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mercredi 5 octobre 2016

Les femmes d’un Groupe de Parole se rapprochent de la Femme Sacrée


Se réunir pour se découvrir. Se réunir pour rencontrer différents aspects de sa féminité à travers l’histoire d’autres femmes. Vivre et intégrer la dimension thérapeutique des groupes de parole pour les femmes : c’est l’aventure qu’ont vécu et vivent encore de nombreuses femmes régulièrement.

Les groupes de femmes dans l’inconscient collectif

De tout temps, les femmes ont éprouvé le besoin de se réunir. Que cela soit dans les rituels païens, religieux ou bien dans les activités quotidiennes.

Les femmes amérindiennes se réunissent cycliquement dans la Moon-Lodge (tente de la lune) afin de chanter et prier ensemble. Les hommes sont totalement exclus de ce rituel.

Dans d’autres contrées et à d’autres époques les femmes se réunissaient autour du feu, de la nourriture ou au lavoir. Durant l’exécution de leurs taches elles parlaient et chantaient.

Comment et pourquoi les femmes d’un groupe de parole se rapprochent-elle de la femme la sacrée ?

Et si la femme sacrée était cette « opération essentiellement psychique, réalisation d’une aptitude intérieure à recevoir l’archétype du Soi et à le faire apparaître. » dont parle C.G. Jung ?


Le cercle et le sacré

Le simple fait d’être assise en cercle nous fait inconsciemment revivre la fonction du cercle et implicitement appelle à se connecter au centre.

Très succinctement disons que pour Jung le cercle c’est le Soi.

Le Soi étant l’âme et la conscience.

Le cercle est la voie unifiante car il mène vers le centre, l’unité.

En se réunissant régulièrement en cercle, les femmes qui constituent un cercle de parole incarnent, et vivent inconsciemment, cette quête du Soi, cette quête unifiante. En effet en étant en cercle le regard se porte inévitablement vers le centre.

Comme si ce positionnement en cercle était un aide mémoire pour l’inconscient afin qu’il n’oublie pas que la direction à prendre est le retour en son centre.

La femme sacrée au centre du cercle

Là où se trouve le Soi, se trouve le sacré.

Et là où se trouve le centre, se trouve l’unité et donc la dimension unifiée de la femme.

Cette femme qui aura rencontré et réuni toutes les dimensions de la féminité, tous les archétypes du féminin.

Dans le cercle, dans le groupe de parole, la femme rencontre ses différentes dimensions.

Au centre elle s’unifie et rencontre sa dimension sacrée : la réunion de toutes ses dimensions, de toutes ses parties d’elle-même, de tous ses archétypes.

Ainsi au cours des différentes réunions de groupe de parole, la participante aura contacté l’épouse, la fillette, la mère la guerrière, la rebelle, la masculine, l’intellectuelle, la sensuelle, l’intuitive, l’amazone, la créative, l’héroïne…

Et bien d’autres facettes en fonction de sa propre histoire.

Elle aura aussi contacté différentes émotions comme la colère, la frustration, la jalousie, la tristesse, l’amour….

Les bases du bon fonctionnement d’un groupe de Paroles pour les Femmes

Trois règles de bases immuables pour les participantes comme pour l’animatrice :

1. Unité de temps : les séances commencent et finissent toujours à la même heure. L’assiduité est importante et contribue au bon fonctionnement du groupe. Cependant lorsqu’une participante souhaite quitter le groupe, elle devra l’annoncer une à deux séances avant son départ afin que les autres participantes puissent vivre de façon constructive ce changement.

2. Unité de lieu : les rencontres se feront toujours le même jour de la semaine et au même endroit.

3. Unité d’action : les participantes sont libres dans leur expression. Elles peuvent aussi bien raconter un événement important qui s’est produit dans leur existence, qu’exprimer ce qu’elles ressentent dans l’ici et maintenant.

Bienveillance et écoute compréhensive sont de mises.



Le groupe : miroir et révélateur

La femme sera aussi entrée en résonnance avec la parole des participantes lui permettant de contacter en elle des dimensions insoupçonnées.

Car la fonction de « miroir » est une grande chance pour les participantes d’un groupe de parole et de thérapie.

En effet il est difficile de découvrir seule ce que nous voulons ignorer de nous même. Il est donc possible (quand nous sommes prêtes) de voir chez l’autre nos dimensions cachées et refoulées ; notamment notre « ombre » (pour reprendre une expression « jungienne »).

Notre « ombre » ne peut être alors visible qu’en reflet chez l’autre. Cela se présente par des propos que nous n’approuvons pas chez l’autre ou bien un comportement qui nous heurte.

Deux possibilités s’offrent alors à nous : soit nous restons dans une vision duelle de la réalité et nous laissons à l’autre cette dimension dérangeante : « Je suis choquée et je désapprouve son comportement », « Comment peut-on être si prétentieux ». Soit nous nous interrogeons : « Pourquoi cette personne me gène-t-elle autant ? Que me renvoie-t-elle de moi-même ? ». C’est alors une formidable opportunité d’évolution qui s’offre à nous : accueillir notre part « d’ombre » afin de sortir de cette dualité des paires d’opposées (gentille-méchante ; grande-petite ; douce-violente, extravertie-introvertie, etc.) et atteindre l’unité.

Les participantes du groupe de parole pourront aussi mieux se définir au contact des autres femmes. Car c’est aussi dans la différence que nous pouvons nous découvrir et mieux nous connaître. C’est au contact de l’autre que nous nous rapprochons de qui nous sommes. C’est dans la comparaison que nous pouvons nous définir et trouver celle que nous sommes. Les autres femmes ne sont alors plus des miroirs de nous même mais des « supports » nous révélant la femme que nous sommes. C’est cette différenciation que traverse la jeune fille à un certain moment de son adolescence : après une identification à cette femme qui est sa mère, la jeune fille passe au stade du « je ne suis pas comme toi, moi ! ». L’adolescente se cherche et se trouve dans la différence.

Le groupe est donc tour à tour « miroir » et révélateur. Les femmes découvrent qui elles sont, laissant ainsi émerger les prises de conscience qui leur permettront de créer une vie correspondant à leur désir.

Désir

Désir, désir... voilà le mot le plus convoité et contre-versé dans un groupe de femmes. Ce mot est tout d’abord évité, voir oublié. Puis lorsque les femmes se connaissent mieux entre elles et que la confiance s’installe, alors le mot émerge.

« Quels sont mes désirs de femmes ? Quels sont mes désirs sensuels ? Quels sont mes désirs de vie ? Est-ce que je m’autorise à désirer et est-ce que j’assouvie mes désirs ? »

La question du désir fait toujours réagir les femmes au sein du groupe. Les langues se délient et la parole se libère. Comme une autorisation qu’enfin elles se donnent. Elles prennent alors conscience des nombreux freins qui les empêchent d’être heureuses et épanouies.

C’est souvent par la notion d’autorisation des désirs que les femmes atteignent un degré d’épanouissement dans leur vie. Elles vont enfin s’accorder la vie dont elles ont besoin et envie.

La rencontre du masculin

La participante d’un groupe de femme aura aussi la surprise de rencontrer son animus, la dimension masculine en elle. Qu’est ce que l’Animus ?

Selon Jung l’âme est constituée deux dimensions : une masculine/Animus, l’autre féminine/Anima.

En plus du principe masculin inné en toute femme, l’Animus se constitue sous l’influence de la dimension collective sociale et éducative, ainsi que de la rencontre avec les hommes (père, frère, professeur…).

Lorsque la femme contactera les différentes dimensions de l’animus en elle, elle abordera de manière différente les hommes de son quotidien. Ils lui paraitront moins étrangers, ils seront perçus avec leur dimension féminine interne, leur sensibilité. La femme aura compris que l’homme a, en lui, un « Anima » dont il est proche ou non.
S’il en est proche, il sera plus en accord avec ses émotions, acceptera de les exprimer, il se sentira plus proche psychiquement des femmes, les comprendra mieux. Il aura développé une sensibilité lui permettant de trouver un équilibre juste dans l’expression de sa sensibilité. Il se rapprochera alors peut-être de ce que nous pourrions nommer « l’homme sacré ».

La femme ayant intégré cela sera en paix avec la dimension masculine externe (comme interne).

La femme ayant atteint ce niveau de compréhension d’elle-même, ayant intégré les différentes dimensions de l’Anima et de l’Animus, pourra l’incarner dans son quotidien. Elle se rapprochera de la femme sage qui a fait la paix avec toutes les dimensions d’elle-même.

Et cette femme en paix ne serait-elle pas cette femme sacrée que nous cherchons toutes ?

Et si la femme sacrée n’était pas si inaccessible que cela.

Je pense en effet qu’une femme en paix est une femme proche du sacré. Car cela implique une connaissance de soi, une expérimentation de différentes dimensions de soi et une intégration dans le corps de nombreuses prises de conscience.

La femme sacrée est une femme en paix, s’étant rapprochée de son centre, du SOI.

Géraldyne Prévot-Gigant est Psychothérapeute et Conseil en Développement Personnel. Elle anime depuis 7 ans un Groupe de Parole pour les Femmes à Paris,
un mardi soir tous les 15 jours.



Pour plus d’information :

Géraldyne Prévot-Gigant
Psychothérapeute
Conseil en Développement Personnel et Professionnel
26 rue de l'Etoile 75017 Paris
01 45 74 54 67
06.13.22.06.67
contact@geraldyneprevot.com
www.geraldyneprevot.com

La Naissance sacrée


Célébrer la vie, LA NAISSANCE

Que de chemin nous avons fait !
Nous sommes sortis des eaux, nous avons pris pied sur terre.
Le sombre domaine du poisson, de l'horizontalité, nous l'avons quitté.
La terre nous porte.
Elle nous porte, oui, mais aussi elle nous tient.
Comme nous sommes lourds ! Il faut ramper. 
Le ciel est là, pourtant, 
De lui la lumière nous vient,
C’est elle qui nous appelait.
C'est d'elle que nous tenons la vie.
C'est elle qui nous force à nous dresser vers lui. Cette route longue, longue...qui mène du minéral à l'homme, c'est celle que refait tout enfant en naissan
t.

Frederick Leboyer 
" Pour une naissance sans violence" édition du Seuils





Accueillir la vie, l'accompagner célébrer les pas du petit d’homme qui ici, là va devenir


Être, Amour. Devenir, humanité tel est ce chemin que nous empruntons depuis la nuit des temps.


La naissance est l'un des plus grands passages de notre vie terrestre, nous laissons l'air, la lumière, la matière devenir souffle, vie, devenir notre histoire.


La naissance est cette voie, ce voyage que nous entreprenons, il nous fera neuf mois pour nous construire.


Neuf mois ou chaque lune, chaque sourire, chaque caresse baignera nos cellules, notre âme, notre incarnation, notre peau, notre futur vie d’homme ou de femme.

Préparer, réfléchir et manifester un accueil autre que ceux classiquement proposer est aujourd'hui bien plus que nécessaire. Il est vital.


Notre monde va vite, notre monde avance, oublie, reconstruit pourtant nous naissons toujours indéfiniment par ce même voyage, il est temps de pas oublier l’importance de ritualisé et sacraliser ce passages et également toutes les étapes de notre vie. De la naissance à nos premiers pas, de l’union à devenir parent à la vieillesse.


Pourquoi ? Pour ne pas oublier la mémoire, le fil, le sens, la beauté de chaque instant.


La naissance à mes yeux est l'un des plus beaux.


Il raconte une histoire d’amour, une histoire de femme, de transmission et de lignées.


Comme un arbre nous devenons, symbole sacré entre terre et ciel.


La naissance est ce cadeau que la vie nous offre un enfant.


Un enfant riche d'enseignement
Un enfant fruit de notre amour.


Un enfant qui ne nous appartient pas, qui lui aussi écrira l’histoire, la plume trempé des sillons étoilés


Un enfant qui changera le court de nos pas, nous bousculant dans nos certitudes, nous demandant amour et protection, clémence, présence, transmission.


Et nous en devenant parent nous allons devenir cette havre de paix, celui qui sera présence, confiance sur le chemin qu’il empruntera, tel sera notre mission


Bien sûr tout n'est pas toujours rose, édulcoré, notre chemin de parent montra nos failles, nos blessures mais tel sera cette richesse, ce limon fertile d'évolution.


La naissance est ce passage de ma vie de femme et de couple qui m’a initié à cet amour bien plus grand.


On l’appelle amour inconditionnelle, amour maternelle: amour.
Il a été aussi miroir.


Il a été aussi soleil, transformation.
Et je n’ai aucun regret,
Je suis devenue mère à jamais


Mes nuits ont pris d’autres couleurs souvent et j’ai compté les étoiles des berceuse et de cheveux blancs.


En devant mère, j’ai rejoint aussi mes ancêtres, la communauté des femmes et entrepris cette acceptation vers vie, mort, passage. Mon corps est devenu une terre accueillante.


Dans ce monde ou nous cherchons sans cesse le sens, les repères, nous les hommes, les femmes devons célébrer la vie, nos passages et y déposer du sacré pour pas nous perdre et oublié notre humanité, notre cœur.

Le mot sacré fait souvent peur nous lui y mettons l'étiquette religion. Projetons des croyances alors qu’il simplicité, beauté de la vie comme les feuilles qui tombe en automne où les bourgeons qui éclosent au printemps. Tout est cycle sacré du renouveau

Sacré est une clé, une chanson, une célébration, une offrande à la vie.

Sacré met du sens du partage et de la joie.


Pas besoin de croire à quoi que soit mais juste d’accueillir dans l'amour, la bienveillance, l'allégresse, Sacré met du beau, du chaud, du lien entre nous tous.


Sacré est un temps où nous nous posons nous les hommes pressés pour cet accueil à la femme qui porte la vie, à l’enfant qui va naître, au chemin emprunté


Et qu’importe le chemin, la forme, il sera mien, tien.







Naissance sacrée est la vie qui vibre en chacun de nous.


D’autres cultures ont bien compris cette notion du sacré.Et pour chaque enfant qui va éclore ont se réjouie, on célèbre, fête, offre présence, temps, bénédiction. On célèbre aussi les bergers, les parents, la mère, la gardienne.


On remercie les divinités, les ancêtres, les étoiles.


Il est donc important pour moi et je le souhaite pour vous de célébrer la vie, la naissance et tout ce parcours initiatique.

Pour cela je vous invite au premier festival, Naissance sacrée, une rencontre sur deux jours à Nîmes, Le 19 et 20 Novembre 2016 ou nous allons partager, célébrer la naissance.





De nombreux ateliers vous y attendent ouvert à tous, une préinscription est demandée ainsi que des arrhes. Le programme en détail des intervenants et ateliers vous attend sur le blog http://lechantdesarbres.over-blog.com

J’espère vous y retrouver pour festoyer la vie, nos enfants, les mères, les pères...





Yaël Catherinet
Poétesse, accompagnante du féminin en chemin, doula, soins au tambour, animatrice de cercle de femme, organise le premier Festival Naissance sacrée le 19 et 20 novembre 2016 à Nîmes. Elle est aussi Co¬-auteur de : Terres de femmes (Ed. Regard et Voir) et Choeur de femmes Ed. Souffle d' Or

Elle organise aussi Salon Autour du féminin à Nîmes qui pour sa 4ème édition aura lieu au printemps 2017.


samedi 1 octobre 2016

Le féminin dans la symbolique maçonnique


Le symbolisme maçonnique, avec notamment ses nombreuses références opératives, ne présente apparemment rien de féminin. Cela tient certes à l’origine typiquement masculine de notre tradition puisque nous disons être les descendants à la fois des bâtisseurs et des chevaliers. Mais cela tient aussi à nos racines religieuses, la tradition judéo-chrétienne qui laisse fort peu de place au féminin et dont l’image de la divinité est exclusivement masculine. Apparence seulement, car à y regarder de plus près le symbolisme maçonnique, comme celui de la religion, cache une dimension féminine qu’il importe de comprendre. On peut en donner quatre exemples.



Les trois petites lumières éclairant la loge, ses fondements qui nous viennent de l’Être éternel et infini, portent toutes des noms féminins. La première est la Sagesse. Or, on y reviendra, la sagesse divine occupe dans les derniers livres de l’Ancien Testament une place très importante et représente la face féminine de Dieu. Le Livre de la sagesse, dit de Salomon, la chante par exemple comme «le maître d’oeuvre» et «l’artisane de l’univers»; il dit notamment que «les vertus sont les fruits de ses travaux car elle enseigne tempérance et prudence, justice et fortitude» . La basilique de Byzance, la Rome orthodoxe, était consacrée à Sainte Sophie, Sophia signifiant en grec la sagesse. La Légende dorée dit certes que Sophie était une vertueuse martyre, mais son texte montre clairement qu’il s’agit en réalité de la sagesse divine puisqu’il ajoute que Sainte Sophie avait «trois filles, la foi, l’espérance et la charité».

A l’Orient brillent le soleil et la lune, couple cosmique qui évoque le mariage divin, la hiérogamie chère aussi bien aux religions antiques qu’à la tradition alchimique. Ce couple fait également pendant aux deux colonnes de l’entrée du temple qui représentent notamment les deux pôles de la vie et de l’être. Dans de nombreuses représentations de la crucifixion par la peinture médiévale, le soleil et la lune figurent au ciel, de chaque côté de la tête du Christ. Souvent aussi ces deux astres sont au-dessus de Saint Jean et de Marie agenouillés au pied de la croix, nouveau couple spirituel par la bénédiction et l’adoption. Les bâtisseurs de cathédrales avaient du reste une prédilection pour la dédicace de leurs oeuvres à Saint Jean ou à Notre Dame, tout comme les Templiers. Cela à l’époque même de l’amour courtois, où la dame était bien plus un idéal spirituel qu’une femme de chair.

Sur nos autels la Bible est ouverte au Prologue de Jean, texte consacré au Verbe, le Logos de Dieu. Or, même si selon la théologie le Verbe est assimilé au Christ, le Logos du Prologue s’identifie à plusieurs égards à la Parole comme Esprit-Saint, en particulier à l’esprit féminin de Dieu, la Sophia. En effet, le Verbe selon le Prologue présente des analogies extrêmement frappantes avec la Sagesse divine telle qu’elle est décrite dans l’Ancien Testament. La Sagesse y dit d’elle-même qu’elle fut «établie depuis l’éternité… dès le commencement… aux côtés» de l’Eternel, que sa «source est la Parole de Dieu dans les cieux» et qu’elle est «la mère du pur amour» . Salomon dit d’elle en s’adressant à Dieu: «Tu avais donné toi-même la Sagesse… envoyé d’en haut ton Saint Esprit…», et les hommes furent ainsi «instruits et sauvés par la Sagesse divine» .

Le temple de Salomon, figure emblématique de la maçonnerie, détruit puis reconstruit après l’exil, évoque bibliquement les noces entre Dieu et son peuple, peuple symbolisé par Jérusalem, féminine comme toute cité. Le prophète dit ainsi d’elle: «Resurgis, remets-toi debout Jérusalem… toi, stérile qui n’enfantais plus, explose et vibre… ton veuvage, tu ne t’en souviendras plus… car ton époux, le Seigneur tout-puissant, t’a rappelée». Noces encore celles de la nouvelle Jérusalem céleste de l’Apocalypse, décrite par Jean «comme une épouse qui s’est parée pour son époux», vêtue «d’un lin resplendissant et pur», prête pour les «noces», «la fiancée, l’épouse de l’agneau» . Temple et cité sainte sont donc lieux de noces, d’union symbolique du masculin et du féminin.

Ainsi, l’aspect féminin du sacré est réellement présent dans la profondeur de notre symbolisme, et il apparaît même d’une importance qui n’est pas secondaire. Mais alors, pourquoi cet aspect féminin est-il si discret et pourquoi est-il largement écarté de nos réflexions symboliques? La prédominance masculine dans notre symbolisme n’a pas pour seules bases des distinctions découlant du travail artisanal ou du combat chevaleresque. 

Elle ne s’explique pas non plus comme un simple reflet de la condition féminine dans les sociétés patriarcales du temps biblique ou du Moyen Age. Elle plonge ses racines bien plus loin, dans la profondeur de la psyché humaine et dans les fondements de la pensée religieuse.


Le féminin qui s'éveille




L’énergie Féminine Universelle a besoin d’être réouverte et réhabiliter au cœur de notre humanité et condition humaine.

LA FEMME A BESOIN DE PASSER DU STADE FEMME-FEMMELLE AU STADE FEMME-INDIVIDU : C'est ce que nous appelons la FEMINITUDE



Qu’est ce que le féminin sacrée ? Une énergie, certes précieuse et lumineuse, ayant le pouvoir de guérison et d’unité divine, au sein de chaque homme et de chaque femme sur cette Terre, au sein de chaque élément de cette planète, au sein même de la terre et du cœur divin.

Pourquoi parlez tant et réhabiliter l’énergie féminine sacrée, pourquoi faire maturer la Femme ? Car il est temps de revenir à l’équilibre planétaire, collectif et individuel, car l'être est en continuelle évolution et quête de s'éveiller.

De cœur, dans le cœur, par le cœur, avec le cœur et l’amour de l’être nous sommes appelés à revisiter les blessures de nos âmes, reconnaître et assumer nos actes manqués, décentrés,…pour retrouver l’union et l’Unité divin.

Nul ne peut atteindre cet ultime but sans passer par les retrouvailles et les réconciliations des contraires…Le haut et le bas, la droite et la gauche, le féminin et le masculin, le sacré et le désacré, l’ombre et la lumière, la matière et le subtil...

Actuellement, le véritable féminin est encore à la condition d’être bannie, humilié, rejeté, battue,…Comment la planète peut-elle alors se rééquilibrer ? Comment l’humanité peut elle retrouver paix et harmonie ?

Nous sommes, maintenant, à l’ère de l’union, de l’équilibre, après le matriarcat, le patriarcat a eu son temps de vie. De nos jours, le temps du masculin/féminin ensemble prend place. Ainsi l’énergie du féminin sacrée se réveille et se révèle en toutes particules et cellules de cette Terre.

Les femmes se réunissent de plus en plus dans tous les espaces du monde, les hommes sont interpellés, bousculés et sont prêts à réfléchir et penser autrement même s’ils ne savent pas encore parfois comment …

De plus en plus de groupes hommes et femmes, femmes entre elles, hommes entre eux, se créent pour réfléchir, guérir, partager, vivre une autre manière de relationner.
La maladie du féminin est la dépression et la dépréciation de sa reconnaissance. Il y a confusion dans la conscience des êtres entre la femme et le féminin, entre le pouvoir des temps matriarcaux et la puissance du féminin sacrée divin, spirituelle, céleste, terrestre.

Sortir de la dépression du féminin c'est traverser le pas-sage de la féminitude.

Beaucoup d’être, actuellement, se mobilisent et œuvrent pour pouvoir réunir, réconcilier, réhabiliter l’unité divine au cœur de chaque structure énergétique des tous êtres. Pour cela des personnes agissent dans la réunification, d’abord du féminin,  pour pouvoir retrouver le pacte d’alliance avec le masculin divin, de lumière céleste universel, sacré. D'autre réajuster leur masculin dans l'alignement d'une conscience plus élever pour comprendre l’intérêt de se relier au cœur et en conséquence aux énergies féminines.

Tout être est appelé maintenant, à relever sa puissance, son pouvoir de guérison par l’unité du féminin et du masculin intérieure, par la guérison de ses deux polarités intérieures, extérieures et universelle, permettant au jeu de la dualité de sortir de la voie compétitive, guerrière et de revenir sur la voie universelle d’unité céleste et terrestre, d’unité multidimensionnelle.


Le féminin amène non plus à la hiérarchie mais au cercle.

Ainsi, quelle est la différence dans le regroupement des êtres ?


Un cercle est une forme à la circonférence ininterrompue ; c'est un symbole de plénitude, d'intégrité. Les cercles se composent de personnes qui acceptent de rencontrer leur histoire dans l'humilité, l'humanité.

Le cercle est à la fois un principe et une forme. Il va à l'encontre de l'ordre social, de l'ordre hiérarchique supérieur/inférieur de l'attribution d'un possible de comparaison.
Lorsque l'être décide de faire partie d'un cercle, il a une place assise dans une position physique égale à celle de toutes les autres personnes.

Ces cercles sacrés sont des espaces où l'on peut venir se rencontrer grâce à la relation à l'autre.

Ces cercles tantriques, méditatifs ou chamaniques sont créés pour offrir une possible rencontre d'abord avec soi-même.

Chaque être contribue au cercle par sa PRÉSENCE, quand il parle par ce qu'il discerne et partage, quand il danse, crée, se dévoile par ce qu'il émane et offre à l'Autre.  Le principe de ces cercles est que les personnes qui y participe sont toutes individuelles, uniques, reliées et égales. 



ÉGALITÉ FRATERNITÉ LIBERTÉ

Le cercle permet aussi de voir comment nos actes sont perçus par les autres et ils viennent les toucher. Le problème que nous posons éventuellement à autrui peut être résolu. Un cercle est un miroir aux multiples facettes dans lequel chacun peut voir son reflet.

Des cercles de Femmes ont été créés pour réhabiliter, réconcilier et re-sacraliser le Divin Féminin au cœur de chaque être et plus particulièrement au sein de chaque femme. La Féminitude se vit.

Il existe des cercles de femmes où il n’y a pas une dominatrice et des soumises, mais des femmes ensemble unissant les forces et leur vulnérabilité pour s’entraider à vivre la sacré en chacune d’elle et autour d’elle.

Je pense qu’un cercle de femme proposant les retrouvailles avec le sacré, devrait accueillir toutes femmes, de tous âges, de toutes races, de toutes classes sociales…
Femmes en chemin, femmes novices, femmes initiées, ces cercles sont ouverts à tout être à l'identité féminine.

Toutes sont bienvenues pour retrouver, rencontrer ou découvrir les profondeurs de sa Féminitude.

En plus d'un cercle de paroles, ces cercles chaman-tantrique nous invite à la rencontre de nos profondeurs de femmes...

Ces cercles sont conçus pour réhabiliter ce droit au Féminin sacré, consacré, resacré, ensacré.



Ils sont destinés aux femmes demandeuses :
- de réhabiliter leur propre essence pure, fluide, coulant en leur sang,
- de se reconnaître femme sexuée par la nature même de son existence,
- de venir concrètement, par des pratiques et rituels réhabiliter le droit aux sangs des lunes des femmes,
- de réparer cet espace fort blessé, jugé désintéressé, en ces temps patriarcaux, de yoni, organe de pureté,  différenciant la femme de l'homme et demandant grandement amour et douceur, respect et dignité,
- de réacquérir ce droit de penser par l'intuition et le cœur et non toujours par le mental et la conscience  afin de réunir les deux hémisphères cérébraux et rentrer dans la complétude de Soi.
- de sujetiser le féminin objet

Chères femmes soyez bienvenues à rejoindre un cercle pour partager l'intime et l'intègre du féminin sacrée au sein d'un groupe de femmes, rencontrer l'énergie créatrice de vie et partager les secrets de yoni, la puissance du sang des lunes  et du corps de Femme, retrouver , rencontrer ou découvrir les profondeurs de sa Féminitude et de la sororité humaine et divine.

Que l’amour et la lumière rayonne sur cette Terre.





Emma GRILLET
accompagnante en tantra et channeling
Elle réconcilie le corps/coeur au travers une vision-guide spirituelle
organisatrice de cercle de femmes, cercle mixte, retraites méditatives
auteure de cd de méditations guidées