminins et rendre culte et hommage à la Déesse. Cet objectif, elles vous le diront, est atteint et même dépassé, grâce au cercle Femme Rouge au sein duquel nous étudions et pratiquons le chamanisme féminin, guidées par les déesses Ishtar et Freyja, ainsi que par les esprits de nombreux animaux de pouvoir.


Projets de Dea-Felidae
Dea-Felidae est encore toute jeune, à peine quelques mois d’existence au moment d’écrire ces lignes, et pourtant, elle tient en elle la promesse de nombreux projets, outre le cercle Femme Rouge. Le premier, les Rites de passage offerts par le Temple Yoni-Matre, fut lancé en juillet 2010, en partenariat avec l’Ordre du Lotus. Les prêtresses proposent différents rites de passages centrés sur le cycle féminin : des ménarches (pour celle qui les vit pour la toute première fois ou pour celle qui souhaiterait les revivre et les célébrer en bonne et due forme) à la bénédiction de la grossesse, à l’accueil du nouveau-né, à la célébration de la ménopause, sans oublier la femme qui ne souhaite ou ne peut avoir d’enfant. Une initiation aux mystères d’Ishtar et Freyja est également offerte.

Le Temple Yoni-Matre abrite trois autres projets : Shamanka (livre sur le chamanisme féminin), Qadishtu (livre de formation sur la sexualité sacrée) et Agapè, un service de coaching spirituel. Enfin, nous préparons également la rédaction d’un livre dévotionnel et initiatique à nos déesses patronnes.

Perspectives d’avenir
Pour celles que la Tradition Dea-Felidae intéresse, il sera certainement possible, dans un avenir certain, de pouvoir être initiée à ladite Tradition et de pouvoir se déclarer «porteuse» de cette Tradition pour la transmettre à son tour. Cela sera possible à condition que la femme ait lu les livres Shamanka et Qadishtu en ayant été mentorée pour les deux et qu’elle fasse la demande aux fondatrices, en leur écrivant une lettre de motivation. Les fondatrices évalueront ensuite la demande et projetteront ou non de l’initier à la Tradition. Cette initiation permettra d’officier des rites de passage de Dea-Felidae avec ou sans les fondatrices, participer à la rédaction d’éventuelles formations et de manuels, faire de la recherche, rédiger des articles pour le site, etc.



Les fondatrices
Nous sommes toutes deux initiées prêtresses au sein de l’Ordre du Lotus, et nos déesses patronnes sont, évidemment, Ishtar et Freyja. Ce qui fait, entre autres, notre force, c’est que notre pratique personnelle s’inspire de mythologies, croyances et pratiques différentes, qui se marient et se complètent. Entre la Méditerranée et la
Scandinavie, notre passion pour le chamanisme féminin et notre soif de créativité nous unit dans ce projet.

Éternelles curieuses et étudiantes, nous avons à cœur de perfectionner nos connaissances et expériences. Il est important pour nous de suivre des formations qui nous apportent plus de possibilités et nous permettent ainsi une ouverture sur les pratiques féminines du monde. En ce moment même, nous terminons une formation en sexualité sacrée, dont l’approche est variée : thérapeutique (sans faire de nous des thérapeutes), énergétique (guérison du corps et de l’âme) et spirituelle et magique (travail avec les divinités de la sexualité et sensualité, intégration de symboles et concepts spirituels, par exemple les différents types de respiration).

Lorsque nous aurons complété cette formation, nous projetons d’étoffer nos connaissances sur le cycle menstruel, sa psychologie et les rites qui y sont rattachés, de suivre une formation sur les rêves et leur utilisation
magico-spirituelle, une autre pour apprendre à créer, organiser et conduire une loge lunaire, et une autre en techniques chamaniques de base, afin de valider nos techniques actuelles et en apprendre d’autres. S’impliquer dans la communauté est primordial pour nous, c’est une source d’inspiration, de partage. Au sein de Ordre du Lotus Blanc , nous avons choisi la voie du mentorat, guidant ainsi quelques étudiantes dans leur cheminement. Férues de recherche, rédaction et traduction, nous alimentons d’articles et trouvailles nos sites personnels et participons au site de Féminin Sacré et à ses capsules Facebook.

En juin 2010, nous avons participé à l’organisation d’une retraite offerte par l’Ordre du Lotus. Durant l’été 2010, nous prendrons part à un atelier créatif. Nous nous impliquons également dans des activités qui ne sont pas strictement à vocation spirituelle, mais qui sont connexes à ce que nous explorons au sein de Dea-Felidae : danse orientale et danse gitane, peinture, chant, poésie.


Source : Magazine LUNEBLEUE

vendredi 27 janvier 2017

La religion d’AMMA, c’est l’Amour


L'enseignement d'Amma est universel. Quand on lui demande quelle est sa religion, elle répond que c'est l'Amour. Elle ne demande à personne de croire en Dieu ni de changer de religion ; elle nous demande simplement de chercher à connaître notre nature réelle et d'avoir foi en nous-mêmes.

" Ma religion est l'Amour. "
" L'amour est notre véritable essence. L'amour ne connaît pas de frontières de caste, de religion, de race ou de nationalité. Nous sommes tous des perles enfilées sur le même fil de l'amour. "
- Amma



Rares sont les âmes éveillées qui peuvent nous conduire vers cette source universelle. Il y a beaucoup d'enseignants capables de nous guider tout au long du chemin, mais seule une personne déjà éveillée peut naviguer dans les eaux trompeuses que nous atteignons quand nous nous rapprochons de plus en plus de la source. Quand le maître parle, il le fait pour éveiller en nous la réflexion profonde et la contemplation. En fait les mots du maître nous indiquent la Vérité. Ses paroles peuvent sembler pleines de paradoxes. L'intellect, incapable de comprendre leur impact, s'abandonne, les processus de pensée s'arrêtent et la vérité qui se trouve au-delà de toutes les facultés mentales se révèle en nous. 


Amma exprime des vérités profondes d'une manière simple et maternelle. Elle enseigne à travers l'expérience. Se réfugier sous son aile ne signifie pas la fin de toutes nos difficultés quotidiennes. Mais chaque problème devient un défi pour nous, que nous surmontons par notre effort, notre compréhension et la grâce du maître. Il n'est pas nécessaire de vivre dans un ashram. Le maître travaille sur nous où que nous soyons. C'est cela qui nous permet de surmonter des difficultés majeures, guidés par des principes spirituels. Dans ces moments, le chercheur spirituel sent encore plus la présence du maître. Le guru est comme le soleil, il brille simplement. Il ne peut être autrement. Il brille simplement et celui qui a un cœur ouvert reçoit cette lumière. Dieu est, tout simplement. Il ne met aucune condition et n'a pas de limites. Il donne sans condition. Si la porte de notre cœur est fermée, il n'entrera pas.


Il attendra dehors, mais il n'entrera pas par effraction. Il n'est pas agressif. Il attend patiemment parce qu'il est amour. L'amour est constant, sans interruption. C'est un flot ininterrompu. Le vent ne s'arrête pas pour sentir le doux parfum de la rose ou du jasmin, et ne s'arrête pas non plus de souffler sur la puanteur des excréments. Il n'a pas de préférence et ne fait pas de différence. Il est au-delà de toutes les différences. C'est la même chose pour un Mahâtma (Grande Âme) Il aime tout le monde, accepte tout. Il est, tout simplement. On ne peut pas le diviser en projetant son propre état d'être, qui perçoit des différences, sur lui. Dans l'état de conscience suprême, où le Guru est établi pour toujours, la dualité n'existe pas. Il n'y a pas de contrastes et il n'y a pas d'opposés. Dans la Totalité Unique, toutes les comparaisons et toutes les dualités cessent d'exister. Il y a une contradiction apparente, mais cette contradiction est à l'intérieur de nous.

La vie d'Amma est son seul message. Ni prédicatrice, ni pontifiante, elle est l'incarnation de son enseignement, c'est à dire l'amour inconditionnel et le service désintéressé. En plus des darshan marathons, Amma a mis en place en Inde des projets caritatifs tels que des infrastructures éducatives de tous niveaux offrant une éducation basée sur les valeurs morales, des hôpitaux à faible coût et une aide médicale gratuite, des hospices, des maisons de retraite, des logements gratuits pour les indigents, des aides financières pour les veuves et les victimes des catastrophes naturelles. Ces activités sont la manifestation concrète d'un sentiment qu'Amma exprime souvent : «l'amour et la compassion envers ceux qui sont pauvres et ceux qui souffrent constituent notre devoir envers Dieu. »

Le sacrifice d'Amma est profondément émouvant. Les actes parlent bien plus que les mots. En ces temps où l'intellect est roi, Amma crée une brèche dans la sacro-sainte rationalité cérébrale. Elle offre aux gens de toutes conditions sociales les valeurs authentiques du cœur, recréant un équilibre entre les fonctions de la tête et les qualités du cœur.


Amma voyage à travers toute l'Inde et à l'étranger, accueille toutes les personnes qui viennent à elle, les console et répand son message de paix, d'amour, de compassion et de service désintéressé. Elle est la "personnification" de ce que la tradition de l'Inde comporte de plus noble et de plus élevé - l'incarnation même de la véritable dimension de l'Être Humain

Amma préconise, pour compenser les conséquences négatives de la vie moderne, la nécessité de servir et d’aimer de façon désintéressée. Elle pratique ce qu’elle enseigne, et le flot d’amour et de compassion qu’elle répand chaque jour sur ceux qui viennent à elle, est en lui-même exemple et source d’inspiration. En conséquence de son abnégation, de nombreux fidèles et gens de bonne volonté, indiens aussi bien qu’occidentaux, ont offert leur compétence pour diriger les institutions modernes, sophistiquées, éducationnelles et médicales que sont celles d’Amma, et pour instaurer ses programmes d’aide pour les pauvres.

vendredi 20 janvier 2017

DANS LE LANGAGE DU SARI


Si l'on faisait une histoire universelle des habitudes vestimentaires, il est probable que le sari y occuperait une place spéciale, voire exceptionnelle. Si la stola des patriciennes romaines a disparu depuis belle lurette, si le kimono des Japonaises ne se porte plus que dans d'assez rares occasions, il existe encore des millions d'indiennes qui, comme leurs lointaines ancêtres, revêtent quotidiennement le sari. Extraordinaire longévité pour ce vêtement dont l'origine, obscure, remonte à un lointain passé ! On a retrouvé des représentations d'un vêtement drapé, très voisin du sari actuel, datant d'environ 100 av. J.C. 

   Faut-il en trouver l'explication dans un conservatisme traditionaliste indien, dans la simplicité de conception de cette large bande de tissu, dans ses qualités esthétiques ? Peu importe. Le sari a traversé les âges, et c'est très bien ainsi.

   Autant est frappante cette fidélité de la femme indienne à ce vêtement en particulier, autant peut l'être aussi la grande diversité des manières de draper le sari. Selon les régions, les castes et les activités, les religions... la technique du drapé peut varier. Mon propos n'est pas ici d'entrer dans l'évocation de ces variantes. On pourra avec beaucoup d'intérêt approfondir le sujet en consultant le site de Chantal Boulanger : Le drapé des saris.


   A la Réunion, le sari est presque exclusivement porté, par certaines femmes, à l'occasion des fêtes religieuses hindoues ; mais son usage semble voué à se répandre dans les années à venir. D'autres femmes ne le portent jamais, pour diverses raisons telles que le coût du vêtement (élevé dans l'île), le manque d'habitude ou la méconnaissance de la technique du drapé. Puisse cette page leur être utile ! Notons aussi que le sari est aussi occasionnellement revêtu par certaines femmes de la communauté indo-musulmane.


 Le sari, comme je l'ai dit, est une large bande de tissu, de 1 m 20 environ sur 5,5 à 10 m de long. Il se porte sur un jupon, appelé pâvadèï en tamoul, ghagra en hindi, et un corsage serré laissant une partie du ventre nue (sattèï en tamoul, choli en hindi). Il semblerait que le port du jupon et du corsage remonte à la période de la colonisation britannique.
Le sari lui-même est toujours fait d'une seule pièce. Selon l'hindouisme, tout vêtement cousu, percé par une aiguille était considéré comme impur. C'est seulement avec les invasions musulmanes que furent introduits et répandus les vêtements cousus.


Voici à quoi peut ressembler un sari déplié. Je fais figurer ici les appellations tamoules - non garanties : merci de corriger les éventuelles erreurs ! - des diverses parties :
   Comment se draper dans un sari ?


  La technique expliquée ici n'est bien évidemment pas la seule...

1) Comme je l'ai dit, le sari se porte sur deux autres vêtements : d'une part un corsage court généralement à manches courtes et encolure arrondie, laissant le ventre dénudé. Ce chemisier peut être très simple ou extrêmement décoré. D'autre part un jupon resserré à la taille par un cordon à nouer. Ce jupon restera bien sûr invisible une fois le sari revêtu.



2) Prendre l'extrémité non décorée du sari et, en commençant au milieu du ventre, en coincer la bordure supérieure à l'intérieur du jupon. Faire ainsi un tour de taille complet, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La bordure inférieure doit frôler le sol, les pieds doivent rester cachés. Un sari porté trop court est un signe d'inélégance.

3) Il faut à présent former, les uns sur les autres,  une dizaine (plus ou moins) de plis d'environ 12 cm de large, avec la bordure supérieure de la partie du sari qui suit immédiatement l'extrémité coincée dans le jupon. Ces plis vont bien évidemment descendre jusqu'à l'extrémité inférieure, avec un très léger effet d'éventail.

4) La partie supérieure de ce pan de sari plié doit
être à son tour étroitement coincée dans le jupon, légèrement à gauche du nombril.


 5) Se draper dans le pan restant, en passant sous l'aisselle droite puis sur l'épaule gauche. L'extrémité inférieure pendant dans le dos doit environ se trouver au niveau des genoux.




6) Il est recommandé de fixer le pan sur l'épaule à l'aide d'une épingle (il en existe de spécialement conçues à cet effet). 








Voir le pliage en vidéo :  A télécharger.




   Pour finir, voici quelques éléments pour la compréhension de la valeur symbolique des couleurs et de certains motifs traditionnels. Bien sûr, la femme qui porte le sari n'a pas forcément conscience, loin de là, de ces significations.

   Commençons par les couleurs :

Blanc : couleur traditionnelle des brâhmanes ou prêtres (la teinture étant considérée comme impure), c'est aussi la couleur du deuil, portée donc par les veuves.
Vert : jadis la couleur de la caste des vaishya (marchands). Elle est aujourd'hui surtout un signe d'appartenance à la communauté musulmane. Des saris verts sont portés aussi, dans certaines régions de l'Inde, pour le mariage.
Bleu : traditionnellement la couleur de la caste des shûdra (agriculteurs, artisans, tisserands...). Elle était évitée par les castes élevées (le procédé d'obtention de l'indigo étant considéré comme particulièrement impur).

Noir : couleur traditionnellement rare, considérée de mauvais augure.

Rouge : couleur de la caste des kshatriya (nobles guerriers). Censée être de bon augure. C'est également la couleur la plus habituelle des saris de mariage.
Jaune et safran : son symbolisme est lié à la religiosité, à l'ascétisme. Dans certaines régions de l'Inde, une tradition veut qu'une mère porte un sari jaune sept jours après la naissance de son enfant.

   Voyons à présent quelques motifs :



Mangue stylisée (cf. ci-dessus) : il s'agit avant tout d'un symbole de fertilité et d'abondance.
Éléphant : il représente, sans surprise, la puissance, le pouvoir, la royauté mais son symbolisme peut aussi être associé à l'eau et à la fertilité.
Perroquet : il est signe de passion, de séduction.
Poisson : un autre signe de fertilité et d'abondance, mais aussi de pouvoirs surnaturels.
Conque : elle représente le son divin.
Bien sûr on rencontre aussi divers motifs de fleurs, plus ou moins stylisées, à valeur purement décorative ou au symbolisme varié...


mardi 17 janvier 2017

Retrouver la Femme et l’Homme sacrés


Il est essentiel de conférer un second souffle à nos sociétés, en favorisant un nouveau foyer (matrice) d’inspiration et de création vers des pensées et des idéaux fondamentaux et vers des choix plus éclairés. Il y a urgence de quitter l’espace de dualité et la conception séparatiste du courant dominant pour retrouver une vision plus globale (holistique) dans toutes les sphères de nos sociétés ainsi qu’une compréhension et un respect du caractère sacré de la Mère Terre. La présence indéniable de l’énergie du Féminin Sacré, le souffle de la Vie, vient éclairer l’obscurité dans laquelle l’humanité est plongée.
Tous, nous pouvons contribuer par notre amour, nos gestes, nos intentions, nos créations et nos propres guérisons à dissoudre la matrice de l’inconscient collectif teintée d’une profonde souffrance et de cycles d’abus, de mépris, de silence, de honte, d’humiliation et de violence. 

Demandons à ce que cette matrice, avant tout porteuse de vie et du Sacré, retrouve sa véritable identité et sa dignité, dans une aura de respect, d’harmonie, de beauté et de paix. Par une réflexion et un parcours de transmutation du féminin blessé, ce féminin caché dans l’ombre et longtemps écrasé sous le poids du péché d’Ève, l’énergie de la Déesse demande dorénavant à être libérée, honorée, et à s’exprimer dignement dans toute sa splendeur, sa beauté, sa créativité et sa luminosité. La réconciliation du féminin passe inévitablement par un contact harmonieux et respectueux à notre corps, à la matière et à la Mère Terre et par une réconciliation avec notre filiation maternelle.

> Intensifier notre union à la Vie
Nous sommes invités individuellement et collectivement à nous unir à la Vie et à tendre gentiment l’oreille à notre monde intérieur, le sacré de notre féminin. Il est temps qu’il soit mis en lumière en accueillant son énergie solaire féconde dans la profondeur de notre ventre-matrice. Il est temps de lui concéder sa place sacrée au sein de l’univers. En accueillant en conscience la polarité féminine dans toutes nos structures, nous favorisons une plus grande fluidité de notre énergie vitale et un contact plus intime avec le Divin. Ainsi, en intensifiant notre union à la Vie Une, nous vibrons pleinement à la part de féminin en nous.
> Retrouver la Femme et l’Homme sacrés
Il revient d’abord aux femmes de reprendre le bâton du pouvoir et de tracer le parcours initiatique, non pas dans le but d’éclipser les hommes, mais simplement pour que jaillisse de leurs entrailles et de leur cœur un second souffle, ce nouveau foyer d’inspiration émanant de leur biologie propre. Parce que la femme est porteuse de vie et qu’elle a la capacité de la perpétuer, cela lui facilite le retour vers l’intérieur. La femme doit elle-même s’autoriser à se réapproprier ses sensations, son corps, son sexe et à honorer tout le sacré de son principe féminin: intériorité, réceptivité, intuition, écoute, profondeur, souplesse, intimité, beauté, douceur, harmonie, sensualité, grâce, entraide, solidarité, sagesse et compassion. C’est aussi de libérer et de célébrer sa créativité, cette force instinctive de vie, dans l’intensité et la passion. En tant que guérisseuse dans l’âme, la femme est conviée à un voyage salvateur au cœur de son ventre-sexe pour libérer la souffrance ancienne qui l’a coupée de son potentiel créateur. Ce parcours est essentiel afin que chacune puisse reconnecter sa grotte sacrée à l’immense toile de vie et se rouvrir à la sagesse ancestrale de la Déesse. Puis, les femmes guident et initient les hommes à s’unir, à leur tour, à leur nature féminine sacrée et à l’exprimer sans retenue.
> Marie-Isis-Myriam
Par leur présence vibratoire et l’activation de trois faisceaux lumineux, Marie-Isis-Myriam intensifient leur émanation dans le but de stimuler le feu créateur, cette force vive et dynamique de la Shakti, en chacune de nos matrices respectives et de préparer la matrice de vie à accueillir en son sein le Saint Graal, symbole de l’émergence du Nouveau Monde. Lors de leur passage sur terre, Marie, l’archétype de la Mère, et Myriam de Magdala (Marie-Madeleine), l’archétype de la femme charnelle et spirituelle, ont accompli la totalité de la présence du Divin Féminin. Porteuse de toutes les potentialités, elles sont le ventre du monde qui enfante la Vie, le Verbe et le Logos. Leur présence nous insuffle l’inspiration d’où jaillit chaque expression de vie. Marie et Myriam nous invitent à incarner le message du Christ jusque dans notre chair, alors que les traditions ont tenté vainement de nous en éloigner.

Quant à Isis, l’archétype de la Déesse, elle est l’expression énergétique qui transcende le féminin et permet la réunion du cœur de toutes les femmes. C’est la Déesse primordiale qui prend les attributs des multiples représentantes du Féminin Sacré (Sophia, Shekinah, Ève, Lilith, Ishtar, Shakti, Parvati, Kali, Tara, Cybèle, Hathor, Brigit, Sekhmet, Itchel, Pele, Dana, la femme Bison blanc) pour les fondre en une seule divinité. _ Aujourd’hui, l’intensité de la présence vibratoire d’Isis et sa conscience soutiennent la réconciliation et l’union de Marie-Myriam au cœur de l’humanité et dans le corps de toutes les femmes. Il est temps d’arrêter d’opposer indéfiniment ces deux grandes Initiées dépeintes maladroitement depuis des millénaires, l’une comme une vierge, l’autre comme une prostituée. Ainsi, entre Marie et Myriam se tient Isis, la Reine des Déesses, qui nous invite dorénavant à baigner dans la grâce de leur rose unifiée.
 
Marie-Isis-Myriam portent la sagesse d’une seule conscience et d’une seule voix, la voix universelle du ventre du cosmos et de la Mère-Terre. Les femmes sont toutes des descendantes d’Isis et de son émanation. Tous les hommes portent en eux l’étincelle du Divin Féminin. Et vous, entendez-vous l’appel retentissant de la Déesse au cœur de votre corps, de votre cœur et de votre âme? Ressentez-vous cet appel brûlant au cœur de votre matrice-sexe, cet immense réservoir de vie de tous les possibles?

> Fusionner le féminin et le masculin
La voie alchimique de l’amour nous convie à la réunion de la terre et du ciel: l’union de nos racines féminines terrestres (énergie sexuelle) et de nos racines masculines célestes (énergie spirituelle). Cette voie sacrée initiatique n’est pas une voie austère qui passe inévitablement par le chemin souffrant de la croix… Au contraire, ce n’est pas de souffrir dont il est question, mais plutôt de renoncer à la souffrance pour renaître à la Vie. C’est un parcours fabuleux émaillé de moments d’intensité lumineuse et de joie véritable en parfaite union de notre dimension incarnée et de notre dimension universelle. C’est uniquement par l’éclosion et le déploiement de notre nature féminine que nous nous autorisons à l’ascension. Puis, de là, s’ensuit une véritable naissance planétaire. C’est uniquement par l’équilibre des aspects féminin et masculin que renaîtra l’unité primordiale dans une terre unifiée et pacifiée. 
Dorénavant, laissons nos polarités œuvrer ensemble au lieu de les opposer,
les comparer ou les trahir. Déployons nos sensibilités sororales et fraternelles et conjuguons tous ensemble le verbe AIMER.

> À l’agenda pour le Grand Passage de 2012, Maître Marie guidera un périple extraordinaire dans l’un des treize réservoirs planétaires du Féminin Sacré (Voir Féminin Sacré actualisé, chapitres V et VI) au Pays des Mayas – Yucatan du 8 au 22 décembre.
> Pour de plus amples informations sur l’œuvre de Marie et pour connaître les détails de l’agenda d’automne en France, consultez le www.ahavainternational.com et inscrivez-vous à l’infolettre.

Par Lise Côté

En cette importante époque de mutation, à l’heure des changements majeurs qui transfigureront la face du monde, la voix universelle de la Déesse, Marie-Isis-Myriam, retentit au cœur de notre matrice individuelle et au cœur de la matrice de l’humanité. C’est un retour vers le cœur de notre Être, nous laissant guider par la puissance intrinsèque de notre principe Féminin Sacré.